‹ UranographieChapitre 65 sur 118 · LATITUDE. M · texte numérisé non relu

LATITUDE. M

Les dkUnees sniTantes pearent •enrir d'éehelle pour en éralner d'aotret approximaliTement , et an premier aspect :

Be tf à y de la grande Ourse 16«

La diagonale de Rigel a répaale a d'Orioa 10

Lesdenx ëpanlesd'Orion «f. . •.•••••• 7

Les denx tètes des Gémeaux « • • A{

Lorsqu'on connaît la longitude et la latitude de deux étoiles^ la même construction donne encore leurs dislances; seulement , dans la fignre M, AB est l'ëcliptique , P son pôle , PB et PE les distances des étoiles à ce point , compléments des latitudes. •

La même construction donne l'arc qui sépare deux yilles dont on a les longitudes et latitudes. Comme cbaque degré est évalué à SB lieues de 8SW) toises^ en multipliant cet arc par 95^ on a en lieues la distance des deux Tilles , estimée suivant l'arc le plus court. Si Ton yeut ayoir égard aux déviations causées par les montagnes , les rivières et léi divers obstacles qu'on rencontre^ on a coutume d'augmenter cette distance d'un cinquième^ c'est-à-dire qu'on multiplie par SO le nombre de degrés de l'arc dont il s'agit (voy. Vj^nnuaire du Bureau dêê Lan^ giiudêê).

2S4. Trouifer laJmtUude d'un pays, au la hauteur du pôle.

Nous avons déjà donné deux moyens de résoudre cet important problème. Le l*' ( n~ 8 et 4 } consiste à mesurer les hauteurs de la Polaire, ou de toute autre étoile voisine du pôle , à ses deux passages au méridien : il n'est pas nécessaire que ces mesures soient prises dans une même nuit^ attendu que la précession varie très-lentement. La moyenne, entre la plus grande et la moindre hauteur, corrigées de la réfraction, ou leur deroi*somme, est la latitude cherchée (la demi-différence est la distance polaire).

Le 2* procédé (n^ 9) consiste à observer avec soin la distance ténithale Zg ou ZG (fig. 8) d'un astre quelconque j^ ou G, lorsqu'il se trouve au méridien GAP ; Z est le xénith , P le pôle, BW l'horison^ la déclinaison est l'arc connu G£ ou ^£ , selon que l'astre est an-dessus, on an-dessous de l'équaleur ££'• Or, J/E est la hauteur de l'équatenr, complément de ZE , et aussi de la latitude (n» 17) ; Z£ est donc cette latitude =s Z^ -|- ^E , ou ss ZG — GE : ainsi la latitude eet la dUtanee Ménithale méridienne , plus la déclinaison, si elle a la même dénomination fÊM lêpU$ vkibkf maiM la déclinaison dans le cas contraire.

97a GÉODÉSIE, NAVIGATION.

G9 procédé^ qai n'exige la m^ore que d'âne teele hasltsr aiéridiennc; est plus faoile que le 1"; e'esl celui deol ou m ieri le plus souvent en mer. Cela suppose que l'astre est entre le sénith Z et Thorizon aéridiooal B' $ les oîrcompolaîres ont vers le p61e deux passages Tisibloaa et b, ZP == Za + oP««p U^ ftP; et ooaaie ZPest leconi* plcm^it de la latitude , et Za celui delà bauteur, o» a hiiiêiiewKthau* ieur^ distancé polaire, -{-qn^nd Tastre est en i entre le pôle et l'horizon , — s*il est en a entre le pôle et le zénith. Quand on observe la Polaire , ou & petite Ourse, on distingne ces deux cas l'an de l'autte , en conceyant un arc mené de la Polaire A e, la 1"* A la queue de la grande Ourse : le pèle est sur cet aro , entre oes deux étoibi, tiés^ près de la Polaire. i

Le Soleil et la Lune se prêtent très-bien a ce genre d'obaoryatioas; mais on ne doit pas oublier de corriger la hauteur obserrée delà ré* fraction > de la parallaxe et du demi-diamètre de l'aatre. Lea mmnrm étant prises avec précision , les corrections faites aveo soin t ea répétant les observations un grand nombre de foîfi la moyenne entre les résultats sera très-exacte.

28S. Trouver ta longitude.

