SM ORIGINE
bat. Les doose princîpaax actes de la nature ont reçu pour emblèacs les douxe signes célestes qae parcourt le Soleil annuellement. Voilà ee qu'il est impossible de nier. Mais cet astre était-il dans l'un de ces signes, lorsque le phénomène physique qui s'f rapporte arrivait ^ ou cette constellation se montrait-elle sur Fhonion dans une autre position de la sphère céleste? C'est là le seul sujet de doute et d'examen. La Vierge qui tient un épi de blé désigne incontestablement Tcpoque ! de la moisson ; mais cette époque élait-elle annoncée par le Soleil dans la Vierge , ou par le loyer achrouique de TÉpi , ou par toute autre apparence? Voilà la vraie question.
Pour faire un choix Judicieux en Ire ces hypothèses, il faut les éprouver toutes successivement, les suivre dans leurs conséquences, et adopter celle qui accordera, sur tous les points , l'état physique de l'Egypte , avec les apparences qu'offrait le ciel dans ces temps reculés. C'est ce qu'a fait Fourier, avec cette sagacité. qu'on lui connaît ; il s'est trouvé conduit à affirmer que lors de Tinvention du xodiaque par les Égyptiens , le Soleil n'était pas dans le Verseau lors de l'inondation du Nil , dans la Balance à l'équinoxe printanier , dans le Taureau au mois des lal)ourages, etc. ; mais que ces constellations se levaient le soir et restaient^la nuit entière sur Thorifton y à l'époque des phénomènes physiques correspondants , qu'elles semblaient produire et dont elles annonçaient le retour.
Cette opinion qui ne donne au zodiaque qu'environ 4500 ans d'existence, s'accorde mieux avec les traditions historiques. Les levers ordinaires d'étoiles , si faciles à ob.ierver sous le beau ciel d'Egypte , ont dû fahre la base de l'Astronomie naissante : on n'avait pas , dans les premiers temps, de procédé plus commode pour diviser l'année et prévoir le retour des saisons. Tous les écrivains, les fêtes ^ les fables même et le Calendrier attestent le culte des étoiles qui annonçaient les phénomènes physiques : mais les levers héliaques appartiennent à des temps plus éclairés , et les levers cosmiques supposent une Astronomie plus perfectionnée encore.
Les partbans du premier système de Bupuis ne restent pas sans léponse contre ces assertions ; et d'abord le silence de l'Histoire durant 150 siècles n'est qu'une preuve négative , puisque nous ne savons pas lire les seuls écrits égyptiens qu'ait respectés le temps. B'aillenrs ,/oe silenee n'est pas aussi absolu qu'on le dit. Les monuments de la Haute- Egypte annoncent un état de civilisation qui n'a pu succéder qu'A de longs siècles de barbarie; et le temple d'Eané^ construit S500 ans avant notre ère , suppose une instruction dans les arts et dans les
DES CONSTELLATIONS, m
seiMMea , bien sapërieure aux grossiers essais d'Astronomie qu'exige rio^ention da zodiaque. Un innnense intjeryalle sépare Traiserablablemenl œs deot époques. La pierre d'Axuin, dont parle Bruce ^ date de 4000 ans arant J.C. (jintiq, Égypt, Mém. I, p. 6). Platon disait : « Si l'on veut y prendre garde, on trouvera cbex les Égyptiens des « ourrages de peinture et de sculpture faits depuis dix mille ans (ce qwi « *'«•* pas pour ainsi dire, mais à la lettre), qui ne sont pas moina m beaux que oeox d'aujourd'hui, et ont été travaillés sur les mêmes m règles, n (Livre II des lais.) Et ces périodes de restitution * que les
• Fonrkr • prouvé qae les Égyptiens connaissaient la dorée de la réTolulîoo synodique de la Lune et celle de Tannée sidérale. On lit dans Piutarqnc que le bœuf Apis était le symbole dm ta conjonction du Soteil et de la Lune, et qu'il mourait au bout de >5 an* ; ce qui rc- TÎent à dire qu'après a5 années de 365;, les né<miénies revenaient aux mêmes dates : et, en effet, OB trouve que «5 fois 365/ font 91*5/, ce qui produit exactemeni 309 lunaisons do a9>,5307443t durée de la révolulion synodique de la Lune il y a 5ooo ans. Le cycle hiaairo éUit de â5 ans pour les Égypliens, comme il l'a été depuis de 19 ans pour les Grecs.
Albatégnius, astronome arabe, affirme que les Égyptiens faisaient Tannée sidérale de 365y6A 1 1' î ceUe assertion est confirmée par un passaj^e curieux d'Hérodote (liv. II, chap. i4a), qui exprime qu'on a vu, en ii34o ans, le Soleil changer 4 fois la place de son lever ordinaire, et quM s'est levé a fois au point où il se couche actuellement.
