AU SOLEIL ET A LA I-L'NE
vcmcnl de scs bœufs. Dercule lue liusiris, persécuteur des Atl.intides ; Fable qui f.nit nllusiün à Orioii priursuivant les Hyades, et qui alurs est dans les feux solaires. Le retour du printemps est en outre exprimé par la destruction des reptiles venimeux de la Crète et par la défaite du brigand Cacus : celle du fleuve Âchéloüs, changé en taureau, est relative à l’Éridan, qui est placé au-dessous.
1 1® H. Après avoir fondé Thèbes d’Égypte, Hercule va aux Enfers, délivre Thésée et enlève Cerbère. Le Soleil est arrivé dans l’héraisphèro boréal ; le grand Chien, dont le coucher hcliaqne a eu lion dans le signe précédent, est maintenant absorbé dans les feux; il est tiré des régions inférieures, et produit à la lumière. Le fleuve du Verseau, qui se lève le soir avec le Cygne , lorsque le Soleil achève de décrire Ica Gémeaux, est Cycnus vaincu au bord du Pénéc.
12® Le Dragon polaire cl Céphéc, ou le Jardin des Hespérides, se lèvent nu couchant du Soleil, dans le Cancer ; do là le voyage d'Hercule en Hespérie. L’époque du lever hélinque de la constellation d’ilercnle est vers l’automne; les pommes des He.spéridcs sont une allusion à cette saison.
Revenu au solstice d’été, le Soleil recommence sa révolution : c’est l’apothéose d’Hcrcule. La Fable raconte que Déjanire, cherchant un filtre pour fixer son époux, lui envoya une chemise trempée dans le sang du centaure Nessus. Hercule la revêtit pour sacrifier aux dieux, et leur demander l'immortalité promise à ses exploits; mais, dévoré par le poison imprégné dans cc vêtement, le héros se brûla sur un bûcher. Voici le sens do celte fable. Le Soleil est rentré dans le Lion et se lève, tandis que les constellations d’Hercule et du Verseau sont prèles à se coucher. Le Centaure se couche peu après le Lion; celuici fait donc mourir Hercule ; et le Verseau, Ganymède, est enlevé pour verser le nectar aux dieux, à la place d’Hébé donnée au héros. La réconciliation d’Herculo et de Junon est relative au Verseau, qui est dédié .à la déesse (n° 254).
Hercule vécut 52 ans, eut 52 épouses et accorda les honneurs néinéens à S60 de ses compagnons morts pour lui : ce sont des allusions aux 52 semaines de l’année et aux 860° du zodiaque. Les Colonnes d’Herculo étaient les limites occidentales de la terre connue, oû le Soleil semblait chaque jour se coucher dans la mer. Quelque vagues qu’on suppose ]>lusieurs des interprétations qu’on vient d’exposer, il fn est de si remarquables, qu’on ne saurait les supposer l’effet du hasard : ainsi Hercule ii’a pas été ce héros dont les bienfaits ont excité les hommes a lui ériger dos autels; mais c'est le Soleil considéré dans
J A«r,KS RKLATIVES
les attributs relatifs aux diverses époques de l’année ; opinion coii- Furme aux témoignages les plus révérés des anciens.
258. La fable de Tntstc est bien moins complète que celle dHorcule ; mais la vie de ce héros a trop de points communs pour qu’on n’y voie pas la même fiction modifiée : tous deux sont Argonautes, armés d’une massue, vainqueurs d’un taureau, des Amazones, des Centaures et de l’Enfer, elFroi des brigands et vengeurs des op|irimés ; l’un établit les jeux isthmiques, l’autre les jeux olympiques, etc. Nous ne suivrons pas Dupuis dans les détails qu’il donne sur les exploits de Thésée, non plus que sur ceux de Bacchus, qui n’est que le Soleil dans le Taureau à l’équinoxe du printemps : aussi représentait-on ce dieu avec des cornes de bœuf, et lui donnait-on les Hyades pour nourrices. Dans celle fable, auprès des Hyades, on voit paraître le Taureau, comme il naît du Serpent, dans l’énigme Taurus Dracontm genuit (n« 266).
