CALENDRIER ROMAIN
des bissextiles séculaires par lu )>npc Grégoire XIK. Les mois romains eurent dès lors la même durée que les' nôtres, les mêmes noms et le même ordre. Les mois lunaires, mal observés depnis longtemps, farent tout à Fait oubliés.
Les Romains ne Faisaient pas usagede la semaine ; leurs mois étaient divisés d’uiio manière irrégnlièrc et bizarre. Le 1" jour du mois se nommait calendet, d’où dérivolo mot calendrier ) le 5* était le joui'des nones, et le 18° celui des idet; mais en mar.v, mai, juillet et octobre, qui ont 31 jours, les nones étaient le 7, et les ides le 15. Les noms des antres jours du mois se tiraient de leurs rangs, en rétrogradant. Ainsi on disait ta veille ou le 2* jour des calendes {pridie calenda»), le 8°, le 4° jour des calendes d'avril, pour désigner lus 31 , 30 et 20 mars. Le 366° jour .ajouté dans les années bissextiles était entre le 23 cl le 24 février, et on le nommait un second 6° jour des calendes de mars {hiuexto caUndeu), d’où vient le moi biieextile. Les vers suivants expriment celte distribution (voyez à la 6n de l’ouvrage le calendrier romain) :
Prima dlêt mtnth eujutijue ni dicta ctLtssf;
Stx miyni ffoii**, october, juüui et mars;
Quatuor ai reliqui : dabit ii>ct quUibet octo ;
Jndé Hitt reliquoe omnet die este calemiat,
Quot rétro numerant dicet à mente sequente.
L’ère des Romains est l’année de la fondation do Rome, qui, selon Varro, répond au 21 avril — 763. La bataille d’Actium a été livrée l’an de Rome 728 j retranches 723 de 753, et vous trouvez que cette date répond à l’an — 30.
L’an — 44, le 1°° jour de l’an était celui d’une néoménie; le cycle lunaire était 1. Peut-être le respect porté aux anciens usages de commencer le mois à la nouvelle lune, comme on le faisait en Grèce, a-t-il déterminé César, dans sa réforme du calendrier, .à préférer commencer l'année de celte époque plutôt au jour de la néoménie qu’au solstice d’hiver *.
* SuivsDt Boullaager (jdnl. déu„ 43), premier jour de l'sn doit oroir été plaed au
loUttce d'hiTer. Les fdtes qu'on célèbre alors, leAjeiknes donl on le fait prccétlcr. TA veut qui rappelle, sont autant de solennités qui annoncent le renourcllemcnt de l'année. L'içnorance oà l'on était de la durée de 365 jours '/t de l'année solaire, a fait retarder la commencemeol de raoncc civile, et lorsque ensuite on a reconnu celle erreur, cl régularisé les intercalations, on n’a pas eu égard à riuslitution des fêtes holstieiales. et le commencement do l'an* ode a été fiaé au jour où nous le fêtons. Suivant le même auteur, la Saint-Jean d'hiver vient de Jûntit (Joanoès, Jokbanao), époque initiale du mois Januariut. La Saiat-Jean d'été est une autre fêle solslicialo. Lo jour de Noël est eucorc, chci plusieurs nations, célébré avec !a pins grande pompe.
CALENDUIKII GREGOKIEN.
Nous ne dirons rien des fêtes des Roinniiis ; ce peuple^ livré aux plus grandes superstitions, res'tes de sua ancien état de barbarie et d’ignorance, qualifiait certains juurs do néfastes; d’autres permettaient de vider et nettoyer les écuries des vestales : il y en avait do désignés pour les assemblées publiques, pour les élections, etc. [eoy. VEnc. méth., au mot Calendrier).
Le cycle sulaire de 28 ans, et le cycle lunaire de 19 ans, ne reprennent les mêmes valeurs ensemble qu’au bout de 28 fuis 19, ou 632 ans. Cette période de 632 ansn été appelée dionysjenne, parce qu’elle a été remarquée par Denys le Petit, l’an 626, comme ramenant la fête de Pâques aux mêmes dates du calendrier julien. Depuis la réforme grégorienne ce cycle n’est plus d’aucun usage.
L’indiclion est une période do 16 ans qui n’a rien d’astronomique^ elle est relative û un mode de perception d’impôts sous les empereurs romains. La cour papale en a conservé l’usage, aussi bien que des dates romaines. Ce cycle était 1 , et a recommencé l’an — 3.
849. Le cycle solaire, le nombre d’or, et l’indiction ne sc reproduisent les mêmes qu’aprês une révolution de 7980 ans (produit des nombres 28, 19 et 16). Celte révolution a été appelée pénWe^'u/ienne par Scaliger; elle a commencé l’an — 4714, lorsque les trois cycles étaient ensemble = 1. C’est en ce sens qu’il faut entendre ces propositions :
1“ La l” olympiade a commencé l’an 3988 delà période julienne;
2° La constroction de Hume date de l’an 8961 de cette période ;
3“ L’èrc de Nabonassar est de l’an 3966; le 1" Totk a coïncidé avec lu 22 février, à raidi, à Alexandrie.
