LEVER ET COUCHER
Wf fit ftimi àeê alllianaèhi à prédiotions , niaifl du moins il n'f •)o«liil p«t foi, et déplorait la malhettr dose Toir réduit à la nëoessité de aaarifter à ce (poût de iOn siècle , poar conserrer remploi qoi le Mialt MfliBialer. «i Gatheritie de Hédiois , liyrée à celte erreur^ avait « fait batîr la colonne de PhMel de Soîssons pour y consulter les astres ; m tèt les Hiéofaaoti sorlotit désirent de connaître l'arenir^ et les re- « proches de leur conscience sont une certaine astrologie contre laii quelle ils ont besoin d'être rassurés. La mort de Henri IV fut prédite u de toutes parts y soit atant^ soit après ce malheureux éTénement. m 9. GasiîAî fut donné à rAstronomie par le goût même de l'Astrolo- « 1^. M (Battit, Diéc. prU.) Regrettons le temps que les savants ont fm^ dans ces taines recherches , où ils trompaient FEurope an se tff^uipant etrt*mèincs.
Lcfl cartes donitent aisément fa solution de ces proUèmes. Le cercle lioraitv qui coïncide arec le méridien est connu (n^ S19}, et par censéqiftnt le point où la courbe de l'écliptique est coupée par la perpendioïdaiM à Féquateur qui représente ce cercle. Ctni le point de cette ooufflieqtii est aduc^lement au méridien «
PIffces dans la Carte III le modèle , comme il Tient d'être dit, pour trosTfor les astres qui bordent l'horizon ; vous yerrez que Péc^ptique est coupée en deux ^oînis^, l'un situé dans la carte polaire, le second dans les antres. Celui de ces points qui est a l'occident se cOucfae, l'autre su lève : celui-ci est l'horoscope. IjC milieu entre ces points est le JVo nt i fé B ime r e'ert ainsi qu'on l'appelle. La carte IV le fait aisément oomMltre, en marqmrnt sur la droite longitudinale qui représente PéeKpIique les deui points qui sont à l'horizon , en prenant le milieu. Ois « d'ailleurs aussi l'ascensloii droite et la déclinaison du léftith , et celles du pèle de récliplique.
MO. TftFimf fhétifff éw iisrar 0i du e&uehifrdm SMeff, êon atnptitude, Aa êufêê éhàfimr, $ak&Uieur à une hêur» donnée, êm aÊimut, la bm* ^ueur de l'ombre, etc.; le$ leoerê coêmiqme, aehftmique eé héKàqUe d'imé ém Uo j pour un ftH/ê quelconque.
Fiésqu'on sait trouter le Keu du SoMI dans réctiptlqttc, et par auMe aa déoliuais^u el sou ascension drcnté , on tertt peur cet astre toutes les opérations que nous avons indiquées pour les éfUllei. Eu fduçanrt le modèle de rhortsén sur la carte III , de manière que ses HsuKes soient sur lu droite qui représente l'équateur, et faisaut paa^^r lu euu ifa de l'heriioft par le point eè est actuulleetféut h 8oMl , lé mlllett de la courbe douueira la cercle horaire qui coSncide atéc le
So4 POSITION DES ASTB£S«
roéridien; d'oà la distance de Tastre à ce cercle» et par oomëqiieat l'heure de non lever ou de son coucher, tuÎTant que Tattre esl à flfaiiohe ou â droite de ce méridien : de la aussi la durée du jour. L'analaoïBie n* S15 (fig. 45) fait counailre Taximut et la haoteor à une heure don* née y et par suite la direction et la longueur des ombres.
Quant aux levers héliaque, cosmique et achronique, rien n'est plus facile que de les obtenir.
Après avoir placé le modèle de l'horixon sur la carte, de manièR que la courbe affleure du côté oriental une étoile désignée, en parcourant des yeux toutesles étoiles qui sont placées le long de oette courbe y on voit à gauche celles qui se lèvent en même tempe qu'elle, ou qui ont leur lever cosmique le jour ou le Soleil cpt sor le point oà l'écliplique coupe cette courbe , et a droite celles qui se ooneheat an Soleil levant, ou qui sont dans leur coucher cosmique. On a donc les astres qui se lèvent et se couchent le matin. En plaçant, au contraire, l'étoile désignée du .côté droit de la courbe de l'honion , on toîI à gauche les étoiles qui se lèvent et à droite celles qui se cooohent le soir, c'est-a-dire le lever et le coucher achroniquea, le jonr oà le Soleil occupe le point où la courbe de l'honion coupe Téoliptique, point de section qu'il faut cette fois prendre du côté oeoidealal, La date de ce jour est marquée au haut de la carte par le méridien de ce lieu du Soleil.