269. Apollos est le Soleil considéré comme le dieu de la lumière, frère de Diane ou de la Lune, et maître des espaces célestes dans le temps qu’il parcourt les signes supérieurs. Il présidait à la divination, aux lettres et à In musique....
Jupiter irrité contre Esculape (n° 283), fils d’Apollon, le foudroya ; celui-ci se vengea en tuant les Cyclupes, artisans de la foudre; dans sa colère, le roi des dieux précipita Apollon du ciel. Le Soleil est alors dans les signes inférieurs et voisin du Centaure et du Sagittaire : ce qui n fait dire qu’Apollon s’était fait berger en Thessalie, pays des Centaures. Au lever du Soleil dans le Lion, ou le matin du solstice d’été, le Dragon sc couche : c’est Apollon vainqueur du serpent Python, que Minerve attacha ensuite au pôle.
Fables relatives aux Cotistellations.
260. Le Btuia. Forcé de fuir leur père Atharaas, Phryxns et Hellc, portés par un bélier à lotion d’or, traversent l’Hellespont, ou Délié périt. Phryxus arrive à Colchos, et immole ce bélier à Mars, dieu qui préside à ce signe (n° 268).
Vi^9 fygam eapiant aritt nUid'ittimus aura
Traditur..,* Ot., Fast. II.
L’expédition des Argonautes est relative au Soleil équinoxial dans
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le Taureau. De la Thr.ioe, patrie de Jaton, on royait le matin cet astre sortir de la Colchide. Le lever héliaquc du Bélier était l’emblème de la toison d’or, gardée par un monstre (la Baleine) et par un taureau qui vomissait des flammes. Le soir Ophiucus, qui est Jason , se lève alors et sort du lieu où le matin paraissait le Bélier : le héros enlève donc cette précieuse toison. Ses compagnons, Hercule, Castor et Fol- Inx, Céphéc.... sont sur l’horizon, dont le navire Argo est voisin à l’oceident.
261. Le Tadbeac. L’enlèvement d’Europe et d’Io par Jupiter est probablement une allusion à la néoménie, le Soleil et la Lune étant au printemps dans le Taureau. Sirius se couche avec le Soleil, et annunrait autrefois le printemps.
Candidus auratit aperit cùm cornibut annum Tavnu, avtrso cêdênt eanii oceidU attro.
ViHO.y Oéor0. If 117.
.... Et quând l’flilre du jour Ouvrant dans le Taureau sa brillante carrière «
Engloutit Sirius dans des flots de lumière. Daiiiui.
262. Les PitisoES sont filles d’Atlas (le ciel) et de Pléioné oud'Hespéric (la mer ou le soir) ; peut-être aussi Atlas est-il le Bouvier, dont le coucher fuit lover les Pléiades ; on les nommait Allanlidei ou He»pérides. Selon Gcriu. Cés.nr, leur nom dérive do xium, pluralité; elles étaient sept : Electre, Maïa, Taygète, Alcyoïie, Séléno, Stérope et Mérope ; mais celle-oi, humiliée d’ètre la seule qui n’ait pas eu commerce avec les dieux, se retira près du pèle.
Quœ ttpltm dici, i$x lamtn eti 4 toltni. Otih.
Calypso et Pasipbaé ont été aussi classées parmi elles. Orion était le persécuteur des Pléiades: mais, pour les soustraire à sa fureur, Jupiter les mit aux cieux, où ce géant les poursuit encore vainement.
Pasipbaé, mère d’Aminon ou du Bélier , devint amoureuse du Taureau et en eut le Miuotaure (Orion). Celte fable est fondée sur ce que les Pléiades entrent dans les rayons solaires quand le Bélier s’en dégage.
Lu IItadu sont des nymphes de Dodono , filles de l'Océan et nourrices de Bacchus (n° 250) ; on les nomme Héliades ou Tilanides; elles sont cinq: Ambroisie , Coronis, Arsinoë , Bromie et Cisséîs. Leur nom vient de ûst, il pleut, parce que leur présence annonçait le retour des
FABLES RELATIVES
pluies, yirclumin pluviatque Hyadas. Mcdéo les rajeanit sar le mont Nysn. Leur frère Hynsaynnt été déchiré par une lionne, les dieux les placèrent au ciel pour les consoler, et elles ne cessent d’y pleurer leur perte.
