GÉODÉSIE, NAVIGATION
Il y a un antre étëœent nëceMâirey c'est la direetion que «ût le navire : elle est donnée par la hauuole on rom de vernie, ea ayant égard à la déclinaison de l'aimant (n^ 2S9), qui est constante en <sha* qne Ken. Cet instrument sert a maintenir et â rétablir cette direction ; mais elle ne donne pas directement celle qne suit le vaiisean, laqnelle en est très^ifférente, à cause de la Dérive : on nomme aintî un effet qui porte le vaisseau dans le sens où le vent souffle, et qui Tarie avec la qualité de la mer, la force du vent, la quantité de voiles, etc.. . • Pour connaître la vraie route que suit le navire sur la surface delà mer, on se sert d'une autre boussole, nommée Compae de vanttHem; elle est portative et munie de pinnules. En visant la hemache, trace que le navire laisse au loin derrière lui sur les eaux , on en conclut aisément l'angle formé par celte longue trace et la ligne où Ton gouverne : c'est la dérive.
Une fois connues la direction du vaisseau et sa vitesse, l'officier bit nlors son Point, c'est- à-dire marque sur une carte marine le point où il se trouve, et c'est dans celte suite d'opérations incertaines que consiste ce qu'il nomme son Estime; il prend soin de la rectifier ensuite par des moyens plus exacts qne lui fournit FAstronomie.
2S8. III. Par les éclipses du Soleil, de la Lune ou des satelliies de Jupiter, et par les occultations d'étoiles.
Lors d'one éclipse de Lune, supposons que deux astronomeS| placés en des lieux différents, et munis chacun d'une bonne pendule, réglée sur les méridiens des lieux où ils se trouvent, observent avec soin l'instant précis où l'une des taches lunaires disparait. Cet instant phy« sique est le même pour toute la Terre, et la parallaxe n'y influe en rien ; l'heure seule est différente ; des pendules réglées avec soin sur le méridien du lieu n'indiqueront pas les mêmes heures : leur différence est celle des méridiens. Une éclipse pouvant dufer 8^ î, en opérant de même pour l'immersion et l'émersion des diverses taches de la Lune ; on a le temps de faire nne centaine d'observations, dont chacune donne une valeur de la longitude ^ la moyenne entre les résultats est la valeur qu'on doit conserver.
On peut même calculer d'avance, pour un lieu tel que Paris, l'instant des principales phases d'une éclipse; en consultant ces prédicUons, on en conclut la longitude d'un lieu d'où l'éclipsé est observée, sans qu'il soit besoin d'établir de communications avec quelque antre ob* servateur. Le Soleil se prête mieux que la Lune à ce genre d'opération, parce que, dnns les éclipses de Lune, les bords de l'ombre terrestre