Si l'on place le côté gauche du modèle environ lS*à Tocoîdent da point où se trouve le Soleil à un jour donné, toutes les étoiles primaires et secondaires qu'on voit du même côté oriental de la courbe sont dans leur lever héliaque; et, si Ton place de même le oôté droit de la carte 15"* à l'orient du point où est le Soleil, on Toit, éur qptie courbe, les étoiles qui sont dans leur coucher héliaque.
SSl. Confudire h lieu des planèieê, leurs ascetuions draàet et ékHmaisons j leurs longitudes et UÛitudeSy l'instant de leurpassof em ntéri' dien, leur lever, leur coucher, etc.
Au simple aspect , les planètes sont en général semblables «ux étoiles, si ce n'est qu'elles n'ont pas de scinHlhUion lorsqu'elles sont élevées sur l'horison : comme ce caractère est assex douteux, voici les moyens de distinguer ces astres.
Nous supposons qu'on ait appris à bien reconnaître les eonsteUatiens , et qu'on se soit rendu familiers nos planisphères et les usages qui leur sont propres. Comme les grandes planètes s'éloignent peu de l'écliptique, que d'ailleurs le todiaque ne contient de primaires
PLANBTE8. EU
qa'AUébaraa , Rëgalas, l'Épi et Antavès: ai» en parcoorant réctipiique, on Yoii une étoile diff&rente dea quatre précédentes, et d'on éclat à peu prèa aussi vifi on est assuré que c'est Vénus, Mars, Jupiter ou Saturne : il ne peut rester d'indéeîsion qu'entre ces quatre corps. En consultant les planisphères , on n'y trouvera pas cet astre a la p|ace qu'il démit occuper s'il était une étoile. Sa place change chaque jour, relativemoit aux étoiles voisines , d'une manière très«sensible pour Yénua et Mar^. Si l'on tend un fil , et qu'on le dirige de manière que l'astre soit dans l'alignement de deux étoiles quelconques, les jours suivants il sortira de cet alignement.
L'éclat des planètes varie avec leurs distances ; les dimensions sous lesquelles nous les apercevons changent donc (eoy. tahle XI); mais , è la vue simple , l'éclat est la seule chose qui frappe , et il est possible de l'employer comme caractère distiHolif , ainsi que le lieu.de l'astre. Les lunettes , loin de grossir les dimensions des étoiles, les diminuent an contraire , en dépouillant la lumière de ces corps de son irradia* tion(n*JW), -
|r. MncDix est un petit point brillant, semblable^ à une étoile de S« ou 4'' grandeur, qu'il n'est guère possible de voir sans le secours des lunettes , du moins dans nos climats brumeux , attendu que , ne s'écartant au plus que de SS"" du Soleil , qui l'embrase toujours de ses feux, on no doit le voir qu'à l'horizon près de cet astre, un peu avant le lever, ou un peu après le coucher. Il est en conjonction sopàrieure avec lui le 15 décembre 1896 , et emploie environ 58^' à passer d'une .conjottotion à l'autre, et 116^' pour revenir à la même.
Ytaus oscille, comme Mercure, de part jet d'autre du Soleil; on ne la voit de même qu'après le coucherde cet astre du cèté de l'occident, ou avant son lever vers l'onent ; mais elle s'en écarte quelquefois de 48^, le quart de là partie visible de récliptique. Vénus semble ordinairement plus grande que les étoiles primaires -, et lorsqu'elle est dans son éclat, elle les efface par la blancheur et la vivacité de sa lumière. A partir d'une conjonction supérieure^ on voit bientôt le soir Vénus près du couchant s'écarter de plus en plus do Soleil vers Test, puis s'en rapprocher jusqu'à atteindre de nouveau cet astre 3 la durée de cette excursion est de 9 mois { (99â>), durant lesquels on a vu la planète le soir. Elle cesse alors d'être visible dans sa conjonction inférieure; mais bientôt on la revoit le matin, a l'orient , proche du Soleil, qui va se lever; elle s'en écarte peu a peu vers la droite, atteint la plus grande élongation , revient ensuite au Soleil, et enfin se confond de nouveau avec l'astre ; on compte encore 9 mois et
iM PLANÉm».
demi , ou SMP, dutaiil iMqoelf la p\$nêl» a été riiible le nalki (My.