263. Lis Giieaux sont les Dioicure», Castor et Pollux, ou Apollon et Hercule, ou Triptulème et Jasion, ou Araphion et Zéthus; ils sont le symbole de l’amitié , do la fécondité.
26A. L’Écietissi fut placée au cici par Juuon lorsqu’Hercnlc eut accompli son second travail (n°'2S7, 2*); ou par Jupiter, parce que cet animal avait retardé, par sa piqûre, la fuite d’une nymphe. Les Anes sont la monture de Bacchiis , ou ceux dont les cris ont effrayé les Titans.
26B. Le Lion fut le symbole de la force et do la puissance, parce qu’il se rapportait au soleil du solstice d’été (p. 323); il est Osiris, Jupiter, Hercule, comme Bacchus est le Taureau équinoxial.
266. La Yieege, emblème de la justice et des lois, représentait Thémis , dont la balance est à ses pieds ; ou Astrée, fille de Jupiter et de Thémis, que les crimes des hommes forcèrent de remonter nu ciel à la fin de l’âge d’or.
ültima eoeUilum terras Astrœa rellquit, Ov.» Mctam. I.
La Vierge est encore Cérès et le symbole des moissons; In Diane d’Éphèse ; l’Isis d’Egypte ; la grande déesse de Syrie ; Atergatis , ou la Fortune; Cybèle traînée par des lions; Minerve; Sémélé, mère de Bacchus ; Méduse ; Érigone, fille du Bouvier ; enfin, la Sibylle de Virgile, qui, un rameau à la main, descend aux enfers, on sous l’hémisphère.
267. La Balance était, il y a 2000 ans , le lieu du Soleil à Téquinoxe d’automne : c’est ce qui explique le sens de ces vers :
Æquantem tempera Libram. . . . Makil , II, >4^.
Libra die somntque pares ubi fecertt horat,
El medium tuci atque umbris Jam dividit orbem, Géorg. 1, so8.
Qiianil la Balance, enfin, recevant le Soleil,
Égale au jour la nuit, le travail au «ommeil. DiLitia.
Dn figurait la Balance, soit dans les mains de la Vierge, soit entre les
ADX CONSTELLATIONS.
' serres dn Scorpion. Les Grecs, dont la sphère était celle des Chaldéciis, n’avaient que onze constellations zodiacales ; ils donnaient au Scorpion une étendue de deux signes , en prolongeant les serres dans l’étendue de la Balance : o’est ce qui le faisait appeler fera magna par Aratus. On lit dans Ovide :
Bit hem in gemmai uii brachia eoncavat arem
Seorpiui, et caudâ, flexhque utrinquè lactrtitf
Porriglt in tpatiumiignoruM menUtra duorum, Métam., Il, 195 .
Le signe formé par les serres se nommait Chelœ, XifW. C’est parles Egyptiens que le signe de la Balance avait été institué , ainsi que le prouvent leurs monuments. Comme Auguste était né le 23 septembre , la flatterie se ligua avec l’Astrologie pour célébrer le bonheur promis à la terre par la naissance do cet empereur : on replaça au ciel la Balance , symbole de là justice. D’aprés'Cela , on interprète aisément ces vers que Virgile adresse à Auguste :
Anni novum tardis sidui te mentUnu addae^
Quà locut Krigonen inter Chelatque iequentee
Panditur ; ipte tibi jam breehin ccntrahit ardent
Seorpiut, et eœlijuttAplut parte relinquit. Géor^., t, 35.
Peut-être, plot voitin de te« noble* aïeux.
Nouveau signe d'ëU veux-tu briller aux cteux 7 Le Scorpion brûlant, déjà loin d'Érigone, /
S'écarte avec respect, et (ait place à ton (r6oe. Diulu.
268. Lz Scoirioa est le symbole des maladies et des fléaux destructeurs ; il était la terreur d’Orion , de Phaëton , d’Hippolyte , dont il causait la mort, et l’efiroi de tous ses paranatellons. On le figurait dévorant les testicules du Taureau , pour désigner le temps où le génie do mal triomphe de la force fécondante. C’est la victoire du Typhon sur Osiris, d’Ahrimanesur Ormud. . . .
