AU SOLEIL ET A LA LUNE. 81T
Hab, à réqninoxe da printemps, le Soleil, ramenant les longs jours et la Tégëtation, reprenait l'empire sur son ennemi. Ce passage était autrefois annoncé par le lever héliaque de la Chèvre et du Cocher, qu'on regardait, par cette raison , comme l'effroi des Titans.
Le Soleil était Orui au printemps, Ostmenété, Harpocratê à l'aatomne, SirapU en Hiver, et changeait ainsi de nom et de culte avec les saisons; on le nommait encore Jupiter dans les signes supérieurs ^ Pltêion dans les signes inférieurs. Il avait pour symbole un Serpent , dans le dernier cas ; un Taureau {^épis, Mythra),oa un Bélier (j^mnwn) dans le premier ; à raison des constellations où le Soleil se trouvait alors. Le Serpent ^ ce dangereux reptile, occupe les trois signes de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire, et semblait autrefois régner au ciel durant les longues nuits d'hiver et le temps de la destruction.
Par l'effet de la précession ^ le Soleil a occupé, à l'époque du solstice d'été, divers signes successifs, mais la plupart des fables ont été éta* blies lorsque le Soleil était au printemps dans le Taureau, l'été dans le Lion (il y a 4 a 5 mille ans) ; ces deux animaux servirent d'emblème à cet astre. Il ne faut donc pas perdre cette époque de yue dans tontes les explications qui vont être données des fictions mythologiques. Alors, mille ans au moins avant Hésiode et Homère, Hercule avait des temples à Tyr et à Thèbes, au rapport d'Hérodote. La belle étoile da Cœur du Lion commençait la marche de l'année solsticiale, et semblait le chef des mouvements célestes , ce qui lui a valu le nom de Réguluê. On appela royales les quatre étoiles qui ouvraient les saisons. Régulas^ Antarès, Fomalhaut et Aldébaran. Les équinoxes répondaient alors aa Taureau et au Scorpion, les solstices au Lion et au Verseau; les fameux xodiaques d'Éléphanta et de J. Call (page 296) suivent cette disposition.
155. Les Égyptiens partageaient chaque signe du zodiaque en trois parties égales , ou espaces de dix degrés , auxquels présidait une diyinité nommée i^pAofs ou Décan, qui était chargé de gouverner l'uni- Ters pendant les dix jours que le Soleil employait à décrire cet interyalle.
On croit que c'est bien postérieurement à Tinstitution primitive des décans, qu'on a réparti la puissance entre les sept divinités planétaires, chacune à son tour et dans l'ordre accoutumé (n<* S5S). Mars présidait au l^décan du Bélier, le Soleil au 2% Vénus au S% Meroure au !•' déean du Taureau, la Lune au 2*, Saturne an *% et ainsi des
118 FÀBLBB IlF.r.ATIVRfl AUX PIANÈTES,
«oliTM. Vbioi le tableau de cette distribution de {HMivoin (My. I* note page 110):
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Coniidërant ensuite les constellations extrR-^iddiacoleêy ils noam^ rent ParanaiBilanê oelles de ces figures qui bordent rhoriton «o même instant où y arrite aussi l'nn des signes du sodiaqoe. Ces aspects sei^ yent de base aux principales fables. L'astre qui se lève est dit triom* pber de celui qui se coucbe, ou bien ce dernier donner naissance à l'autre. C'est ainsi que s'explique cette énigme sacrée, Taums Drêeofiem genuUj ei Taurum Draco; le Taureau a donné naissance sa Dragon , qui a son tour a engendré le Taureau. On disait , dans la mystères de Gérés ^ aux initiés, que leTaareau aTali engendré Pru* serpine, et que ce mariage avait donné naissance à nn taureafl. En effbt , le Taureau, en se couchant, fait lever le Serpent, qu'on prenait pour Proserpine, et réciproquement. Lorsque denx consteliaiiona voisines se lèvent successivement, on dit qu'elles se poursniveni, ou qtie l'une enlève l'autre, ou enfin la fait naître. En Toiei on exemple; Comme la constellation du Bouvier se couche quand las Pléiades se lèvent-, que le Bouvier est Atlas, et que le sofr est Bespéris, on s dit qu'Atlas ayant épousé Hespéris, en eut sept filles, fui soal ks • Pléiades.
Les trois paranatellons du Cancer sont le grand et le petit CUeo et la Couronne , parce que les trois premiers se lèvent ensemble quand eeile-ei se oouche. Les deux Chiens sont les astres d'Isis, déesse qu'on adorait sous les traits de la Lune. En considérant donc la pleine LuM dans te Cancer, on a dit qu'Isis ayant qailté les enfonis des Gémeau i avait trouTé denx chiens et une oooronne Jetée au bord de la ner.
L'acception du mot Paranaiellon est plus générale que sa définition {irapà àifavèhhâty, $ê levant enêemhU)^ pnisque cette définition se rapporte A tous les astres qui bordent en même temps Thoriion, soit ao levanf| soit au couchant. Du reste, on conçoit que ce système d'astres doH Tnrier avec les temps et les lieux ; la précession change non-seulement les levers et les couchers héliaques, mais même la rehtàoB