ORIGINE DES CONSTELLATIONS. SOT
Quoi qu'il en soit, cette pngode parait d'une haaie antiquité. H. J. €all annonce qn'il existe, dans la presqu'île occidentale de l'Inde, beaucoup d'édifices semblables et de traditions curieuses , qui doivent donner deê lumières sur l'ancienne civilisation de ces ooairëes. Les débordements du Gange , aussi réglés que ceux du Nil , et dos à la même cause 9 doivent aroir établi des relations entre les phénomènes physiques et les usages religieux des pays arrosés par ces flenjes. Des sarants anglais ont formé à Calcutta une Académie qui s'oocupe de ces intéressantes recherches.
Une chose remarquable , c'est que les Brames ayaient mesuré l'obli* qoité de l'écliptique, et qu'ils connaissaient les temps inégaux que le Soleil met à traverser chaque signe. Leur année était de S65^ 5^S1' iV\ et ooramençait au mois d'avril. Voici les noms de leurs mois, et leur correapondanœ avec les nôtres * :
Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre,
{JrbassXf OnHigu^, Margayy-f Tay, Ma»eyy Pangouny^ Octobre I Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars.
On peut Yoir dans lesilféff». de VAead. deê Seienceede 1772, le Mémoire où le Gentil expose la méthode des Brames pour calculer les éclipses. Ce sayant s'est fait le disciple de l'on de ces prêtres, qui voulait bien lui troaver quelques dispositions pour l'étude de l'Astronomie»
Origine des Constellations.
246. Les figures et les dénominations des constellations , quoique
* La iliirëe de Fanoée lolaîre était eonnue dès 1e« temps les plot reculés ; nous Toyons dans les AnHq, juàafq, de Joseph, liv. I, ch. 3, qae les Clialdéens ftisaîeD( usage de la grande Minée de 600 ans (voj. SynetUê, p. 17 el 58). Ccst une période qui ramène à la même position relatire le Soleil etlaLuoo. En effet, 8oai révolutions lunaires de S7;,3si58s forment précisément le même temps que 600 années solaires de 365/,s44oi5- Ainsi, en prenant cette dernière durée 'comme eiacte (et elle ne diffère de la nètre que de a'i), il est clair que tous lea 6«o ans le Soleil et la Lune se retronvent aux mêmes poinU du ciel. Comme rannée solaire éprouve de très-faibles diminutions (p. i63) il est possible d*altribuerà cette cause la différence de s 7, et peut-être aussi à quelque erreur ^ur les durées des révolutions du Soleil «t d« la Lune, oumêuM à ce qu*on ne donnait ces 600 ans que comme une période approchée.
Lae Pence du ti« siècSe avaient, imaginé une intercalation de 8/ tons les 33 ans, pour rétablir l'accord entre les années civile et solaire. Ce nio<le suppose celle-ci de 3657,ft4*4*4i Talenr plus approcliée que celle dont on se sert dans le Calendrier grégorien. \\ est bien vraisemblable que cette intercalation résultait d^une tradition précise des mouvements du Sdeii*
tM ORIGINE
Arbitraires en elles^niôtnes, sont liées entfe elles et âveo la diroiiologîe 4 la Fhysîqae et la Mythologie. Ce n'est pas une chose sans intërM que de remonter à l'origine de ces symboles , et de lire dans le inel l'histoire des usages eivils et religienu des. anciens peuples, qtti en ont consacré le souvenir dans des fictions poétiques , méprisées de Gèilx qui ne savent pas les comprendre.
Mais il est impossible de donner à TeipliGatlon de ces figiifes le earaelère de cerkitude qui appartient au vérités positives : ce ne peut être que par un accord unanime « que par des rapprochements vrais ateo les nsages des auteurs de ces fictions , qu'on peol a'asenrcr d'en avoir deviné le sens. Combien d'hommes célèbres se sont tmm'^ péi dani \tttn ponjootnres ! Combien d'opinions adoptées légèrement et défendues avec opiniâtreté! Craignons donc de snbsliliier des erreurs à d'autres. Il n'est pas possible d'avoir des prenvea mathéma* tiques dans des questions de cette nature , mais on ne doit pas repousser les interprétations qui ont un haut degré de probabilité, seul genre de démonstration que les faits historiques puissent admettre.