4; L’iiégyre répond au 16 juillet 6336 de cette même période.
360. Calendrier grégorien. Nous avons dit, page 108, que le pape Grégoire XIII, voulant ramener l’équinoxe du printemps au 21 mars, comme il l’était lors du premier concile de Nicée, en 826, retrancha 10^ de l’année 1682, et ordonna qu’à l’avenir il n’y aurait d’années bissextiles séculaires que de 4 en -i siècles. Mais sa réforme porta aussi sur la distribution des fêtes mobiles, déterminées. par la date du jour de Pâques, et pareonséqiicnt sur le système des épactes, et leur table de correspondances avec les nombres d’or. C’est ce qu’il s’agit d’expliquer.
On a vu, n° 61 , que 19 années tropiques complètent à peu près 286 révolutions synodiques do la Lune; l’année julienne de366-' -’- et la lunaison de 29-', 63069230 (selon des valeurs reçues du tenqps du
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CALEN nniER OaÉr.OUIF.N .
pape Grégoire XIII) monlrcnt qno 19 ans surpassent 2S5 lunaisons de (P, 0008= 1'^, 469. Ainsi, après 19 ans révolus, les néoménies moyennes devaient revenir aux mêmes dates, mais 1*-; plus tôt. Cet excès s’accumulant avec les cycles do 10 ans, on trouve qu’il y a un jour d’erreur après 312 j ans, car G', 0608 lOans;; P' ; 312-j-.
Après 312 7 ans, les néoménies moyennes arrivent donc un jour plus tût, et toiubenl la veille du jour où l’rpacte civile les marque dans le calendrier perpétuel. Mais la eolonnc de ces épactes procédant selon l’ordre rétrograde 29, 28, 27, ... la correction qu’exige celte avance consiste à augmenter de 1 toutes ces épactes, après 3I2Ÿ ans. Après 626 ans, on devra encore .ajouter 1, etc. Enfin, après 2600 ans, on aura de la sorte dû ajouter 8 à chaque épacte; do là celle règle * : ajoutes 1 à l'ipacte aprè$ chaque période de 800 ans, et lorsque sept de ces périodes de trois siècles seront écoulées, ne faites l'addition de la 8° unité qu’après 400 ans.
Dans le tableau suivant, cette règle est mise en pratique : partant de l’an 1800, un a placé le signe -j.- de 3 en 3 siècles, pour indiquer qu’il faut augmenter de 1 les épactes qui ont servi dans le siècle précédent J le nombre d’or reste le meme, l'épactc seule croit de 1. Arrivé à l’an 3900, on ne porte le -{-que 400 ans après, c.-à-d. sur 4300 j et ainsi de suite.
Ce calcul suppose qu’on suit l’année julienne ; mais la grégorienne supprime trois bissextiles séculaires sur 4 : l’an 1800, par exemple, n’est plus bissextile, et les dates coniparées des deux calendriers sont plus avancées d’un rang pour nous : l’épaclo doit donc être diminuée de 1 dans tout le cours de ce siècle. La meme cliose arrivera en 1900, en 2100, .... Notre tableau porte des — à toutes les années que la réforme empêche d’être séculaires et où l’épacte décroit'de 1 pour les mêmes nombres d’or.
* F.e pape Grégoire supposait la lunaûon trop Ioo{;nc tic o".33 ; en faisant le raisonnement cî-^le«suii pour la vraie valeur, qui est 39 /, 53 o 588572 i 5 , on trouve que 19 années julionnci surpaient a35 lunaison* do o/,o6i6855. L'erreur de t jour arrive après 3o8,oi4 an*, au lieu de 3i« î; ; et puisqu'on doit auf^menterdc 1 Tépacte après 3o8 ans, si l'on fait les période* de trois siècles, les huit an* négligés ne produiront un siècle qu’aprè* i3 de ces périodes. La règle prescrite devrait donc être modifiée, et il faudrait continuer d'augmenter de 1 les épactes après trois siècles, durant 1 a périodes successives, et ne faire la i3* qu'après 4oo ans (en 5Hoo). Au reste, la durée de la lunaison éprouve des variations séculaires qu’il faudrait faire entrer dans CCS calculs. Si l'on ne destine ce genre d'opération qu'à donner la <Utc de la fctc de Pâques il n’y a aucun Inconvénient à suivre la règle grégorienne, qu'on ne doit regarder «|Ue comme une convention, fondée sur un rapport approché. Mai* si l'on veut que les épactes donnent les dates des néoménies moyennes, il e»t visible qu'elles ne remplissent ce but qu'à peu près, même en sonmeltanl le calcul à d<-« corrcclii'ns «érutaîres nu uv oatcmlucs.