CALENDRIER ÉGYPTIEN ET PERSAN
mobile dans la duree du passage; 2“ les ubservalcurs ne peuvent pas so placer aux deux exlréniilés d’un inéiue diamètre terrestre, puisqu’ils doivent avoir les deux astres sur leurs horizons respectifs , cl se trouver en outre en des lieux d’où celle espèce d’éclipse soit visible. Nous avons déjà avancé que des voyages étaient nécessaires pour atteindre des régions d’où l'on puisse apercevoir le passage.
Nous ne pouvons entrer ici dans les développements nécessaires pour faire coiiiprendre comment on surmonte ces difficultés; il nous suffit d’avoir indiqué les bases de l’opération , pour en faire concevoir les résultats. On calcule d’avance , d’ajirès les tables astronomiques , les différentes phases' du phénomène , pour chaque lieu d’observation , précisément comme on le ferait pour une éclipse du Soleil par la Lune; ce calcul , fait pour diverses contrées, donne les aspects propres à chacune, cl l’on sait en quels lieux il faut se transporter pour en avoir le spectacle. On choisit les pays les plus distants, pour écarter le plus possible les deux cordes , et aussi pour accroilrc la durée des passages, et l’on combine deux à deux les résultats d’observation. De l’ensemblo ré-sulto une moyenne qui est , avec assez de précision , la parallaxe du Soleil.
Les passages de Mercure peuvent être employés à cette recherche, comme ceux de Vénus. Les parallaxes de ces deux planètes sont doue bien connues. La 3’ loi de Kepler suffit pour obtenir les distances de toutes les planètes au Soleil, ainsique leurs parallaxes : les temps des révolutions sont connus; il est aisé de comparer leurs carrés au cube des distances, en prenant pour unité la distance de la Terre au Soleil ; et cette dernière distance est donnée par la parallaxe de cet astre.
Sui' les Calendriers.
345. L’tsz d'un peuple est l’époque à partir de laquelle il compto les années écoulées. L’ère chrétienne proposée en 850, par Denys le Petit , est l’année supposée de la naissance de Jésus-Christ ; nous disons tuppotée , parce que plusieurs chrnnologistes rapportent cette naissance 3 ans avant celle époque. Les années antérieures à l’ère sont distinguées par le signe — ; ainsi les chronologistes comptent les ans : — 4, — 3, — 2, — 1, 1, 2, 3.... sans admettre zéro entre — 1 et 1 , comme le font les géomètres.
On consultera sur le sujet que nous allons traiter, l’artiele Calendrier de M. St. -Martin , dans V Encyclopédie do M. Courtin.
346. Calendrier égyptien et persan. L’année de ces peuples était
3!)<) CALENDRIER Éliïl'TlEN KT PERSAN.
vague de i(t66 jiitirs; elle avait douze mois de 30 jours chacun, et était terminée par 5 jours complémentaires , comme dans notre calendrier républicain : nous en avons traité page 107. Comme le jour initial parcourait, eu rétrogradant, tous les degrés du zodiaque, le retour des mêmes saisons et des mêmes travaux d’agriculture n’était pas attaché aux mêmes dates; ce qui rendait l’observation des levers d’étoile Fort importante. Le lever heliaque de Sirius annonçait l’époque du débordement prochain du Nil, phénomène d’une si grande utilité pour l'Egypte , qu'il était célébré par de grandes fêles. Le quart do jour qu’on négligeait chaque année solaire , produisait un au après 1480 ans, durée équivalente à 1461 années égyptiennes. Le lever héliaqiie do Sirius ne se retrouvait le premier de l’an que tous les 1461 ans, et celle période, dite soMmçue, était, par son renouvellement, le sujet des fêtes nationales les plus solennelles.
Les Egyptiens connaissaient la durée exacte de l’année tropique, et si leur année civile ne comprenait que 866 jours , c’était volontairement et par des motifs particuliers qu’ils avaient adopté cette durée. On peut croire que dans des temps antérieurs , on n’avait cru rannee solaire que de 363 jours, et que celle découverte, si utile et si difficile à faire dans ces temps reculés, avait été consacrée par des rites religieux, comme tout ce qui réglait l’administration publique de ces peuples; quand ensuite l’erreur a été reconnue, on n’a pas cru devoir changer l’usage reçu, ce qui aurait pu être nuisible au culte, qui, chez toutes les nations, résiste sans cesse nu changement. On attribue la division en semaines du 7 jours aux Egyptiens, qui leur donnaient les memes noms que nous {roy. note,p. 110).
C’est d’après ce calendrier qu’est établi YMmageste de Plolémée, ainsi que le calendrier de Nabonas.iar, dont le premier jour de la première année est tombé le !26 février de l'an — 747.
Pour trouver la date julienne du jour initial d’une année proposée de Nabunassar, mullipliez-en le millésime par 366 , retranchez 808, puis divisez par 1461 ; vous aurez un quotient et un reste : prenez 4 fuis ce quotient et ôtez 746 , vous aurez le millésime du caleudrier julien qui correspond , et le reste sera la date : cependant si ce reste surpasse 866, 730 ou 1096, un devra en retrancher ce nombre, et augmenter le millésiiuc de 1, de 2 , ou de 3 , selon le cas.
On demande à quelle date répond le 9 A' Athyr de l’an 964 de Nabonassar : ce jour est le 69° de l’année ; cherchons la date julienne du 1*' de l'an. 363 fois 964 font 361860 ; j’ôle 808, et je divise par 1461 ; j’ai 240 pour quotient et 912 pour reste, dont je retranche 780, ce qui
CALENDRIKR GRKC.