‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 25 sur 123 · PHASES · texte numérisé non relu

PHASES

donc $ut h* étoiiet de 43" ; par heure , ce retard est un aro de 33' B6",40; o’est le movreman/ Aoroire mo^en de la Lune.

Si le retard eit de 13°, 170396 en un jour, on trouve qu’il est de 360®, en 37^,331582, on '111 7* 43' 4", 7, époque du retour de l’aitre ù la même longitude , et qu’on nomme le mois lunaire périodique.

Dans une année commune de3U5i, la Lune décrit 13 circonférences cl 139® ,384683 : on peut donc, précisément comme on l’a fait n® 41 pour le 0, conclure de la long. moy. à un instant donné, celle qui a lieu à un autre instant.

11 suit de ce qui a été dit ci -dessus que la fraction

= 13", 19076, est l’excès de vitesse de, la (T sur le Q, ou le mouvement relatif des deux astres. Cet arc, exprimé en temps, est de 48' 46"; ainsi la Lune marche 13 fois aussi rite que le Soleil, et retarde chaque jour son passage au méridien de 48' 40" sur celui du Soleil. Lorsque la Lune est revenue nu même point du ciel ou elle était en conjonction avec le 0 (après 27^’j ), il lui reste encore, pour atteindre cet astre, à parcourir l’espace qu’il a décrit durant la lunaison; et voilà pourquoi celle-ci surpasse le mois lunaire périodique. Le mouvement propre vers l’orient est de 3' 56" par jour, pour le 0, de 53' 48" pour la ce sont les retards moyens des passages méridiens de ces astres |)ar rapport aux étoiles; celui de la Lune par rapport au Soleil, est

de 48' 46".

Nous ne considérons dans tout ceci que des mouvements moyens, dégagés des inégalités qui les altèrent et se détruisent périodiquement (a® 100).

53. Si l’on no vent avoir égard qu’aux moyens inonvenients , rien n’est plus aisé que de prédire le retour des phases , VÉpoque précise de l’une d’elles étant connue. Supposons que pour le midi du 31 décembre (ou du 1°' janvier, si rannéo est bissextile) on ait V.:dge de la Lune, c’est-à-dire le temps écoulé depuis 1a dernière néoménie; cet âge est ce qu’on nomme VÉpacte astronomique *.

En le retranchant do 39/ 13'“, 734, qui est la durée do la lunaison ,

* Qu'on évalue lei longitailes moyennes du Soleil et de la Lune pour le' midi du 3 i dëc. (ou le !•' janvier dc« bissextiles), la différence de ces nombres, convertie en temps, à raison Je 13®, 19075 pour 1 jour, sera l’épacte de l'année, d'où résulU’ront toutes le» néoniéBic» moyennes dans le» ni moi» qui suivent, et par suite les pleines bunc» et quadrature» moycnac». Ces phases ne diffèrent jamais d'uu jour de» véritables.

Épacit =■ long. mog. ^ — long. moy. Q, en temps t à raison tle la'*, 19075 parjour.

LUNE

le reste indique l’cpoqiic de l.n prochaine néoménie moyenne : en prenant au delà de ce terme 14' 18^,307, on a celle de la pleine Lune suivante ; et ainsi en continuant pour les syzygies successives. Les quadratures moyennes s’obtiennent d’une manière analogue * {voy. la table X).

An reste, on ne peut déterminer le moment précis des phases, et toutes les antres circonstances de la marche de In Lune , qu’après l’avoir observée avec soin, avoir reconnu les nombreuses inégalités de son cours, et en avoir composé des tables : c’est ce qu’il convient d’expliquer. .Suivons la meme méthode que pour le Soleil ; observons les excursions de la Lune, sa parallaxe , son diamètre. . . .

84. La Lune ne conserve pas la même distance à la Terre, puisque son diamètre apparent change, (ie diamètre, réduit à l’équateur, s’obtient par le moyen qui a été exposé n° !20 ; on en comptant les minutes et secondes écoulées entre Vlmmersion et VÉmeriion des étoiles que cet astre occulte, effet de sou retard diurne de plus do | d’heure (n^Sâ). La comparaison de ces diamètres fait apprécier les variations de distance, comme ou l’a vu n° 30. On a trouvé que la Lune étant pleine, le diamètre peut varier de 29' 21", 91 à 33' 31", 07; les changements pour le Soleil sont entre 81' 81" et 32' 35"-: la Lune semble donc être tantôt un peu plus petite , tantôt un peu plus grande que le Soleil , ce qui annonce plus d’excentricité dans l’orbe lunaire; le diamètre est 81' 7", 0 à la distance moyenne.

85. On a cherché la parallaxe (n° 20), ou l'angle sons lequel , de la Lune, un spectateur verrait le rayon de l’équateur terrestre, sur le disque apparent qu’y présente notre globe, et l’on a trouvé pour valeurs extrêmes , or 24" et 53' 48"; la parallaxe moy. est 57' 0",9. En

* Qu'on répète i 3 foi» la lunaison S 9 /, 55 o 538 j;, cl qu'on ètc les 365 ; de l'année commune, le reste est •

*8/1897654 = 18/1! A , 543635 — i 8 ;iiA 3 ï' 7 ''.

Après une bissexlile, il faut èter ij de plus. D'après cela, si Ton sait qu'en 1887 la

I» néoménie mojr. arrive le 6 janvier A iiA , 49' du soir 6.11A49

en ajoutant l'excès de i 3 lunaisons sur l'année 18. si, 54

on a la i" néoménie de l'an i 838 A la date s 5 . 9,0.3,

savoir, le s 5 janvier A 9A s' du soir. Partant de ce terme, on formera la table des néoménie., en ajoutant consécutivement i9;,53o6; puis celle des pleines Lunes, en ajoutant ou en étant la moitié de ce nombre, (voÿ. la table X.)

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