AU SOLEIL BT A LA LUNE
tkiqae , laqœite « par eonséqaent dA rester très-près de i09^^ , pendaiii betiiooup de siècles (13 siècles environ). Cette durée dépasse l'amiie sidérale , et en est aUematÎTenient dépassée : aussi , l'état ci'dessos indiqoé ne convient-il qa'à Ihèbes et yers l'an 2000 avant notre ère.
La fiable du Phènis parait n'être qu'une allégorie relative à celle sorte de cycle. Comme dans les Indes et en Arabie on suivait l'année intercalaire, qui s'accorde avec la marche du Soleil , on disait qu'après nne vie errante de 1401 ans, le phénix arrivait des Indes dans le temple du Soleil à Héliopolis , pour y mourir^ brûlé par les feux de cet astre; mais qu'il renaissait aussitôt de ses cendres^ et recommençait une nouvelle carrière de 1461 ans *. Cette renaissance était consacrée par des fêles magnifiques. On joignait à celte fiction des idées superstitieuses; on supposait que, durant 1461 ans, tous les phénomènes naturels possibles et tous les événements politiques étaient compris, parce qu'on croyait que ceux-ci dépendent des aspects célestes, et qu'on imaginait que tout deVaît se reproduire dans le même ordre ; de là cette opinion du retour de l'âge d'or^ que les poêles ont consacrée *♦.
* Un des Tojagenrt de rexpédiUond'Égjpte â remarqué tar platieun moDameiito Tiliiaço même du pbënii, telle qu'elle est dépeinte par les historiens, accompajpiée d'une étoile qu'il croit étrada Sirins; et il a conjecturé que Térection de ces moeumeots date d'un renouvelleawBtdela période solhiaque {Dteript. de VÉgypiê, Anilq., Dêê,, chap. V,^. sq). Du reste, oo supposait de grandes vertus au nombre 365 ; c'est par là que le mot Abraxat était révéré, attendu que, d'après rancienne numération grecque, ce nom désigne 365 («c vaut i, fi%y^ 100, 9 aoo. ï 6o). La période i46i amiécs égyptiennes a donné naissance à la célèbre révolution de365a5ans, car ces i4Ci ans valent i46o années jnliennnes, et «5 lois i46i iont 365i5, nombre précisément égal à autant de siècles que l'anoée solaire a de jours.
** L'églogue IV, Sieelidêt mtuœ, . . ., composée 38 ans avant J.-C, et adressée à PoUion, est une flatterie en rhonneur d'Auguste. Virgile suppose que c'est sous le règne de cet empereur qii*on verra se réaliser l'opinion du retour de l'âge d'or. ^
.... Ineffdênt wutgni yroeêderê mtffiiar....
Uitàma Cumœi veniijm» earmMi mtat :
Magnutab intégra teelûruM natmtur ardo, Jam rtdii «/ rirgo , rêdeunt Sahamia regtta t Jam nùva ;»>o^«fiie# ecelo demltiiiw aUo .... AUer trU tûm Tipkyt, «I aU^ra qtu» vkatArgù DeUeto* heroat : tnmi 0tiam aUera beiia, jiique lierûm ad Trqf'am magnus mitteiur AehiUêt, . . .
Du naissant univers voici les premiers jours ; Les siècles écoulés recommencent leurs cours ; Déjà revient Thémis et Saturne avec elle; Du haut des cienx descend une race nouvelle. . . . Sous un antre Tiphys, aux champs de la Colchide, Un autre Argo conduit une élite intrépide.
OtAHOaiAraiB. 31
9tt FABTJB REIJiTIVES AUX PtiAHÈIBS,
Sont !• trègnede SéfOitrii, M, lelon d'avlret, dmt In ( Unx d'Hwiale , Thésée, Laiat , Jopiter, . . . ItM ans êtrmt Mfti« «ve, k période lothiaque s'est renouTelée, ainsi quesoos le boa Antarîa, le SO juillet de Tan 189 (selon Feurier, t. II, p. » delà . de l'Égypte)y et sous Henri IV , en 1598. Ces trois règnes he le hasard a placés aux époques du retour préturaé de TAye d'or, justifieraient presque Tantique opinion , û Ton pouTali enoore emra aux rèvea de l'Astrologie, et oheroher aiUeura que dam te ooBur des prince» la source du bonheur des peuples.
287. Expliquons inainienant la fable du Soleil considéré acMU les traits d'Hercule. Nous devons ici nous contenter d'esquiasea rapides j ce qui précède suffit pour rintelligence de cette fable, et de plue amples détails seraient superflus. On peut d'ailleurs consulter TOr^gàu dei Cultes, par Dupuis.
