MOUVEMENT DE L’APOGÉE
Réci‘«pilu1ons ces diverses .iltéralions do mouTements.
1° Le Soleil et la Lune agissent sur le sphéroïde terrestre qui , à raison de son renflement équatorial , éprouve un double efiet : l’un par lequel la ligne de section do l’équateur avec l’écliptique change lentement, ce qui cause la rétrogradation des équinoxes du 60", I par an, et produit aussi un mouvement de l’apogée en sens contraire; l'autre qui fait halancer l’équateur autour de la ligne sans cesse variable des équinoxes. Cette nutation est composée de deux parties, l’une solaire et très-faible qui a l’année pour période, l’autre lunaire qui se rétablit et se reproduit tous les 18 ans f , comme les nœuds de la Lune ^n" 60).
2° L’écliptique entière est entrainée dans son plan, et l’axe tourne de 11", 66 par an, ce qui constitue /a moxeement sidéral de l’apogée solaire ; cette valeur réunie à la première , produit un accroissement annuel de longitude de l’apogée de 61",76 dans l’ordre des signes.
3° L’obliquité de l’écliptique décroit de A5",7 par siècle.
A” La nutation altère légèrement ces efi’ets ; le point 'Y' oscille de part et d’autre de l’état moyen déterminé par ces règles , en même temps que l’équateur se balance.
On entend par obliquité moyenne, celle qui aurait lieu sans la uutation; par obliquité apparente, celle qui a lieu en efiFet. On entendra aisément ce que signibent les mots pôle moyen et équateur moyen , dont on se sert quand on fait abstraction de la nutation.
6<* Enfin la Terre sort un peu de l’ellipse même qu'on a jusqu’ici regardée comme étant son orbite , et passe tantôt d'un côté, tantôt de l’autre, et dans tous les sens , selon la position de la Lune, de Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Il en résulte de petits écarts, des variations du rayon vecteur du Soleil, de sa longitude; cet astre semble donc sortir du plan de l’écliptique, passer au-dessus quand nous sommes au-dessous, et réciproquement; d’où il résulte une latitude apparente de quelques secoudes , et qui peut même aller jusqu’à 1'.
D’après cet exposé, on conçoit que toutes les parties de l’orbite et de l’équateur sont dans un mouvement perpétuel que les astronomes savent calculer, d’abord en valeurs raoyeniics, qu’ils corrigent ensuite, en ayant égard aux perturbations planétaires.
Ou distingue trois sortes d'années relatives à la Terre :
1° La révolution ou année tropique , temps du retour à l’équinoxe, qui est de 366/,2A221812A = 366/ 6U8' A7",6A69 (page 60).
2“ La révolution ou année sidérale, temps du retour à la même étoile, qui est de 303^,266874417 = 363>6'-0' 10",74Ü8 : elle excède la pré-
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cédente du temps que Je Suleil emploie à décrii'u i’aru de 60", 1 dont le point 'Y' s’écarte vers l'ouest.
S" La rérolulion onomaliiliquc , temps du retour n l’apside ou do 366/,S6966046 = 866' 6'* lâ'64",666. Puisque le périgée tourne dans l’ordre des sigues, la Terra partant de ce point et revenant à la même longitude, ne se retrouve au périgée que lorsqu’elle a en outre décrit l’arc de 61",76 dont ce point a marché. Ainsi la révolution anoraalislique,ou le retour à l’apside, surpasse l’année trupiqiie de 0', 01744234 = 38'7",02, et la sidérale de 4' 43", 918.
Quant aux planètes , on entend par leur récolulton tidérale le temps .à s’écouler jusqu’au retour à une conjonction de l’astre avec quelque étoile; par révolution périodique , le temps du retour à une môme longitude, moindre que le précédent de la durée employée par 'Y' à décrire l’arc de précession ; eiiKn par réco/u/ion synodique, le temps du retour à la même position , par rapport au Soleil et à la Terre (voy. Table Xlll).
Vers l’an 1248 la Terre arrivait très-près du périgée P (fig. 12) le jour même de solstice d’hiver, c’est-à-dire à l’instant où le Soleil atteignait le tropique du ('.apricorne ; position que représente la fig. 13 : A est le lieu où se trouvait la Terre au solstice d’été, ^ et 'Y' sont les équinoxes, le l” du printemps, le 2 ° d’automne. Cet état a changé depuis, et le périgée décrivant 61",70 par an, le Soleil s’en trouve éloigne au solstice d’hiver do 9° 88' 88"; c’est de là que résulte la position que noos avons attribuée au périgée en 1829 (page 67), ainsi que l’instant où le Soleil passu par ce point : on en tire aisément le lieu du périgée à toute autre époque. Chaque année l’intervalle croit : vers l’an .6400, la ligne des équinoxes T so confondra avec celle des apsides, P sera en 4089 ans avant notre ère, P était en T> o’était à peu près l’époque où les chronologistes placent la création du monde. La durée des saisons , donnée n° 42 , est donc lentement variable.
Des Marée».
112. La Lune exerce sur les parties fluides de notre globe une action semblable à celle qui est produite sur sa masse solide ; mais la fluidité permettant aux molécules un mouvement isolé , l’effet qui en résulte est modifié. Le poids du fluide qui est situé du côté delà Lune est un peu diminné, parce qu’il est plus attiré que le centre de la Terre ; les parties liquides obéissent à cette attraction qui les élève un