FIGURE DE LA TERRE. 1K
glubo* ot cartes oéicsius servent ù perpétuité à l'cprëiontor lei diverses cunstellations. Toutefois il convient d’uvertir que certain* phénomène* célestes, dont nous parlerons plus tard , obligent d’apporter, après un long temps, dos changeinciils dans les globes et cartes oélestes. Ce sujet sera traité avec les détails qu’il exige, lorsque nous aurons donné les développements convenables aux théorie* astronomiques.
Il suit de ce que nous avons exposé précédemment , que si la déclin, d’un astre est boréale, la partie gk (fig. S) de son cours, qui est audessus de l’horizon , surpasse celle g'h qui est au-dessous; les points k, où se font le lever et le coucher, se rapprochent du nord D, et cela d’autant plus que la déclinaison est plus grande : l’étoile prend aussi plus de hauteur à son passage au méridien en g. Ia)rsque la déclinaison est égale ou plus grande que l’arc D£'=U'E — l’inclinaison de l’équateur, cumpl. de la hauteur du pôle, l’astre no se couche plus ; et nièiuo son cercle diurne AB , ab est d’autant moindre que la déclin, est plus grande.
Le contraire a lieu pour les déclin, australes, l’étoile est pour nous plus longtemps couchée que levée ; les {wints K. , où elle atteint l’horizon , se rapprochent du midi D'; la hauteur méridienne D'G est moindre que celle D'£ de l’équateur; et si la déclinaison surpasse D'£, l’astre reste constamment sous notre horizon.
Figure de la Terre.
10. 11 s’agit roainleiiant de chercher quelle est la forme de la terre, ot d’expliquer comment il arrive qu’en quelque lieu que soit un spectateur, il se trouve placé au centre de tons les mouvement* célestes, tels qu’ils nous paraissent se faire. Le premier sentiment fit croire que la voûte céleste touchait à la Terre, et s’appuyait , pour ainsi dire, sur elle aux bornes de l’horizon. Mais bieiitût la Terre, qu’on supposait plane et limitée aux Colonnes d’Hercule , prit plus d’étendue , et l’on éleva même des doutes sur l’existence de ces limites. On reconnut que tous les hortiines ne comptent pas la même heure à l’instant où il* voient un phénomène céleste, tel qu’une éclipse do Lune. D’ailleurs la surface des mers n’est point plane : le navigateur, en approchant des côtes, aperçoit d’abord le sommet des édifices élevés; ce n’est que successivement qu’il en découvre les parties inferieures, que lui dérobait la convexité de la mer; même les meilleures lunette* ne peuvent faire distinguer .i l’observateur placé sur le rivage, que
16 FIGURK RE I,A TERRE.
le lommel du mât d’ua navire éloigné; ce n’est qu’en s’approchant davantoge que ce mât s’allonge , et qu’cnfin on voit le corps du vaisseau. Si la mer était plane, ne devrait-on pas voir le navire avant son niât?
La rondeur de lit mer une fuis reconnue, il était facile déjuger, qu’aux inégalités près, le continent devait également être arrondi.
En efiFet , les montagnes les plus élevées ont à peine 3 à 4 lieues de hauteur verticale, quantité presque nulle quand on la compare aux dimensions de la Terre. D’un autre côté, le peu de rapidité des eaux qui coulent à la surface ne permet d’attribuer au sol et au cours des fleuves qu’une pente insensible vers la mer.
Enfin, l’analogie conduit à penser que si nous étions transportés au loin , hors de la surface do la Terre , nous la verrions , comme le Soleil et la Lune, sous l’apparence d’un globe. Or, c’est précisément ce que les voyages de long cours viennent confirmer. Des navigateurs découvrirent un nouveau ciel , en perdant le nôtre do vue, et connurent la partie opposée de la sphère céleste. Magellan fit le premier le tour de la Terre , et celte entreprise, mille fois exécutée depuis, dans divers sens, a démontré que le voyageur qui procède sans cesse directement à l’est, revient enfin au point de départ , après avoir parcouru le tour entier de ce globe do 9,000 lieues de circonférence. La même chose arrive en s’avançant constamment dans une autre direction quelconque. Four nous convaincre de ce fait, tons 1rs passages ’ nous sont ouverts, excepté les lieux voisins du pôle de notre globe, qu’un climat rigoureux rend à jamais inaccessibles. La Géométrie, qui nous enseigne à mesurer avec précision les distances, même celles des lieux que nous ne pouvons atteindre , donne à nos procédés géodésiqnes la rigueur qui la caractéri.se. Ainsi, nous devons reconnaître que le sol que nous habitons est un sphéroïde, qui ne nous semble ' être un plan plus oti moins inégal, que parce que nous n’en voyons que la petite portion qui nous entoure.
C’est donc un fait désormais incontestable que la Terre a la figure d’un globe isolé de toutes parts dans l’espace, et enrironné par le ciel fn° 12). Les navigateurs ne se hasardent à franchir la vaste étendue des mers que parce que celte vérité leur est parfaitement connue; c'est sur elle que sont fondés les procédés de calculs qui leur font connaître chaque jour la place du navire sur le globe terrestre, lorsqu’ils n’ont pour se diriger nu gré des vents que la vue du ciel : et In rondeur de In Terre est si certaine qu’on la prenant pour base de leurs rcchercbes, ils ne se trompent pas dans leurs déterminations les plus délicates. En ne pre-