« L*espace de temps parcouru dans la narration que je viens de faire, diaprés les récits de« Égyptiens, particulièrement de leurs prêtres, comprend (si Ton s'en rapporte aux mêmes autorités) depuis le premier roi Menés jusqu'au règne du prélre de Yulcain, le dernier dont j^ai parlé, 341 générations, et a fourni un égal nombre de rois et de grands-prétres. Or, 3oo générations font 10,000 ans, en comptant 100 nns pour 3 générations ; ajoutant ensuite à cette somme les4i g^érations, en surplus des 3oo, et qui donnent i34o ans, on trouve If 340 années, pendant lesquelles les prêtres affirment qu'aucun dieu ne s'est montré soui forme bumaine. Ils assurent de même qu*il n'eo a point paru sous aucun des rois égyptiens qui ont régné, ou avant, ou depuis celte époque. Ils disent de plus que, dans cette longue aacceasioB de siècles, le Soleil avait changé 4 fois la place de son lever ordinaire ; et qb'il s*est levé deux fois au point où il se couche actuellement, et s'est couché deux fois au point où il ae lève aujourd'hui. Ils ajoutent que, malgré ce changement dans la marcbedu Soleil, rien js'avait varié en Egypte, ni pour les productions de la Terre, ni pour les inondations périodiques du Nil, ni enfin pour les maladies et la mortalité. » (T. I, p. 337, chap. i4a de la traduction de M. Miot.)
Il ne faut chercher ici qu^un emblème, à la manière des révélations égyptiennes, relatif an lever de Tastre dans certaines constellations à diverses époques. OiTÎnHive que 6A 11' répété
■417 fois, produit d65/,07,
a835 a fois 365/,ao,
X i34o S fois 365;,ao.
En admettant que le Soleil coïncidait avec quelque étoile à un jour désigné, cette coYnddcnoe ne se reproduisait plus à la même date civile dans les années suivantes, qui nVaient ioutes que 305/; l'anticipation était de plus de i> tous les 4 uw* ^^ Si/ après lao ans, etc. ; eft le Soleil ne revenait à \9l même date coïncider avec la même étoile qu^après i4i7« et a835 ans; 4 fois ce dernier nombre donne 1 i34o ; ainsi, après i i34o an», le retour du Soleil à la mémo étoile s'était reproduit 8 fois à la même date. Un aussi remarquable résultat ne peut être dit an hasard, et montre que ces peuples connaissaient Tannée sidérale et la précession des équi^
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Égypliena connaissaient avec précision, pour les oalcoler et l68i snrer, sans le secours des instruments d'optique » n*a-t-il pas falhoi une longue suite de siècles d^obsorvations qui nous rapprochail du degré d'antiquité qu'on suppose au zodiaque?
Ce n'est qu'en rapportant les planètes aux étoiles qu'an a reeonna leur marche propre , leurs rétrogradations. Le mouvement de la Lune a frappé les premiers regards a raison de la vitesse el des phase* de cet astre. En le voyant s'approcher des étoiles et les devanoer ^ on a imaginé la division du ciel en 27 oti S8 habitations. Assurément on a dû se servir d'un moyen aussi simple pour observer le mouvement du plus brillant des astres , celui qui règle tout sur la Terre ^ et qui a wçu le culte le plus distingué. Les astres que le Soleil absorbait dans ses feux, et restituait ensuite au monde, ont attiré tous les regards; entre ce coucher et ce lever hélîaques, est placé le lever ooatniqiie, époque où le Soleil entre dans la constellation : ce phénomène a dû fixer rallenlion des premiers observateurs. Puisqu'ils ont distingué d'une manière plus spéciale les constellations que le ëoleil traverse dans sa roule annuelle, ils ont donc remarqué les époques propres à chacun de ces passages. On prouve même, par le fait , que les Égyptiens ont suivj cette méthode, puisque, seuls de tous les peuples de l'antiquité, ils ont reconnu que Vénus et Mercure tournent autour du Soleil : ils savaient que Vespère el Phos[>hore sont un^ seule et méiiie planète (Hacrobe, Sowin. Scip.^ I, 9). On peut même aller jusqu'à penser que l'opinion du mouvement de la Terre avait été communiquée par les Égyptiens a Py thagore, dont les disciples reçurent la confidence et firent la révélation.
noses avec une gmodopréeMion. Comme ii34o est is foU le produit i 3.5.7.9 *^ «io^ premiers nombres impairs, on a préféré sans doute énoncer la période dont il 6*a§îtf à TaUe de 11 940* pitt(6t que par le nombre 1417 ou sSaS, qui donne d^aiUeursdes périodes moins etae^ tes : ce mode est conforme aux usages mystérieux des prêtres de celte époque. /Vjfexkinele p«Se 3oe, et les /iaeA«reAe# sur ht Seimc*$ de l'ÉffyptWt par M. Fomier, page 17.