La guerre, eoooro la guerre ! et toi, tremble» Uioq:
Le grand Achille vole à ta dettructioo. Titsor.
Le Carmen seeularê d^Horace, composé pour les jeux séculaires «{u^Auipute fit eâébrtr 17 ans avant notre ère, est encore une allusion à la renaissance du Soleil, et, avec hn, ih bonheur de l'univers*
Jam fldet, et pax, et han&r, putUfrquê Fruciu, et nêglecta redire virtus jiudêtf appar§tquêb9atapknQ Copia cornu*
Boananger (Ânt. ddvôîi,) prouve que les oracles des Sibylles, rinttUntion dm diverses Mtes publiques, un grand nombre d'usages civils et d'erreurs populaires, se rapportaient à la croyance du retour des mêmes événements, soit heureux, soit malheureux, après de certains périodes. On alla même jusqu^à supposer qu'on pouvait hâter ce retour pour échapfcr aux maux. C*est pourquoi on consultait les livres de la Sibylle chaque fois qu'on voulait ai^ réter quelque calamité. Boullanger attribue à éetle opinion l'usage d*enfbncer un don dam les murs du Capitole pour détourner la colère des dieux. Avant de connaître rartd'éerire, les Romains n'avaient d'autre méthode de marquer les temps éeenlét qa*eB fichant un dm étm les murs du temple de Minerve, On indiquai! ainsi à chaque oloaqn'Mi entrait dans on non* Teau période. Lorsqu^on voulait abandonner une époque désastreuse, on croyait avancer ie terme des malheurs en répétant Tacte qui signalait la limite de cette durée. BouUanger crsit aussi qu'on doit rapporter à cette même enreiir rnaage o^ tent «eMin Ini Jnifc de rhai^ de nom dans les temps de calamités.
L'opinion de la fin du monde, ajoute ee savant, de ton reneaTeUament, du retour de ràc* d'or, était répandue dans toutes les religions de l'antiquité. HnUsb lea nationa attendent aa monarque futur, ayant le Soleil pour symbole. Les Juifi croient qu'Élie et Énoe reviendrsat sur la Terre pour précéder ce SoMt de justice, ce Dieu de ia fin d$e ttmpe. De là il fut dériver Tusage de tourner vers l'orient, ou la porte des temples, pour que le Soleil en troeve aisément l'entrée, ou le sanctuaire, usage bien plus moderne, pour que les adoratevrs aient le visage tourné vers l'orient { de là aussi les fêtes du solstice d'hiver, à la renaisaaaee de Tastre du jour, et ce reste d^idolàtrie des premiers chrétiens, qui célébraient le jour de Kod en se tournant vers le Soleil levant. ^
AU SOLElli £T A lA LUN& ii|
Oro iiwiya «iraiii la Uvet du Lion ^ on Toit la pQii«lellatioi| 4'Ber- Cilla fi oonnliw, au lieo même où le loir le Lion irn disparaître; autof^ Mê le «obtioe d'élé arrivait quand le Soleil était dans le Lion ; le coue|Mir4u matin 4'Bercule était donc rannonc&decedoUtice; c'est dQ lÀ mémo qae tette dernière constellation tire son nom» On fignre le Ikéroa agenouillé I comme prêt à descendre spus rhorizon^ foulant l| aea pieda le Vragon polaire, et roTétu d'une peau de lion ; dans Tune de fM maina est un rameau chargé du fruit des Bespérides ; dans Tautre est «ne massue. Cet attribut» caractérisent la force du Soleil solsticial, ou ae rapportent aux douze trav<iuX| qui, d'après Porphyre, ne aon( que !«• passages du Soleil dans les douce constellations du xodiaqne, G'esl œ que nous allons vérifier, en Suivant Hercule dans tous les acte» de sa vie, pris dans Tordre de leur succession,
^ffé 4a dût nmt, U étouffk 4 minmi dms énarmeê serpmt^ qu^Jum>n ami$ $uêoiiéê €onir§ /««. Le lever héliaqne d'Hercule doit être regardé comme l'instant de la naissance du héros qui, après avoir été loqgT temps invisible, apparaît de nouveau. Le Soleil est alors au milieu du Scorpion, dédié à Mars (n» 258) : dix mois après, Tastre est aux deujt tiers de la Tierge. Or, en plaçant ce point an méridien inférieur, ppur avoir la aituaUon du ciel à minuit, on remarque que les deui^ Serpentf célestes sont entièrement déployés sous Thoriion. Cette situation de h sphère est même la seule où ces deux grandes constellations, l'Hfdre et le Serpent, soient à la fois cachées, tandis qu'Hercule est. visible vers l'occident, et que lo Liou va soulever.
