MOUVEMENT
calculant la distance correspondante, le rayon terrestre étant pria pour unité, on obtient 69,88. Ainsi la dùtance nioÿenne de la Aune à la Terre e$t environ 60 foie le rayon terrestre, ou 8652-4 lieuca : cette quantité est la 400* partie de la distance solaire (n° 21).
En opérant comme n° 39, on trouve que V Excentricité de l’orbe Innaire est 0,548442 (a peu près le 18° de sa moyenne distance], tandis que pour le Soleil elle est de 0,01685, résultat qui s’accorde avec ce qui vient d’étre dit.
La parallaxe qui répond à la distance moyenne est 57', 696; mais de la Terre , c’est-à-dire de la même distance, le rayon lunaire est vu sous un angle de 15', 722; donc les rayons de ces deux sphères sont dans le rapport de ces nombres ou 0,27298, a très-peu près ^ 11.
Le demi-diamètre de la Lune n’est que les trois-onsièmes de celui de ta Terre; sa surface est les trois-quarantièmes de celle de notre globe, son volume le quarante -neuvième; ainsi le diamètre de la Lune a 782 lieues, sa surface a 1 944 000 lieues cacrées.
La parallaxe horizontale change avec les lieux d’où nous l’observons ; le rayon du disque apparent de la Terre, vu de la Lune , n’a donc pas la même longueur dans tout son contour. Cette inégalité des demidiamètres résultede celle des parallaxes observées, et confirme ce quo nous avons dit n° 16, de l’aplatissement de notre globe sous les pôles.
56. 11 faut remarquer qu’à mesure que la Lune S s’élève sur l’horizon , son diamètre apparent change. La distance SC (fig. 9) de l’astre S au centre C de la Terre est la mémo à son lever, jiour l’observateur O, que lorsqu’il est au zénith Z, c’est-à-dire que ZC = SC. Or, le triangle SCO ayant le côté OC très-petit relativement à SC (le 60°), SC ne doit guère différer de OS (à peine des 4 cent-millicmcs de SC). Quand l’astre S est le Soleil ou une étoile, la distance étant immense, la différence entre ZO et SO n’est pas appréciable. Mais il n’en est pas du même de la Lune, qui est plus rapprochée de nous d’environ un 60° lorsqu’elle est au zénith Z, et son diamètre apparent y est plus grand qu’à l’horizon dans le même rapport : la Lune H (fig. 10) à son lever, vu de A, est plus grande qu’au méridien d’environ 30".
57. Cependant le spectacle de la Lune semble démentir ce résultat; nos yeux, en contradiction avec les micromètres, nous font juger le Soleil et la Lune plus volumineux à leur lever; c’est une illusion dont on ne peut se défendre. Les constellations, quand clics sont proches
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LUNK.
de l’horiiou , semblent aussi avoir pins d’étendue ; eipliquons cette sini^ulière erreur de notre sens.
En inéroe temps que le tact instruit l’œil n rapporter au dehors les images des ol^ets , à saisir les formes, il l’exerue sur l’estimation de leurs positions dans l’espace , de leurs grandeurs et de leurs distances; et lorsque ces distances surpassent celles jusqu’où s’étendent les mouvements de la main , nous y suppléons par un autre exercice, qui consiste à nous approcher de l’objet jusqu'au point de le loucher, et à nous en éloigner ensuite; et nous jugeons à peu près de sa distance par l’étendue des mouvements qui nous en ont approchés ou éloignés. Lorsque ensuite la distance surpasse la portée de nus mouicments accoutumés , les rapports que nous sommes exercés à saisir nous servent comme d’échelles , que nous appliquons aux objets éloignés. Mais à mesure que réloignenieiit augmente, les circonstances deviennent moins favorables, et au delà d’un certain terme, lea objets sc présentent à nous sous des apparences plus ou moins trompeuses, qui nous induisent dans des erreurs d’optique (Haûy, J’Aysiyu», n® 1061).
Il existe donc entre la distance qui nous sépare d’un objet , l'angle sous lequel nous le voyons. In dégradation des teintes causée par l’éloignement, sn grandeur réelle, enfin les corps intermédiaires qui nous sers'Cnt de points de comparaison , des relations que nous sommes exercés à estimer, et qui deviennent trompeuses nu delà des limites de notre expérience. C’est ce qui nous empêche de juger de la distance d’une montagne , d’un navire , ù moins d’avoir souvent apprécié de semblables intervalles. Le défaut d’intermédiaires nous prive des moyens de comparaison , et notre estime tend toujours à diminuer l’éloignement. Mais, observe lU. Biot, si plusieurs navires paraissent à la fois sur la mer, et passent entre nous et celui que nous observons, nous commençons à prendre une idée plus juste de son éloignement , et plus les objets intermédiaires sc multiplient, plus notre jugement se rapproche de la vérité. Nous n’avons pas cette ressource pour redresser les erreurs de nos sens, lorsque nous estimou.s, d’après eux, la forme de l’atmosphère. Les moyens de comparaison nous manquent dans le sens vertical ; c’est ce qui nous la fait juger trop basse. Au contraire, nous en avons, ou nous en supposons trop, dans le sens'de l’horiron : leur nombre et leur grandeur nous trompent d’une autre manière, eu nous faisant supposer antourde nous une étendue immense; double cause qui ]>roduit une double erreur.
Au lever de la Luue, les objets terrestres sont des termes de coiu-