Lee aneiens nommaient yrûnéê année une période de 6eo ans (p. 197), après laqneUe le Soleil et la Lune revenaient à la mémo place relative. Or, en partant de la durée aetaelle des années solaire et lunaire, on trouve plus d^un jour d'erreur dans celte hypothèse. Comme on connaissait la période chaldalque et d'autres plus courtes et plus exactes, il est clair que le défaut du calcul était connu, et que la grande année de 6 siècles notait qu^nne approximation établie par prédilection pour le nombre 60, à moins qu*oo ne pense qu'acné a été cooniieà nue époque où les années solaire et lunaire étaient fort différentes de ce quittes sont aaj<^tihl*hui. L'origine en est antérieure au déluge, d'après le texte de Joseph {jiMiq., chap. 3> Bailly cherche à prouver, par la comparaison de plusieurs périodes anciennes, que le ans synodique était plus grand de i",5 que de nos jours, ce qui avait lieu 4^00 *<>« avant notre ère, et que Tannée solaire était plus courte de 3' 10". Celte opinion supfHne i4",6 petir Tac» célérAtfon sécnlaire de la Lune ; dans cette durée, Pastre décrit on arc de li\ nomlire qoi est moyen entre 7" que Mayrr avait pris, et 9" qu'on préAre ai^JotiniliiU.
Im rffBO qtt'oocttpe h Soleil chaque mois a donc dû plito lAI «Itirer
. raUeftUoa det premiert aBiroiioiTies que la constellation opposée.
D'ailleurs dneroîl avoir des prennes qne, depuis l'iaTeniion du ao-
dSaqae^ le solstice s'est tronvé dans la Vierge , oe qui renverserait
loul à fait Thypothèse (voy. p. 296^ et Bailly, ^êtr. anc).
On peut encore tirer des arfj^raents des emblèmes hiéroglyphiques. LHi^rit de ces sortes d'images est de compose!* des figures propres a indiquer les faits sous une forme symbolique^ M. Jomard a étudié oe langage mystérieux » et y a reconnu des preuves de l'aecord qui existe entre les figures lodiacales et les constellations où le Soleil s'est suocesaivement trouvé aux solstices et aux équinoxes» Nous renvoyons aux mémoires que oe savant a publiés dans la Collection égypiionno.
11 est vrai que cette antiquité de IK mille ans dément la cbi^onologio reçue; mais l'Astronomie a aussi ses dates , qui sont bien pluscei*« taiaes , puisqu'elle les prend dans le ciel , qui fournit tous les éléments de la mesure du temps» Pour le x'hîlosophe placé entre ces deux sortes de dates , le ohoix ne peut être douteux : il sait que le temps fait chaque jour oublier les événements anciens , et ensevelit nos monuments sous les ruines les uns des autres. An reste , il est constaté que 3600 ans avant J.-G^ l'Egypte était florissauto; des temples d'une immense étendue» dont les murailles étaient couvertes de sculptures, et dont la majesté et l'étonnante solidité surpassent tout ce que les Attires peuples ont fait » attestent une nation puissante^ éclairée, et qui était versée dani les arts et les sciences. Combien a-t-il fallu de siècles pour que ^ de sauvages et dispersée , les hommes aient pu so réunir en société » se soumettre à des lois » cultiver les connaissaneei utiles I Les temps qui ont précédé la création de l'homme sont peutêtre plus étendus encore *. La Terre n'est jeune que pour les chrono^
* Lm «QppttUlioiM d*anndM, que dÎTert auteurs ont failes d*après les saintet Ecritures, oa sont pas an nombre des vérilds que ces livres sacrés nous euftei^neut, puisque les docteurs leiptai rëvér^ n'ont pas pu accorder ensemble lesrésullats de leurs calculs. Déjà un dignd ••sMiiailiqse, le P. Pesron, â vengé Taotiquité du monde, eu lui rettitaant se litelei. Il m'att impossible de conoevoir que la révélatiou et les vérités du Christianisme pui»eiil jamais être inléressées dans une question de date. Les livres sacrés parlent de la Lune comme du plus grand luminaire après le Soleil ; et cependant elle est un des plus petits corps célesietf M ifa qn'ime clMIé emprnatée t le ei«l et la Terre y sent regarda* eomne \éê déni prîtteU pales parties de Punivers, quoique le ciel ne soit qu'une étendue immense, où notre globe B^est qu'un point. Ce langage e%t conforme aux idées vulgaires, comme on dit que le Soleil se lève et se couche, bien qu'on sache que son mouvement n'est qu^une a()parence ; on oe veut parler qu^aux sens, et se faire entendre de tous ; il n'y a là rien qui intéresse la foi. Lt nature doit être étudiée en elle-même, et saus y Inétcr les doctrines religieuses. Il n*y a guère plus de lUux siècles que, d'après une Âiusse interprélalion de la Bibtty on pertécnu Galilée,