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ridait oe reate à 18ü; 4 fois 940 font 960, dont j’6te 746 et & quoi j’njoiile 9 , et je vois que lu jour initial demandé tombe le 182* de l’année bissextile 216 de notre ère, c.-à-d. le 30 juin. Le 9 A'Athyr tombe 68 jours au delà , ou le 6 septembre de l’année julienne 216.
La 1** période sotliiaquc date de l’an — 2782 : elle s’est renouvelée l’an — 1322 , et enfin l’an 138 , le 1" Thot fut le 20 juillet, sous lu consulat d'Antonin Pie et du Urutlius Prœscns.
m . Calendrier grec. Il était luni-eolaire , c’est-à-dire qu’il se réglait à la fuis sur les révolutions de la Lune et sur celles du Soleil; voici comment ou l’avait établi.
L’année commençait à la néoménie la plus voisine du 20 ou 21 juin, époque du solstice d'été ; elle était composée eu général de 12 mois dont cbacuii commençait le jour de la nouvelle lune , et qui avaient alternativement 30 et 29 jours. Cette disposition , eonfornie à l'annéo lunaire, ne donnait que 3o4 jours à rannée civile; et connue elle est plus courte que celle du Soleil du 10^21*0' li" (toy. p. 86), cette différence, en s’ajoutant, produisait à fort peu près 87 jours nu bout de 8 nus , ou 3 mois de 29 jours. Pour amener les années lunaires à concorder avec les solaires , il fallait donc ajouter 3 mois intercalaires en 8 ans.
Méthon ayant publié son cycle de 19 années solaires , dorant les* quelles il s’écoule 235 lunaisons presque exactes (coy. p. 93), on ajouta un mois de 80 jours à chacune des années
3", 5', 8*, 11*, 18*, 16* et 19* de ce cycle.
Ces années de 13 mois, ou de 384 jours , étaient appelés embolismiquee; et les 19 années civiles se trouvaient ainsi composées de 235 mois ou lunaisons, ou de 6938 jours , comme les 19 années lro|>iqucs; lus révolutions continuant leur cours, on recommençait aussi un nouveau cycle de 19 ans. Ce mois .ajouté était placé après le 6% Possidéon, et s’appelait un eecond Postidion. Tous les mois étaient divisés eu décadet ou semaines do 10 jours. Le calendrier do Méthon no fut introduit en Grèce que dans l’an — 432, lu 15 juillet du calendrier julien ; Calippo le corrigea en — 330 , en retranchant lu dernier jour du 4' cycle. Chaque jour commençait le soir. Voici les noms des mois athéniens : Hècatoinbœon , Métageïtnion , Boédromion, Pya-Neption, niœmactirion, PostidéOH, Gamèlion, Antheetêrion , ÉlaphéboUou, Idunychion , Tkargilion, Scirophorion,
CALKiNURlEK ROMAIN.
Les Grecs faisaicnl usage d’une période de 4 ans qu’ils nommaient Olympiade, parce que la 1'* de ces 4 années concourait ascc la célébration des jeux olypiqucs. La première olympiade , ou l’ère des Grecs, eut lieu l’an —776. La 2* année de la 42“ olympiade est donc la seconde après 41 révolutions do 4 ans, ou la 166“ à compter de la première : étant donc 16S ans écoulés de 776, le reste 611 indique que l’année dont il s’agit est — 611.
348. Annie romaine. Le calendrier établi par Romulus n’est pas parFailenient connu, et les auteurs ne s’accordent pas entre eux sur ce sujet. Plus guerrier que savant, ce fondateur do Rome ne faisait l’année que de dix mois, les uns de 20 jours, les autres de 55. Ces durées inégales étaient probablement réglées par les travaux champêtres, les idées religieuses dominantes, etc. Plutarque dit que l’année de Romulus avait douze mois, que janvier et février la terminaient, cl que Numa déplaça le premier de ces mois. Quoi qu’il en soit, l’année commençait à mars; septembre était le 7° mois, octobre le 8°, etc., et CCS dénominations ont subsisté après le déplacement. Le 5° et le 6“ mois étaient appelés çumlt'/ts et eextilû, qu’on a depuis changés en juillet cl août, en l’honneur de Jules-César et d’Auguste.
La réforme de Numa a eu pour objet de régler les mois sur le cour.s de la Lune, et cependant de donner 365-' | à l’année civile. D’abord il ne fit les douze mois de l’année que de 355^, commençant au solstice d’hiver {/deler, ère des Romains, p. 185) ; mais il ajoutait un 18“ mois de 2 en 2 aiis, ce qui portait l’année alternativement à 377 tl 378 jours : en sorte que les années consécutives par périodes de 4, étaient composées de
355, 377, 855 , et 878 jours.
La durée de 24 ans était donc de 8790 jours, ce qui supposait SRR' ^ .à l’année solaire. L’ordre des mois était
Janvier
S9 jonrs. ■
Sexlilis
99 jours
Mars
Septembre
Avril
Octobre
Mai
^ovembre
Juin
Décembre
Qiiinlilis
Février
Doc superstition attachée aux nombres impairs, qu’on regardait comme heureux , avait porté le législateur à donner aux mois ces
CALENÜRlEa ROMAIN.
nombres de jours, et à I’.innëe955juurs, auliru de 9154 (|ui appartient à l’année lunaire; le mois de février avait seul un nombre pair de jours, et était consacré aux expiations et aux funérailles, comme étant un mois néfaste.