Nous exposerons ici le système de Dupuis (Orig. des Cultes § Mém. Acad.j m6;Journ.dei Savante, 1788; Mém. êur le Zodiaque , 1806}, ainsi que les preuves dont il Va appuyé ; la sagacité des interprétations, lear accord frappant , les rapprochements heureux auftqaela las résultats conduisent ^ sont dignes d'arrêter l'attention des philosophes. Ce savant professeur était loin de prévoir, lorsqu'il composa ce beau travail , que , 25 ans après , les Français iraient conquérir l'Egypte ^ et en rapporteraient des documeufs confirmatiFs de son opinion sor 1 origine du zodiaque^ 19'eAt*il pas étonnant que les monuments des arts aient i^insi fortifié une opinion conçue d'après de simplets témoignages historiques? Au reste ^ on sent bien que, dans Texplioation d'un si grand nombre de fables , il n du se glisser quelques erreurs ; il importe seulement de se faire une idée juste des points les plus importants , et de concevoir comment ces fictions peuvent se lier aux aspects célestes et aux phénomènes nattirels qui leur servent assuré* meut de base.
147. Ce sont surtout les constellations zodiacales qu'il Importe d'expliquer 'y respectées, comme le sont les mystères religieux , elles nous sont parvenues sans altération à travers les siècles; leur rapport avèe la religion , Thistoire et tes faits physiques , leur donnent une bien plus grande importance. L'empreinte dos principes qui ont présidé à leur £urmation doit se retrouver dans les figures dont la oràation est
DES CONStÉLTiATIONS. SlÔ9
pastérieiif6« D'fiillears ces def nières ont éprouvé , pur Id ^tlite dcfë leraps y deê «Itéfatioris qui en t^éndent rihtérpfëttitioil ftu«pécte. Le» Gftfet li'oflt pittfl «oiintf 1e§ btises sur lesquelles les invetiteurs de oes tigiil» le» avaient établis, et ont.reniplaoé eette Iflngne mystélnease .niais ititelligible^ par deti beatiiës d'imagination. En substituant ainsi des figures brillante^, thaïs fausses, à dos emblèmes trais et clairiy qu'ils n^èntendaient pas, Us ont embelli et cdrrompu ces images^ pt rendu ta mérite bien difficile à déeouyfir sous ce fard imposteur. Tmil^ en Grèce, est propre à inspirer l'ami des arts et a désespérer le fihilosopbe.
S48. Sulraiit Plucbe, jadis le Bélier et le Taureau oonimençaient le printemps ; et, à eette époqtie, les brebis et les tadhes mettent bas. te mois suivant , les chèyres en font autant ^ et les Gémeant étaient Aussi représentés par deu)t cbèvres, ou par deux amants^ ftrmbolc de fécondité. Le Cancer annonce le solstice d'été par la ré« trogmdation vêts les signes descendants. Le Lion répond aux cbaletirs, et la Tifetge attx moissons , dont son épi est le symbole. La Balance désigne l'égalité des jours et des nuits à Féquinoxe d'automne; le Scorpion , les maladies fréquentes dans cette saison ; le Sagittaire , li*s plaisirs de la chasse communs en novembre. Le Caprioorne annonce que le Soleil remonte vers les signes supérieurs. Le Terseaa est le temps des pluies y et les Poissons celui de la pêche.
Auteur plus amusant que profond , Piuohe a expliqué de même plttsieiira autres conltellations. Hais son système est renversé par cette objection très-simple^ qu'elles étaient déjà créées longtemps avant Tépoqne que Pluche a considérée comme origine , laquelle répond nu commencement do notre ère. Lors de la création de ces signes , les divers phénomènes. que Pluchoa attachés aux constellations pour les expliquer, ne leur correspondaient nullement. Les zodiaques des liftnples égyptiens (p? 244) précèdent de beaucoup les temps où le Soleil entrait dans la Balance à l'équinoxe d'automne , dans le Verseau an temps des pluies^ etc. L'invention du zodiaque , étant antérieure h Tédificùtion du temple d'Esné^ remonte à plus de 4K00 ans^ le Soleil étant alors dans le Liou au solstice d'été. Ainsi l'interprétation de Pluche est absolument inadmissible.
249« C'est dans l'Orient qu'il faut chercher la clef des Bctîons qui sont basées sur l'Astronomie ; il faut y étudier les usages oi vils et le* ligieiix , les phénomènes naturels , les temps consacrés à l'agricnl-