Il 0fiffic doM da savoir qm Yéant «M on oonjoaolioii iiiW f t a u r g le an juillet 1886 , pour reeonnaitre si , à une attira époque, elle sars YÎsOila la matin ^ oe le icnr« On l'a tm le malin jiiic|ii'aa 18 nud 1887, épocpw delà oonjonotiensopérieure ^ pois le soir, jnsqit'aQ A mam 1888, ooajonotton inférieere : elle (levieDdm ensotie TÎsiMe le «aiiii , jasqe'ao 18 déoambre satTant , conjonction supérieure^ eltaïqfeaot daâ de q6«é leos les dM>. La plus grande alongation eriesilale arrita le 18 mai 1836, et l'occidentale (à la droite du Bideil) le é wMre avirant»
On ne pent confondre Vénns ayec anenne des plsoèles anitasies, qoi s'éearfent du Soleil à toutes les distances «nipslaites^ el ne pea** Tont Aire Tuas près du oeocber de cet astre , qu'autant qu'on les cnnit TUas, dans le» mois préoédenls , durant la nuit entière , dana le con* stellation prédëdente, qui semblejes emporter avec elle dans sa progression annuelle vers Touest (n** 89).
Maks est de l'^onS* grandeur; on reconnaît cette p l n nAt e A sa lumière d'un rooge de feu. Le !l mai 1888, elle a 0* de langilnde et se trouve près T^ dans les Poissons , à peu près sur le prelongeraent de « Andromède a y Mgénib. Mars parcourt, de droite à guuite, environ 14* par mois , ou 8* 1* par an : ces données pemelteiH doue d'an assigner la place à toute époque. Il sufira de procéder, po«ir^que mois écoulé depuis le S mai 1888 , de U*" de kmgitode vers fort, à partir du lieu pris pour point de départ. Après un an , il fatti prendre le point opposé de Tédiptique (6' ou 180* de plus), ci en omreprocéder de 1<* A l'orient : ce sera le nouveau point de départ. On néglige ici les rétrogradations (n<> 88), qai sont asseï grandes ponr Ksn, poisqu'ellea arrivent è 188* de cbaque celé de Poppocitien*
Jymtwk, la plus grosse de toutes les planète», aMlgréson grand éioi* gnement , nous parait aasai avoir plus d'étendue que eea corps; ee* pendant son éclat est ordinairement moindre que c^i de Ténei. Jupiter est très-brillant lorsqu'il est en opposîtion (il passe an méridien ver» minuit, et sa marebe est rétrograde)^ sa Inmière esl vi^st sointfllante. L'impression qti'il produit sur ne» ]>eux le Mt parallfê plus grand même que Sirins. Comme Jupiter décrit %• par mol», le cercle entier du todiaqoeen douxe an», il reste etaaque ennéa dan» la mène constaliation ^ qu'il parcourt lentement de droite à gaudwj Tannée d'après , il se trouve dans celle qui suit du oMè onewlal, Hc. Pour tnniver Jupiter à loutf? époque , il sufit done de snvoie qis*il est,
GÉODÉdlB, HAViGÂrtON. M7
)e 1* jatiYMr 1817, s In droite dt b oimsidifttiofi du Um , )M k PiMesl de Régahis, patiaiit SV «tAdI eatte tfteite au oiéridiaD ^ «t a font ¥ 10^ . delMfiHide.
SAToutt A «ne laimère pMe , livide et eofAme plomMe; il est de 1* (^sdettr. L'anncMi qnî le ceint le fait qiieli}iiefàia panitre oblong, qooîqu'à l'œil nu on ne poisse distinguer cet anneau. Cette planèlè |iavooiirti« iodîaqoe en S9 ans et demi f elle reste do»o % ansf dans la même constellation , qu'elle décrit lenCemenl d# ênÀiè à ganelie. Le 1^ janvier 18S7, elle est dans, la Balance, tout près de l'étoile/; elle passe au méridien a peu près en même temps que fi$ sa longitude est de T'y.
