I-ONf.ITUnE
cclii arrive dans la triangulation d’un pays dont on vent former la carte, on fait brûler, durant une nuit sereine et sur un lieu très-clevé, de la poudre à canon; ou bien ou allume un grand feu, qu’ou oaebo subitement en interposant quelque corps. Ce phénomène sera va par doux observateurs places aux lieux dont il s’agit; chnonn est muni d’une pendule réglée avec une grande précision sur le méridien du lieu où il se trouve. Los heures sidérales de l’observation no seront pas égales, quoique l’instant physique soit le même; la différence do cos heures est celle des longitudes exprimée en temps. On doit répéter l’expérience h diverses reprises , et prendre une moyenne entro les résultats *.
237. II. l’aide du loch et de la boussole. On se sert e)i mer d’un moyen imparfait, qui, étant d’un usage facile, rend de grands services à la navigation. Le Loch est un petit triangle isocèle fait on bois, do 7 à 8 pouces de hauteur cl de base; cclle-ei est lestée en plomb, pour que le loch reste vertical lorsqu’on le jette à la mer, où on le suppose demeurer stationnaire ; une corde qui y est attachée sc dévide à mesure que le vaisseau marche; des nœuds divisent cette corde en distances égales, et l’on compte combien de ces nœuds s’écoulent en uno demi-minute, dont In durée est donnée par un sablier, qu’on nomme AmpouleUe, ou, plus exactement, par une montre à secondes.
On obtient ainsi la vitesse du navire ; le mille marin ayant 080 toises (la lieue marine est de 20 an degré, ou vaut 3', et contient 3 milles; le mille vaut 1'), si on laisse 47 pieds î d’intervalle entre les nœuds, on la 120° partie d’un mille, autant de nœuds s’écouleront on 30" {120° d’une heure), autant le vaisseau fera de milles par heure, sa vitesse demeurant constante. On a soin do répéter l’épreuve chaque fois que le navire parait changer de vites.se. Li ficelle du loch se déroule du côté de la poupe, et l’on ne commence à compter les nœuds qn’à partir d’une marque faite à la ficelle, en un point où le loch reste stationnaire et indépendant du sillage. Ou reste, au lieu de -47 pieds ; d’intervalle entre les nœuds, l’expérience a montré qu’il ne fallait que 45 pieds, parce qu’en effet le loch n’est pas absolument stationnaire.
* Un ftn de 5 pieds de largeur ne pâratl, à la vne simple et à la disUince de i a lieoes, qno eoramc une étoile tcrtiiire. Selon M. de lach, onces de poudre brûlées en plein air poa- Yont) durant te jour, être aperçues de plus de 7 lieues, et même de 5o é 60 lieues de disUnoe pendant U nuit, bien que tes pays où Tubicrvation se fait ttoienl hors de toute portée des rnslruments d'optique, et même qu'il y ait qnelqtic roontajuc interposée. 1.4 lumière paraît alors comme un éclair répercuté par U voûte céleste.