‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 28 sur 123 · LU N K · texte numérisé non relu

LU N K

les plus grandes latitudes de la Lune, on a trouve que l’orbite de cet astre est incliné de 5° 9' sur l’écliptique.

80. Les apparences sont pour nous les uièmes que si , notre globe étant fixe, la Lune décrivait son orbe autour de nous en 27 l321o 82, pendant que le Soleil parcourrait une autre orbite 400 fois plus éloignée, en 365/, 2422181 : la Terre nous semble être fixée nu foyer commun de ces deux ellipses inclinées de 5° 9', et tourner sur son axe en 24'‘. Cette rotation diurne nous fait attribuer à tons les astres chaque jour une révolution d’orient on occident. Dans cette.durée , la Lune se meut dans son orbe d’occident en orient, décrit un arc de grandeur variable , qui , vu de la Terre et estimé dans le ciel, a une valeur moyenne de 13° 10' 35". De son côté , le Soleil jouit d’un mouvement semblable d’environ 1° par jour, ou de la 18° partie de celui de la Lune. La variation de déclinaison do Soleil et de la Lune explique les changements du lever, du coucher, et de la hauteur méri. dienne de ces astres; le mouvement propre vers l’orient explique le retard de leur passage méridien.

La vitesse de la Lune est de 14 lieues par minute, environ le 29° de celle du centre de la Terre sur l’écliptique; celle-ci étant de 410 lieues (n° 26). Mais ces vitesses doivent se composer ensemble, puisque la Terre entraine la Lune avec elle.

60. Les plans des orbes lunaire et terrestre se coupent suivant une droite, sur laquelle sont les deux points qu’on nomme les JVœtidt, où la Lune traverse le plan de l’écliptique : elle est tantôt d’un côté de ce plan, tantôt de l’autre. Le Nœud ascendant Q est celui où la Lune ]iasse lorsqu’elle va s'élever dans la région supérieure, ou vers le pôle boréal ; le Nœud descendant 0 a lieu dans l’autre cas. Comme on coniinit d’avance (n°'204) la situation de l’écliptique céleste, l’esprit conçoit ce cercle tracé au firmament, ainsi qu’il l’est dans nos planches, . et il est aisé do remarquer les passages de la Lune sur ce cercle ; ce sont les nœuds, dont on sait par là trouver la position.

On a observé qne ce point où la Lune traverse l’écliptique, varie peu à peu à chaque révolution de cet astre. Sans nous arrêter ici à en démêler la cause (u" 103), prenons ce changement comme un fait d'observation qui est hors de doute. On voit en eflPet les nœuds s'avancer vers l’occident , et se mouvoir en sens rétrograde ou contre l'ordre des signes (n° 42) ; ils parcourent ainsi l’écliptique céleste en sens contraire du moucement de la Lune dans son orbite, c’est-à-dire

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