269. LzSAGiTTAisia été quelquefois remplacé par un arc, un carquoi.s ou une flèche; il est le centaure Chiron, instituteur d’Achille, deJason, d’Escùlape, et l’inventeur de l’art de l’équitation. Selon d’autres, le Sagittaire était un chasseur célèbre qui résidait avec les Muses sur l’Hélicon , ou Croton , poète et chasseur , ou enfin le Janus égyptien (roy. p. 801).
270. Li CAraicoasz est un bouc qui fut élevé avec Jupiter sur le mont Ida , découvrit et emboucha la conque marine , et porta l’effroi parmi
FABLES RELATIVES
le* Titans dans leur guerre contre TOlympe. Les dieux épourantésse cachèrent sous diverses formes d’animaux ; Mercure se changea en ibis, Apollon en grue , Diane en chat, . . . enfin Pan en capricorne, c’est-àdire qu’il prit un corps de bouc et une queue de poisson.
271. Le Versxad cstGanyincde , que Jupiter fil enlever par son aigle pour servir d’éehanson aux dieux. L’aigle placé au-dessus ne s’élève jamais au ciel sans entraîner avec lui le Verseau , l’urne qu’il lient et l’eau qui s’en écoule.
Les pieds de Pégase se lèvent avant l’eau du Verseau : o'est l’Uipp«>crène, que ce cheval Fait jaillir d’un coup de pied. Les neuf étoiles du Dauphiu , placées au-dessus du Verseau , sont le signe des Muses , qui se désaltèrent à cette fontaine.
Le Verseau est encore Dcucation , roi de Thessalie , qui , échappé du déluge avec Pyrrha , sa femme , vint débarquer sur le Parnasse, séjour des Muses, do Pégase et de l’Uippucrèiie. Il est aussi Arislée, fils d’Âpollun, qui obtint de Neptune le bienfait des vents étésiens. Cette fable se rapporte au temps où le lever du soir du Verseau arrivait au solstice d’été et annonçait le relunr des vents frais, comme Sirius était le précurseur de la chaleur. Le Verseau est encore Cécrop* roi d’Athènes.
272. Lis Poissoss sont ceux dont Vénus et l’Amour prirent la forme pour échapper a Typhon, Selon d’autres, deux poissons trouvèrent un œuf et le ruulérentaïur le rivage; il fut couvé par une colombe, et Vénus en sortit : ils ont, dil-un, sauvédeseaux Dercéto, fille de Vénus. C’est depuis ce temps que les Syriens s’abstinrent de se nourrir de poissons. Enfin, suivant Théon , les Poissoiis sont les enfants du Poisson austral, à la suite duquel ils se lèvent toujours.
273. La CRASDE et LS PETITE OoRsE sont Calisto et son chien. Sous la forme de Diane, Jupiter ayant séduit Calisto, nymphe favorite de celte déesse, il en eut un fils, qui est Areas, ou le Bouvier. Jupiter les plaça l’un et l’autre dans le ciel. Juuon , furieuse , pria Thélis d’empècher rOursc, cette constellation adultère, de se baigner dans l’Océan.
Gur^tt e^rnleo septem prohibeU Trlonet ,
Sii^erayue in cœlum, tlupri mercede rtctptà,
Fettittt né pitro tinffaiur in eequort PeUtx. Mét., Il, Siy.
Maximué hic fluxu tinuoso elabilur Anguis Circùm^perque duat in morem /lum'tnit Jrctot,
ArctOi Octani meluentet tvquort ttngi. OéorS;
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AUX CONSTELLATIONS
Calikto, itoiil 1c char craint les flots He Thétis,
Yen les glaces Ju nord brille auprès de son fils {
Le Dragon les embrasse ainsi qu'un Rciive immense. Delillk.