Passons maintenant aux douMe tr^pQu^f auxquels Hercule fut çon* damné par Junon avant d'obtenir l'immortalité. L'explication a^tro** ^omiquo n'est pas toujours aussi directe , mais il suffit qu'elle soit souvent claire, et qi^e ces travaux se présentent tous les dou^ diin» Tordre même o^ la Fable dit qu'ils ont été accomplis, Prenon^^lea dono tour à tour dans cet ordre, et remarquons l'aspect correspondant q^^Ste le ciel, lorsque le Soleil parcourt les signes successifs do %^ diaque, à partir du Lion*
l« fl. L'entrée du Soleil dans le lion solsticial, qu'il fait dispargUre en le couvrant de ses feux, est la victoire sur le Lion de Némie.
S^* VS* A mesure que le Soleil s'avance , il traverse le Cancer, If Uen e| la f^i^rge, les diverses parties de Tflfdre s'éclipsent tour k ioufi d'abord la tète , puis le corps, et enfin la queue; mais alors la tète fierait dans son lever héliaque. C'est le triomphe sur Vffi/d^ fnmêêafUe duUuid^ lerne, qu'Hercule brûla après ayoir écrasé l'Kere- 9iaio<iuilg«gpond«}t,
su FABf.ES RELATIVES AUX PLÂHÈTES,
S^d!^. Le Soleil travemiiit la Balancé, aa temps àm fen^ngies, ooiiTre le Gentaare de tes feox : la Fable dit qae le Geatavre GUron, ayant reça Hercale, en avait appris l'art de faire le vin. Elle ajovte qne, dans nne dispute causée par TÎTresse, le peuple des Centavrea avait Yonln tner Thôte d*Hercale , ce qni avait forcé le héros è les combattre ; ceci parait relatif an concher dn soir dn Sagittaire. lÊmên, dans nne cbnsse, il avait vaincu nn monstre nommé le SanglwrJPÉff* fÊiùfàke, qu'on croit se rapporter au lever du soir de la grande Oorse*
4« iq,. Gassiopée , qu'on figurait aussi par une biche , se plonge le matin dans les flots, quand le Soleil est dans le Scorpion^ oe qui «mirait à l'équinoxe d'automne '; c'est cette Biche aus eomês é^or que, malgré son incroyable vitesse. Hercule fatigua i la course, et prit au bord des eaux où elle reposait.
B^* -H-. An lever du Soleil, dans le Sagittaire, l'Aigle, la Lyre (im le Vautour) et le Cygne, placés dans le fleuve de la voie lactée, dis pa " raissent tour à tour dans les feux de cet astre : ce sont les oîmmis dm lac Stymphak chassés d'Arcadie par Hercule, dont la flèche est placée entre eux.
6« ^. Le Capricorne, ou le Bouc céleste, est baigné sur le devant por l'eau du Verseau : ce sont les écuries 'd'yéugioi nettoyées en y faisant passer un fleuve.
1^ ^ss;. Le Soleil, dans le Veneau, an solstice d'hiver, était près de Pégase ; le soir on voyait se coucher le Vautour, tandis que le Taureau passait au méridien ; on a dit qu'Hercule, à son arrivée en Élide, pour combattre le Taureau de Crète, et le Fautour de Prométhée, monta le cheval Arion et institua les jeux olympiques, qu'on célébrait i la pleine lune dn solstice d'été ; la Lune est précisément alors dans le Verseau, c'est-à-dire à la région opposée au Lion*
8* X- L'enlèvement des cavaUê de Diamède, fils d'Aristée, se rapporte au lever héliaque de Pégase et dn petit Cheval, le Soleil étant dans les ,P(nsê<m$ : ces deux chevaux sont placés au-dessus du Versean, qai est . Aristée.
9^ Y* Hercule part ensuite pour la conquête de la Toison d'or; le Vaisseau et le Serpentaire (l'Argonaute Jason , n^ 261) achèvent de se lever le soir, tandis qu'en même temps le Bélier, Cassiopée* Andrumède, les Pléiades et Pégase se couchent. De là la victoire d'Herook BurBîppolyle, reine des Amasoneê, dont la ceinture (Mirach) brillait d'un vif éclat : plusieurs de ces guerriers avaient les noms des Pléiades*
10<^ ^. Au lever du Taureau, le Bouvier se couche, et la grande Ourse (les bœufs d'Icare) se lève : c'est la défaite de CéryM el l'a