‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 10 sur 123 · FIGURE DE LA TERRE · texte numérisé non relu

FIGURE DE LA TERRE

liant ce fait que comme une hypothèse, U se trouverait donc ainsi démontré : mais toutes les observations célestes se réunissent pour l’accuser. Aussi les anciens philosophes en avaient-ils la certitude sans le secours des voyages. Lorsque Christophe Colomb partit pour la découverte de l’Amérique , il n’avait pas comme nous, dans les voyagea de long cours, la preuve infaillible du fait que nous avons énoncé, et cependant il lui en restait un assez grand notubre d’autres pour en être convaincu. Ce sont ces preuves que nous allons exposer; et à proprement parler, la plupart des vérités que nous démontrerons par la suite n’en sont que des conséquences, et les faits se trouvent ainsi tellement liés entre eux pour composer un corps de doctrine qu’il n’y a qu’un aveuglement incurable qui puisse se refuser à une évidence aussi complète.

Si l’on a d’abord quelque peine à concevoir la rondeur de la Terre, c’est qu’il se mêle à celte vérité une fausse idée de la pesanteur. On se demande pourquoi la Terre , ainsi isolée, ne tombe pas dans l’ablme, et comment elle peut être soutenue et nager sur le vide : ou veut que les j^niipodei ne puissent, comme nous, rester fixés au sol, et qu’ils aient besoin d’une puissance pour les y retenir. Mais la gravité est une force qui réside dans la Terre même , rctieih tout ce qui est à sa surface, et attire vers son centre les corps qui sont proches d’elle. L’action de tomber consiste donc à se diriger vers cette surface ou ce centre : les antipodes ne peuvent, non plus que nous, se soustraire à celte lendanoe sans une force expresse. D'ailleurs, aucune résistance n’est nécessaire pour soutenir la Terre dans l’espace, si aucune puissance ne la sollicite vers quelque partie de cette région extérieure, qui n’a ni haut ni bas.

On a encore une preuve de la rondeur de la Terre dans la figure conique qu’affecte l’ombre portée par ce globe du cèlé opposé au Soleil. Nous ne pouvons cuedre parler déco phénomène, qui se lie à la théorie des éclipses de lune (n° 66).

1 1 . Qu’on mesure avec soin les angles aTZ , èTZ (fig. 3) que forment les rayons visuels dirigés de l’observateur T aux points a, b, avec la direction verticale ZT du fil à plomb ; la différence de cesangles donne l’angle oTè, qui est la plus grande excursion de l’étoile a. U semblerait que cet angle devrait varier, quand l’observateur T change de place sur la Terre , puisque si le sommet d’un triangle s’approche ou s’éloigne de la base, l’angle doit croitro ou diminuer. On reconnaît cependant que la valeur de l’angle al'è est la même, du quelque lieu cassoGBxriii. i

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