Le mois de 22 ou 23 jours qu’on ajoutait de 2 en 2 ans était appelé mercédonien ; on l’intercalait entre le 23 et le 24 février; en sorte qu’après avoir dit 22,23 février, on comptait 1,2,3.... 22 mercédonien, puis on finissait pur 24, 25. . . . 28 février. Cette supputation n’était pas la seule bizarrerie de ce calendrier.
Comme cette disposition donnait un jour de trop à l’année civile, Numa prescrivit que dans les deux dernières périodes de 4 ans du cycle de 24 ans, l’année de 377-' et celle de 37R' seraient diminuées cbacunc de 6 jours ; elles étaient de 371 et 372 jours. Ces 24 jours, retranchés des 8790, ne donnaient plus que 8766 jours pour 24 ans, savoir, juste 365-'^. Ainsi ce calendrier était d'accord avec la marche du Soleil et do la Lune, autant qu’on pouvait le faire avec les lumières du siècle. La distribution en était seule gênante et irrégulière. Numa chargea spécialement le grand pontife du soin d’ordonner ces intercalations. Sous les décemvirs, des motifs politiques firent déplacer le mois do février, qui passa au second rang, tel qu’il est aujourd'hui.
Ce fut en — 459 que cc déplacement eut lieu.
On avait l’usage de la semaine, et chaque 8* jour, appelé nundino/, était destiné â tenir le marché public; ce jour ne devait jamais sc rencontrer avec celui des tiones (le 5 ou le 7 du mois), qui était consacré à la mémoire du roi Servius Tullius, révéré des Romains. Lu pontife devait régler le calendrier de manière à satisfaire aussi à cette obligation ; cette foriue eut peu de durée.
Nais les pontifes romains, choisis dans les familles patriciennes les plus élevées en dignité et en considération, mirent peu de zèle à s’acquitter des fonctions que Numa leur avait confiées; par négligence, par superstition, ou par un usage arbitraire de leur puissance, ils allongèrent ou accourcirent l’année sans aucune règle d’uniformité. Souvent même ils ne consultaient pour cela que leur commodité, on les intérêts de leurs amis. Middieton, dans la vie do Cicéron, en cite plusieurs exemples (trad. de l’abbé Prévost, t. III, p. 243).
Le désordre que cette licence avait jeté dans le calendrier était allé si loin, que les mois avaient changé de saison, ceux de l’hiver ayant été avancés à l’automne, ceux de rantomne à l’été, etc. Les fêtes étaient célébrées dans des saisons différentes de celles pour lesquelles on les avait instituées; en sorte que celles de Cérès arrivaient au prin-
CALEMüRll-R HUMAIN.
temii», ctcclks dcUacühusen été. Jules-César n’y iruuva {loint d'autre remède que de supprimer les mois intercalaires, cl résolut d’établir l’année solaire, suivant lu mesure qu’on donnait alors de la révolution dans le zodiaque, ou 3üS jours et un quart. Il ordonna que chaque 4° année, on ferait l’intcrcalation d’un Jour, à la place où l’on Faisait arriver le uiois inercédouien, c’est-à-dire entre lu â3 et le 24 février. Ainsi toutes les autres années étant Hxces à 865 jours et celles-ci à 366, de 4 en 4 ans, il se trouve que ranuée civile eut 365-^ j-.
Mais il fallait rendre aussi les fêtes publiques aux saisons qui devaient les recevoir : César fut obligé d’insérer dans l’année courante — 46 (ou 708 de Rome) deux mois intercalaires, outre le mois luercédonien, qui devait aussi y entrer. On cul doue une année de 16 mois divisés en 446 jours : c’est ce qu’on appelle l’annéa de coH/usi<m, Vuioi comment elle fut distribuée :
Le If janvier 70S tomba notre 13 octobrr — 47.
Janvier, 29 jours, finit le 10 novembre.
Février, 33 jours, commença le 11 novembre.
Hercédonien, 33 4 décembre.
Reste de février, 5 37 décembre.
Mars, 31 1 janvier — 46.
Avril, 29 1 février.
Mai, 31 3 mars.
Juin, 29 3 avril.
Quinlilis 31 1 mai.
Sextilis, 39 1 juin.
Septembre, 29. 30 juin.
Octobre, 31 39 juillet.
Novembre, 29 39 août.
3 mois intercalaires, 67 37 septembre.
Décembre, 39 3 décembre.
1 janvier, l’an de Rome 709. . . 1 janvier — 4S.
Ce supplément de jours se trouvait nécessaire pour remplir les omissions passées, et rétablir les mois dans leurs saisons. César chargea de tous ces soins Sosigène, célébré astronome d’Alexandrie, qu’il avait ameué à Rome dans ce dessein ; et sur les mêmes principes, Flavius eut ordre de composer un nouveau caicnilrier, dans lequel il fit entrer toutes les fêtes romaines , en suivant toujours rancienne manière de compter par les calendes, les nonet et les idea, ainsi qu’on va l’expliquer.
L’an — 46, ou 709 de Rome, fut le premier qui oommença Vannée julienne, et qui a été jusqu’ici toujours en usage, sauf la suppression