I. À Vaide des montres martneê, La perfection qu'on a réussi A donner aux montres permet de compter sur la régularité de celles dont l'échappement et les rouages sont confectionnés avec soin ,1e balancier A compensation , la suspension bien ordonnée pour soustraire l'instrument aux mourements brusques, etc. Les montres marines qui ont servi an Toyage d'Entrecasteaux , après trois mois de navigation, donnaient la longitude à 18' de degré près : celles que fait notre habile artiste Breguet sont plus parfaites encore. Voici l'usage qu*on fait de cet instrument :

Avant le départ on règle sa montre sur le temps moyen , A l'aide d'observations astronomiques (n^ 323 )} on connaît ainsi le petit nombre de secondes dont elle avance ou retarde chaque jour. En multipliant cette différence par les jours et fractions de jours écoulés depuis celui où il y avait concordance , ajoutant ou retranchant le produit, on a le temps moyen du lieu de départ. Cela fait^ si , par exemple, durant la navigation, on veut connaître la longitude d'un point du globe où l'on se trouve, on se procurera l'heure actuelle do ce lieu : la différence entre ces deux heures est la diSérence des longitudes exprimée en temps.

ase. Lorsqu'il s'agit de deux pointa fenestmi peu diilaato^ mmam

LONGITUDE. , Wt

ceUanriTodaiM la IriimgQlatioii d*uo paya dont on veot former U oart^v 00 fait brûler, durant une nuil lereioe et «ar «n lieu très-éleyé, de h pondre à caqqii; oa bien on allume nn paiid fen, qu'on eacbe subitemeat en ioterpoiaDt quelque corps* Ce phénomène aéra ru par deux obaerrateur» placés aux lieux dont il s'agit; chacun est muni d'une pendule réglée avec une grande précision sur le méridien du lien oà il se tronve. Les heures sidérales de l'obseryation ne seront pas égales, quoique l'instant physique soit le même : U différence de cet heures est celle des longitudes exprimée en temps* On doit répé-» ter l'e^ipérienoe à diverses reprises , et prendre une moyenne entre loi résultats ^

2I7, II* ^ l^aide du loch et de la houMole. On se sert eu mer d'un moyen imparfait^ qui, étant d'un usage facile, rend de grands services à la navigation. Le ZocA est un petit triangle isocèle fait en bois^ de 7 à 8 pouces de^ hauteur et de base j celle-ci est lestée en plomb, pour que le loch reste vertical lorsqu'on le jette a la mer, où on le suppose demeurer stationnaire ; une corde qui y est attachée se dévide à mesure que le vaisseau marche; des nœuds divisent cette corde en dis* tances égales, et l'on compte combien de ces nœuds s'écoulent en une deroi^minnte, dont là durée est donnée par un sablier, qu'on nomme Ampoulettey ou, plus exactement, par une montre à secondes.

On obtient ainsi la vitesse du navire : le mille marin ayant 950 toises (la lieue ms^rine est de 20 au degré, on vaut d', et contient S railles; le mille vaut T), si on laisse 47 pieds \ d'intervalle entre les nœuds, ou la 130*^ partie d'un mille, autant de nœuds s'écouleront en %V (120<> d'une heure), autant le vaisseau fera de milles par heure, sa vitesse demeurant constante. On a soin de répéter l'épreuve chaque fois que le navire parait changer de vitesse. La ficelle du loch se dé<roale du cdté de la poupe, et l'on ne commence à compter les nœuds qa'à partir d'une marque faite à la ficelle, en un point où le loch reste stationnaire et indépendant du sillage. Du reste, au lieu de 47 pieds jd'intervalle entre les nœuds , l'expérience a montré qu'il ne fallait que 45 pieds, parce qu'en effet le loch n'est pas absolument station-? naire,

* Un feu de 3 pieds de largeur ne parait, à la vue simple et k la distance de is lieaes, que wiie me étoile tertiaire. Selon M. de Zaeb, 4o onces de pondre brûlées en plein air pen- VMt, durant le jour, étre^perçues de plus de 7 lieues, et même de 5o à 60 lieues de distaiM» pendant la nuit« bien qne les pays où Tobservation se fait soient hors de toute portée des instruments d'optique, et même qu*il y àh qnelqae montasne bterposée. La lumière parait idert cevme «o Mê\r répercuté par la voûie céleste.

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