Selon d’autres, les deux Ourses sont les nymphes qui ont nourri Jupiter sur le mont Ida ; on les nomme Hélir,e$ , k onnsedo leur mouvement spiral autour du pôle. La grande Ourse, Formée principalement de sept étoiles, est appelée Septem Trionet , d’où dérive le mot Septen- In'oH. Le voisinage du Bouvier (Icare) l’a fait aussi nommer U$ Bœufi d’Icare.
Jf'Uctanl Jearii tidera tarda bovés. Paophaca.
On y figurait aussi uo-sanglier, qui est peut-être celui d’Érymanthe (n-287, 8»).
in . CASsiopts , Femme de Ctrats , roi d’Ethiopie , avait la vanité de SI* croire plus belle que les Néréides. Neptune s'en vengea en suscitant un monstre destructeur. Céphée, pour on arrêter les ravages , sévit forcé de lui dévouer sa fille AsDsoakDs. Les dieux , touchés de tant d’innocenoe et de beauté, permirent à Piasts de la délivrer.
Jllic imnurilam maternœ ptniier» linguee
Andromedam panat injuatus Jusseral Amman. Métsm. IV.
Cette fable vient de oe que la Baleine descend dans les flots aveo Andromède, qui le lendemain se lève avant elle , précédée de Persée; CO héros semble la ramener au jour. Cassiopée est figurée sur uit trône orné de palmes pour marquer son orgueil; Andromède est sur un roc; Persée.est dans l’attitude d’un combattant.
Au lieu de Cassiopée , on a aussi peint une biche , ou un sanglier ( celui d’Érymanthe, n“ 257, 3" ). On a remplacé Céphée par un berger et son troupeau ; c’est le jardin des Hespérides. Enfin , Andromède passait pour être Aiitiope, ou Hippolyto , reine des Amazones.
276. Jupiter, changé en pluie d’or, pénétra dans la tour où Danac. était renfermée.
Inctuaam Danatn, lurrii ahenea. Hou., ode III, xi.
Acrisius, son père, voyant qu’elle était enceinte, la fit exposer sur la mer dans un coffre, où elle accoucha de Piasts ; les flots la portèrent en Italie. Vulcain donna à ce héros un casque qui le rendait invisible, et le fameux sabre Harpé. Ayant vaincu lus Gorgones , dont les che-
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FABLES RELATIVES
veux étaient hérissé* deserpenls, et qui avaient l’atFreux pouvoir de pétrifier quiconque les regardait , Persée s’arma do la tète de Mtavsi, l’une d’elles; il délivra ensuite Andromède, qu'il épousa à Argos.
276. PlcASi , ou Atsioa, est un cheval né du sang de Méduse , ou de la Terre et de Neptune : ce qui signifie que Pégase se 1ère au coucher de la Vierge. Il s’envola sur l’Ilélicon , où il fit jaillir l’Hippocrèac ( n° 271). Minus le dompta , et le donna à Bellérophon pour combattre la Chimère, monstre composé du Lion , de la Chèvre et du Serpent : cette Fable vient de ce que ces trois constellations sont les paranateU Ions du Soleil solsticial dans le Lion , dont les feux s’éteignent en automne , c’est-à-dire à la chute du cocher Bellérophon et au coucher du soir de Pégase. On ajoute que le héros avait été précipité pour avoir voulu escalader le ciel : le Soleil étant dans le Taureau , Pégase est en effet sur l’horixon quand le Cocher est au-dessous.
Pégase n’est qu’un demi-cheval , une tète ailée, xcfdXif. Sun lever hélûiquc est l’origine de la Fable de Céphale et de l’.Aiirore qui donnent naissance à Phaéton. En effet, celui-ci est le Cocher, qui se levait pen après le Soleil dn printemps , et semblait naitre de la conjonction de cet astre avec Pégase : à moins que Céphale ne soit la tète deMédnse; mais l’explication serait la même.
Ce cheval est encore Ménalippe, fille de Chiron , qui , séduite par Éole ou par Neptune, prit la fuite ; son père la chercha dans tout l’univers. Au lever de Pégase , le Centaure achève en effet de se coucher : la réunion de ces deux constellations forme un cheval complet.
277. Le Dascos fut préposé à la garde du jardin des Uespérides (n»2B7, 12», el27A).
Oceani fintm juxia *olêm4fue cadêMem ,
VUimut Æthiopum tocui «tt, u6i maximum Atlat Axtm humero torque! iUltis ardentibut aptum .