Quant à Uranus, Jmnon, f^estOy Cèrèa et Pallasy nous ne nous occuperons pas de ces petites planètes.
Pour avoir la situation des diverses planètes à «ne époque donnée ^ on pourra recourir au calovl qtii e«t indiqué n* 91. Au reste ^ la Conn. des Tems, donne la longitude et la latitude de chaque planète rue de In Terre : la carie lY pourra donc indiquer la utuation précise de CCS corps.
VjinnMaire peut aussi servir à cette recherche : on y trouve l'heure du passage des planètes au méridien. Or, chaque jpur, on connaît le lieu du Soleil dans Fécliplique, d^où résulte la situation du cercle horaire , qui coïncide avec le méridien a l'instant proposé {n^ 319); ainsi , on a te Heu approehé de la planète, puisqu'elle s'écarte peu de l'écliptique.
Par exemple 9 le 25 avril 1836 , je vois , dans V Annuaire y que Jupiter est au méridien à 4^ S(K du soir. Je prends , sur la carte III , le cercle de décUiiatson qui répond au 25 avril , et je procède de 4*S0' vers la gauche; je vois que Jupiter est dans les Gémeaux , près de raoile i.
Application de t Astronomie à la Navigation, etc.
StS. Trouver les êlatles qui répondent aux %èniths des divers points du globe y à un instant donné y et réciproquement, ^
Concevons , du centre do la Terre, considéré comme étant le même qne celui de la sphère céleste , des lignes dirigées aux étoiles les plus remarquables , telles que la Lyre, Sirius , Aldébaran , etc. : ces droites perceront la surface du globe en des points variables à chaque instant , et qu*il s'agit de déterminer à une époque désignée.
La déclinaison d'une étoile est égale à la latitude géographique des lieux dont elle occupe tour à tour le zénith (n^ 17). On trouvera
M8 GÉODÉSIE, NATIGÂTION.
d'abord le oerole horaire qui le confond actnellement arec le méridien (n9 119); la difiKrenoe des ascentiona droites de ce œréle et d'une étoile est la dîflérence des longitudes des pays qui ont actueUenent oette étoile à leor méridien : le pays qui , sur ce méridien « a poor latitude la déclinaison de l'étoile , a donc maintenant cet astre à son sénith.
C'est ainsi que, le 93 août lSi87/ à V'W du soir, on trouToque la droite qui la. du centre de la Terre à
a Couronne boréale^ passe près de Gnie en Perèe; Antarès passe dans la mer , au sud de Madagascar^ a d'Ophiucus , en Abyssinic , près Gondar ; La Lyre dans la mer de Calabre; ^ de la Baleine y dans la mer du Pérou ; Sirius , dans la mer du Sud , près des Iles des Amis; Rëgulus y aux îles Hariannes ; Arclurus , au Bengale , etc.
Le problème inverse se résout de même manière.
98S. Déterminer l'arc qui mesure la distance entre deux éioUeSj ou deux pays donnés.
Traçons un cercle ADIB (fig. 46) , qui représente le cercle horaire d'une étoile £ , P étant le pôle; portons , P vers £ et D , les distances données des deux étoiles au pôle P ( si les déclinaisons sont l'une boréale^ l'autre australe, l'une des distances polaires sera ^ 90^, et le point £ correspondant tombera au delà de l'équateur AB). Soit BI parallèle à AB^ traçons^ sur ce diamètre DI , le demi*oerole DFi, pour figurer le cercle diurne décrit par l'étoile D autour du pôle : prenoos DF égal à la différence des asc. dr. des doux astres, l'un est en £ quand Tautrc est en F : il s'agit de trouver l'arc de grand cercle qui va de £ en F. Abaissons FG perpendiculaire sur Dl, puis GO sur £G ; £0 est Tare demandé. £n effet, l'arc de grand cercle qui ya de £ en F , ayaot son centre en C, sou plan coupe le méridien selon £C : si l'on fait tourner le plan de ce cercle autour de la charnière £C , tous les poinis de Tare £F décriront des cercles perpendiculairement à £C^ et oet arc se couchant sur FAOB, tandis que le point F se portera sur HO^ ce poial tombera en 0, et £0 sera l'arc recouché qui va de E en F.