MASSES PLANÉTAIRES
horizonlale qoe la plus légère impalsion fait mouvoir, en tordant le fil métallique qai la supporte, d'une Taleur angulaire proportionnelle è la force de torsion. Ce fil se tord, et sa résistance à l'action imprimée épuise peu à peu la vitesse; l'aiguille s*arrète alors nn moment sa maximum d'écartement ; l'élasticité du fil le force à se détordre , el l'aiguille revient a sa position initiale; mais alors la vitesse acquise loblige à se tordre en sens contraire , en s'écartant du côté opposé, d'une valeur angulaire presque égale à la première. Après divers» oscillations, l'aiguille finit par revenir au repos dans le point même de départ , semblable à un pendule qui ne répare pas les pertes qu'il éprouve par le frottement et la résistance de l'air.
Or, on sait qu'une splière homogène de plomb, par exemple, exerce son action comme si sa masse était réunie au centre. En la présentant à l'aiguille , il est aisé de connaître l'intensité de l'attraction par Is durée des oscillations qui en résultent. Comparant ensuite la longueur de l'aiguille à celle d'un pendule que la gravité ferait osciller de la même manière, on en déduit le rapport de la force d'attraction de It sphère de plomb à celle de la gravité , qui n'est que l'action exercée par la masse entière du globe sur les corps placés à sa surface. On a donc ainsi le rapport des masses de la sphère de plomb et de la Tmre, et par suite celui des densités. Nous ne pouvons ici qu'indiquer le procédé , sans parler des précautions qu'il a fallu prendre poar écarter tout ce qui pouvait nuire au succès de cette belle expérience , et pour donner au résultat le degré d'exactitude dont elle était susc^tible. On trouvera le calcul exposé dans le t. II de la Mécanique de H. Poisson, p. 34. Cavendish a trouvé que la densité moyenne de notre globe est 5,48 fois celle de l'eau , ainsi que l'illustre Newton l'avait prévu («oy. les Trans. Phil., 1798).
116. Si la Terre devenait tout à coup deux fois plus dense, tons les corps y pèseraient deux fois plus, puisque l'attraction est proportionnelle à la masse, et que cette masse étant à peu près qpbérique, attire comme si elle était condensée à son centre. Un changement de masse se manifesterait par un changement proportionnel de vitesse^ au lieu de tomber de 4,9 mètres dans la première seconde de sa chute, le oorps devrait tomber de 9,8 mètres. On voit donc comment la vitesse de la chute d'un corps vers un autre, peut faire connaître le rapport de leurs masses. Ce que nous avons dit pour la Lune' (p. 147) comparée à la Terre, disons-le pour la Terre par rapport an Soleil.
Soit (fig. 28) le Soleil en S et la Terre en A : la vitesse de notre