Hinc mihi MassyUx gentu monstrata tacerdo$t Hétporidum tempU cuttot, epulaeque Draconi Quof dabat, et tacrot eervabat in arbore ramot,
Spargem humida metla ioporiferumque papaver,
ÆntHdc, IV, 485.
De ces mers oit le jonr va p)on(*cr sa lumière ,
Des bornes de l'Ab^iqucoù, sur sa tète altière,
L*iDfati(;able Allas porte le poids des deux, lioe antique prêtresse est venue en ces lieux.
Consacrée aux autels des jeunes Hespéridos,
C'ott clic qui Jadis contre det maioa avides
AUX CONSTELLATIONS
ProtëgMît Im frniu U*or de leur fertile eneloi ;
Qui, d'un miel odorant mélé de feoidt pavoU,
NourrÎMâll leur dragon» et du monstre sauvage
Endormait, à son choii, ou réveillait la rage. DmattLi.
C’esl aas8Î Python, dont Apollon a triomphé , on le Serpent que Minerve a vaincu , dans la guerre des Titans , et qu’elle a attaché an pèle , on enfin le dragon de Cadmus.
278. Li Cocaia annonçait par son lever héliaqne, l’entrée du Soleil dans le Taureau équinoxial. Ce symbole de la force fécondante était Pan et Mendès ; il est aussi Ërichton , roi d’Athènes et inventeur des chars.
. J^rimut Eriethomui eumu, $t quatuor autui
Jungerê «quoi, raptditqut rôtit intitUre Victor. Géorg. III, ii3.
érichlhon le premier, par un effort sublime.
Ose plier au joug quatre coursiers fougueux,
Et , porté sur un char , s'élancer avec eux. DaLiiia.
Selon Dupuis, le Cocher est aussi Phaëton, fila du Soleil. Pour prouver son illustre origine, cc jeune imprudent voulut conduire le char de son père; mais, effrayé à la vue d’un scorpion , la terreur Ini fit abandonner les rênes ; les chevaux égarés vinrent si proche de la * Terre, qu’elle fut presque embrasée. Il périt foudroyé et tomba dans l’Éridan.
Le Cocher est encore Bellérophon (n° 376) ; Héniochus, Abayrthe, frère de Hëdée ; Myrtile, cocher d’OEnomaûs , etc. La CaJtvBE est Amal- 'thée, ou.Aéga, nourrice de Jupiter, qui aida ce dieu à vaincre les Titans , allégorie purement astronomique.
279. Lt Bocviia est Areas, fils de Jupiter et do Calitto (n°273).
Le Loup et la Vierge ont servi à composer une fable : Areas est petitfils de Lycaon , qui fut changé en loup après avoir donné son propre fils à manger aux dieux , à la fin de l’âge d’or , c’est-à-dire lorsque Thémis est remontée an ciel. Le Bouvier est aussi Icare qui , ayant appris de Bacchus l’art de faire le vin , fut lapidé par des bergers ivres. Sa fille Érigoue (la Vierge) se pendit de désespoir, et ce fut un chien ( Procyon , ou Sirius ) qui fit retrouver son corps dans un puits où il se précipita.
Cette constellation est encore Atlas, qui .porte le monde, parce qu’autrefois sa tête était voisine du pôle. Il épousa Uespéric et en eut
FABLï.S RKLATIVES
sept filles : les Pléiades se conohent en effet an lever du Bouvier. Yolney pense que Bootès est Osiris.
