AU SOLEIL ET A LA LUNE
motttelle des astres aTao l'horiton. En patsakit sous une autre lalittide, il est elaîr qu'on yoit aussi se lever et se ooncher ensemble des étoiles difiënmtes, puisque l'aspect entier du ciel n'y est pas le même, et qu*on acquiert d'un côté la connaissance de quelques astres, tandis que , de l'autre côté, il en est qu'on cesse de Toir.
C'est d'après cette considération ^ que HH. Jollois et DoTilliers ont prouvé très-simplement que la sphère dont nous devons la oonnais^ sanoe à Eratosthène, n'est point le frait de ses observations : il ne peut avmr vu le ciel qu'il décrit, à AlexandriCi 255 ans avant J««G.; c'est sous le parallèle d*Ksné et au temps où les monuments de cette ville ont été construits, qu'il faut remonter (3800 ans avant J.-C). Thèbesflorissait alors y et cette cité; voisine d'Esné ^ célèbre dans toute l'antiquité^ et dont les vastes ruines attestent la splendeur, était assurément le séjour des astronomes auxquels nous devons les oonnaissances que les Grecs nous ont communiquées. Ainsi Eratosthène s'est contenté de copier les manuscrits égyptiens dont la garde lui était confiée à Alexandrie, et il Ta fait sans connaissance et sans discernement , adoptant par respect pour ses prédécesseurs des erreurs qui prouvent leur savoir et son ignorance. Cette sphère n'est dope pas plus l'ouvrage d'Ératos-^ thène , que celle d'Eudoxe n'est due à ce dernier {voff. p. M4), qui vivait S70 ans avant notre ère, et a décrit un ciel de 1000 ans anté>rieur au sien (n<> S48). Une partie de la sphère de Héthon se rapporte à l'état du ciel 500 ans avant lui.
SKO. Au reste, les paranatellons ne sont pas la seule clef des allégories mythologiques : plusieurs fables reposent sur des événements ou des catastrophes, ou des phénomènes physiques. Nous en citerons deux exemples.
1. Suivant les Égyptiens^ un jour Osiris quitta son épouse Isis, dont il alla trouver l'ennemie , Ifephtys, et il en eut un fils. Isis abandon*^ née poursuivit son époux, qui, dans sa fuite, laissa , pour preuve de son infidélité, sa belle couronne de fleurs et son vêtetlient sur le Ht de Nephtys. Dans les fables, Osiris est pris pouf l'action fécondante , le Soleil dMté, le Nil débordé, etc.; lats est In substance fécondée, là terre fertile. . . Enfin, Nephtys est la matière stérile, les sables, le désert, etc. Ainsi notre allégorie se traduit en ces termes : Dans tine année , l'inondation du Mil fut si considérable , que le fleuve se répandit jusque dans le désert, qu'il féconda , laissant , après sa retraite, les sables couverts de fleurs de lotus et de végétaux inconnus à cette contrée.
aO . FABLES RELATIVES AUX PLANÈTES,
IL L'année omie égyptienne était de 865 joan , et, à leor «rén» ment au tr^ne, les rois juraient de ne jamais consentir à riaftttrca ; lion des bissextiles *, Cette atmés eo^we recommence un jour piui lAt qne la solaire tout les 4 ans , 3 jours après 8 ans, etc., eoÉa 865-', on nn an , après 865 fois 4 ans on 1460 ans. Donc Tannée solaire, supposée do 865^ -î, reTcnait concorder après 1461 années Tagoes (roy. page 108).
Le jour initial de Tannée civile parcourait donc lentement Fannée solaire par une marche rétrograde ; les saisons , les traTaux d'agriculture, et les fêtes qui s'y rapportent , ne pouvaient pas, comme éba nous , être liés à des dates immuables. L'inondation , ramenée périodiquement psr Tété , arrivait a une «date gui reculait d'un jour tou les quatre ans dans le calendrier civil. Le Soleil atteint le solstice d'été; quelques jours après , on voit le Nil s'enfler, et bientôt il commence à déborder, et se répand sur les campagnes (o9 248). H fut nécessaire de chercher au ciel , si serein dans ceA climats , un signe propre à Rnnoncer le retour de ce phénomène important. Les leven ou couchers héliaques de Fomalhaut, de Ganopus, et surtout de Siiias, ont servi à cet usage. Le lever du matin de Sirins , qu'on nommait alors Soihis, annonçait à -l'j^gypte l'époque du solstice et l'approche de l'inondation du Nil. Cette belle étoile, qu'on avait longtemps yae briller durant la nuit entière , puis disparaître dans les feux du oon- ' chant, semblait revenir le mntin pour avertir les hommes du retour d'un phénomène bienfaisant , dont on la croyait l'auteur {a? 392).
Ce n'était donc que tous les 1461 années égyptiennes que le lever héliaque de Sirius, ou Sothis, ou Canù, était ramené au même jour de Tannée civile , et que le Soleil occupait les mêmes points de Técliptique aul mêmes dates. Cette période, qui équivaut à 1460annéei solaires de 865'' j, constituait la période $oihiaque ou le oycfo ctmUrv. Selon Fourier (tom. IX, p. 39 de la Description de tÉgypie), Tannée sothique avait , à Thèbes, la durée de 865-' | , à fort peu près, SOOO ans avant notre ère : le retour de la coïncidence des. deux années ragne et caniculaire , avait lieu au bout de 1461 années vagues , 1460 années caniculaires. L'époque — SOOO est celle du minimum de Tannée so-
* L'année ëUût partagée en douze mou, dont voici let dodu :
To», FAori, Anym, Cotak, Trii, MscBim, Fambrotb, Farmouti, Pachou, Pati», Epiri, Missoai.
Chaqne moic éuit de 3o joun, et Tannée éUit complétée par 5 complénieDCairct» sn Tavait réUbli dans le Calcudrior de noi temps réptiblicaioa.