‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 56 sur 123 · SI · texte numérisé non relu

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Ainsi, sans se laisser abuser ]*ar le langage que iiuus allons emprunter, on saura interpréter toutes nos explications.

La Terre sera immobile nu milieu de l'espace; le ciel, semblable à une sphère sur laquelle seraient fixés des milliers de points étincelants, tournera d’un mouTement rigoureusement uuiForiiie en 23^' 60' 4",1 t. moy., d’orient en occident, sur un axe idéal à peu près invariable ; l’horixon nous cache une moitié de cette sphère; nous remarquerons le lever et le coucher des étoiles en divers lieux, dé|ieudants de l’etenduc de l’arc qu’elles doivent décrire sous nos yeux, et de l’élévatioii qu’elles atteignent à leur passage nu méridien.

Les planètes et lus comètes sont les seuls astres qui no conservent pas les distances mutuelles. Eu les rapportant à ceux qui en sont voisins, on les voit procéder d’occident en orient; leur marche propre est plus ou moins rapide, et sujette à quelques irrégularités qui l’aocélèrcnt, In retardent ou même la font rétrograder; elle se combine avec le mouvement diurne, et ces corps se lèvent, se couchent et circulent autour de nous, comme les autres astres; en sorte qu’en les comparant à ceux-ci, ce ii’csl qu’apres plusieurs jours, et iiiéiuc quelquefois plusieurs mois, qu’on peut reconnaître le déplacement qui atteste un mouvement propre.

Le Soleil lui-mème suit une route circulaire dans le ciel, dont il parcourt la circonférence entière en un an . Chaque jour cet astre suit la rotation de la sphère, ce qui nous amène le lever et le coucher, le jour et la nuit ; mais aussi chaque jour, se rapprochant vers l’orient, il décrit un arc de près d’un degré. Cul arc donne un peu plus de durée à sa révolution diurne qu’à celle des étoiles; les 24 heures solaires marquées par le retour de l’astre au méridien , dépassent celui d’une étoile de près de À', et le Soleil changeant peu à peu de place dans la sphère céleste, parcourt environ 30° par mois. La partie du ciel que cet astre ne cache pas par sa présence, nous ofiFre donc des aspects graduellement variables. Qu’on jette les yeux sur les étoiles à 0* du soir, par ex., et qu’on eu remarque une des plus brillantes du côté de l’horizon oriental ; le mois suivant, à la meme heure, elle sera plur élevée, et de mois en mois, on la verra, à 0* du soir, plus près du méridien, puis placée au delà, puis abaissée sur l’horizon occidental; et enfin cette étoile cessera de paraître, comme si elle eût marché de gaucho à droite : apparence qui résulte d’une autre qui consiste à juger que le Soleil a, au contraire, procédé de droite à gauche de 80* par mois.

Cet arc de 1° que le Soleil décrit chaque jour, est sur un cercle

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obliqua à l’équateur, auquel il est incliné do 23° et qu’il ii’achève de parcourir qu’en un an. Le Suloil change chaque jour le lieu de son lever et de son coucher, ainsi que sa hauteur à midi. Au solstice d’été, il atteint sa {dus grande élévation ; il est au {dus bas au solstice d’hiver. La progression que suit lu Soleil dans le ciel, l’approche ou l’éloigne tour à tour de l’équateur, qu’il ne décrit qu’aux équinoxes : tel est le {)hénomènu du renouvellement des saisons.

La Lune se meut autour do nous comme le Soleil, et présente toutes les memes ap{)arences; mais comme elle décrit le tour entier du ciel en 27-' -j, on la voit marcher chaque jour de 18“ d’occident en orient, s’approcher et s’éloigner ù grands {ms des étoiles qui bordent sa route, llelativciucnt au Soleil , elle ne s'éloigne vers la gauche que de 12“ |iar jour, et lu retard diurne de son passage au méridien est de 48' 46" I. moy. Le progrès des (ibascs de la Lune vient encore ajouter à l’im- {lortancedcs mouvements de cet astre.

Telles sont donc les a{i|inrenccs générales auxquelles nous devons donner une attention particulière. Dans la {)rcmicre partie, nous avons cx(>osé les {M'incipos nécessaires à l’intelligence de la seconde, qui n’est qu’une suite d’a{qilications de ces principes à la connaissance du lieu des astres, pour un instant et un lieu donnés, et à la résolution du divers {iroblëmcs qui en dépendent.

Les étoiles ont été réunies en Conttcllaliona ou Attériamea, groupes auxquels on a imposé des noms tirés do la fable, de l’iiistoiro, ou des règnes de la nature. Ces dénominations, consacrées par l’antiquité, sont d'ailleurs tout ù fait arbitraires, et à moins que l’imagination ne se crée des fantômes, comme elle fait voir des tableaux dans les contours capricieux des nuages, on no doit s’attendre à trouver, dans les groupes d’étoiles, rien qui puisse rappeler la figure, ou imiter l’image de l’objet dont la constellation {lortc le nom. Nous avons préféré ne {>as dessiner ces images sur les cartes , qui eussent été plus confuses, sans profit pour l’instruction , et peut-être d’un usage plus incommode, en ofirant à l’esprit des idées fausses. Les constellations zodiacales présentant seules un degré d’intéu'èt, {mroe que l'hutoire en tire des indications utiles pour porter la lumière dans l’étude des fables de l’antiquité, nous avons cru devoir en tracer les figures dans la carte IV.

138. Il eût été impossible de donner un nom propre à chaque étoile; une aussi grande multitude de corps aurait exigé un immeiiso vocabulaire. L’Astronomie des premiers {>euplcs s’csl bornée ù quelques

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