11 y a 2600 ans , du temps do Muiua , le Suleil était dans le Capricorne au solstice d’hiver; à minuit, celte constellation était au méridien inférieur; c’était l’époque du renouvellement de l’année romaine, qui était annoncée par le lever de la Vierge et du Bouvier. L’étoile qu’on voyait alors à l’horizon an môme instant, était Ç de cette dernière constellation ; elle précédait le lever des pieds de la Vierge et ouvrait l’année. Ou a , par celte raison , fait de celle étoile le dieu du temps , sous le nom de Jânos , chef et moteur du système harmonique de l'univers. On lui donnait deux visages (pages 329 et 301), douze autels, ou un seul autel à quatre faces; il tenait les clefs du temps, le nombre 300 dans une main et 66 dans l’autre. Ce sont des allusions aux douze mois , aux quatre saisons et aux 366 jours de l’année. Janvier, le premier mois, était consacré a Janus. On donnait à ce dieu une barque; il était accompagné de son père Icare et de sa mère Érigone ; le Bouvier, la Vierge et le Vaisseau se lèvent en effet ensemble («oy. Ovide, Fastes, 1, 6-4, 69, 117 et 171; Plutarque, /*arw/., p.807; Macrobe , I, chap. 13 et 6).
280. La Cbevelvie de Bérénice. Cette reine fit vœu de se couper les cheveux si Ptolomée Évergète, son frère et son époux, revenait vainqueur. Elle les consacra dans le temple de Vénus, d’où ils disparurent le lendemain : Conon en fit une constellation. Le lever héliaque de celte constellation annonçait autrefois les moissons , et l’on y figurait une gerbe de blé.
281 . La CoiEossE est celle d’Ariadne, que Baochns plaça au ciel.
Baechut amat fîoret , Baccho placuitst coronam Ex Jriadneo tidere nosie potet. Fast.V.
C’est aussi Proserpine , fille de Gérés , on la Vierge; elle fut enlevée par Pluton , qui est le Serpentaire.
282. Le Seepefitaiie et le SESPEai. Ophiucus est Esculape, né des amours d’Apollon et Coroiiis; ou Arsiiioé, l’une des Hyades. Celte fable fait allusion à ce que le Soleil dans le Taureau , en se couchant le soir, fait lever le Serpentaire, ce qui fut pris pour emblème du retour tic l’équinoxe. On ajoute qu’il fut nourri par une chèvre et élevé par Chiron; cl en effet le lever du Centaure se fait immédiate-
AUX CONSTELLATFONS.
.ws'
ment OTant celui d’Ophiacui , qui arrive au coucher de la Chèvre. Ophiucos est encore Jason, Sérapis , Platon, Triopas , Phorbas, Tantale. L’Ëi'idan se couche au lever do Serpentaire, et réciproquement ; de là cette fable de l’eau qui fuit sans cesse devant l’altéré Tantale.
283. IIekcdlb est 81s de Jupiter et d’Alcmène (eoy. n* 257). Cette constellation est anssi Thésée, Prométhée, Orphée et Izioii. La fable de Junon qui , sous la forme d’une nuée , se livre à Ixion , d’où naissent les Centaures , vient de ce que , dans la saison des pluies , la Sagittaire et le Centaure se lèvent à la suite d’Hercule; et enfin, peu après, on voit la Couronne australe, qui est la roue d’izion , placée dans les signes inférieurs , Inferi.
284. La Ltik est celle d’OercuIe, de Mercure , d’Orphée; on y peint un vautour dont le vol est dirigé en bas , F ullur codent. Cet oiseau , figuré sur les monuments d’Égypte, était l’objet d’un culte. La FlAo» est celle d’ilereulo, où celle d’Apollon, après son combat contre les Cyclopes.
285. Lï CvcsE. Jupiter, éjiris de Léda, se changea en cygne. Léda accoucha d’un œuf, d’où sortirent Hélène et l’ollux. Celle constellation annonçait autrefois le printemps, et fut l’emblème de la fécondation.
286. L’Aigli , ou VAccipiter égyptien , porto la fondre de Jupiter, qu’il a nourri dans un antre de Crète.
Quee fulmina curvit
Ferre iolet pedibui. Ovidi.
C’est aussi l’aigle engendré par Typhon et qui dévore les entrailles de Prométhée. Son vol est dirigé vers le pôle, Vnltur volant. Il est l’emblème de l’élévation du Soleil solsticial (n° 249).
Antinods est un démembrement de la constellation de l’Aigle que la flatterie a consacré au favori d’Adrien. Cet empereur lui avait érigé des autels. On a cependant prétendu que l’Antinoüs céleste était un des amants de Pénélope.
Ptnelopen quoque neglecto vîamore mariti
Nubere latcivo coyeret Antinoo. Propsucs, IV, 5. «
287. Le DAOrais. Bacchus changea en dauphins des pirates toscans qui l’avaient attaqué, et mit au ciel Acétès , le seul qui eût pris sa dé»
FABLES RELATIVES
fensc. On dit aussi que cet auimal est celui que Neptune envoya pour découvrir la retraite d’Amphitrite, ou le dauphin qui sauva le poète Arion du naufrage.
Ste MêtkymntBO gavUui Arionê Dtlphin Langulda nontaeitum p§r fréta vexit onus, Mart., VIII, 49*
288, LsPrit Cbsval est celui dont Neptune prit la fonne lorsqu’il fut surpris arec Phillyre, mère du centaure Chiron et fille de l’Océan ; on Cyllarns, cheval que Mercure donna à Castor.
289. La Baliirb fut envoyée par Neptune pour détorer Hésione et Andromède ; Hercule délivra l’une , et Fersée l’autre.
280. Ls Poisson acstbal sauva la vie à Isis ; cl , selon les Syriens , à Dercélo. Le lever du soir de Fomalhaut annonçait l’entrée du Soleil dans le Lion solsticial , comme Sirius par son lever heliaque. Ces deux astres furent adorés des Égyptiens , qui les regardaient comme causes de l'inondation du Nil. Fomalhaut était honoré sous les noms d’Oxyrinque, de Phagre , d’Oannès et de Dagon. Sa présence sur l’horizon mesurait alors la plus courte nuit de l’année, puisqu’il se levait le soir et se couchait le matin , le jour du solstice d’été. Le solstice d’hiver arrivait à son lever cosmique , le Soleil étant dans le Verseau.
291. Orion était un géant, chasseur intrépide, d’une taille prodigieuse. Son lever du soir et sa présence sur l’horizon dans les nuits d’hiver, lui a fait attribuer le pouvoir de troubler les mers.
Aiturgnt nimbotut Orim, Viag.
On l’a, par cette raison , supposé le fils de Neptune , qui lui accorda le don de marcher sur l’eau. On disait encore que les dieux l’avaient engendré dans la peau d’un taureau , à cause du voisinage d’Orion et du Taureau. On le supposait amoureux de Mûope, l’une des Pléiades, ou deBiane, qui est la Lune dans sa néoménie au Taureau équinoxial. Le lever du Scorpion a lieu quand Orion se couche, et l’on dit que cet animal, suscité par Diane, avait fait périr Orion.
Orion est encore Orus , Arion , le Hinotaure , enfin le Nembrod des Assyriens, qui depuis devint Saturne.
L’Éridar est le Nil, ou le fleuve d’Orion. Le LiSvas est un des altributs de ce faiiicux chasseur, sous les pieds duquel on l’a pincé.
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AUX CONSTELLATIONS
39â. Li fiiARD CauN était , avec le Dragon , chargé de la garde d’Europe. Après l’enlèvomcnt , Jupiter le donna à Minos ; il appartint ensuite à Prucris , puis à Cépbale , et enfin à l’Aurore. C’est aussi lo chien d’Orion, celui d’Hélène, et enfin Héra , chienne d’Icare (n" S79).
Dans l’origine des constellations , le solstice d’été arrivait lorsque lo Soleil parcourt le Capricorne , ou le Lion (ii°* S4A, 249 et 2S6). Le: lever du soir ou du matin de Siriu» annonçait à l’Egypte l’époque de la crue du Nil et avertissait les hommes, comme un chien fidèle, de se tenir sur leurs gardes à l’approche du débordement. Son nom Sirius, ou Siris, dérive d’Osiris, qui est le Soleil et le fleuve fécondaiiu. On nomme aussi cette étoile Mercure-Anubis , Seth ou Sothû.
Depuis ces temps reculés , qui remontent à 6000 ans au moins , la précession a ôté à Sirius la faculté de prédire l’inondation ; son lever héliaqiie, qui avait lieu en Egypte vers le 20 juin , 15 jours avant la crue des eaux du Nil , n’est sensible maintenant pour cette contrée que le 10 août ; mais, vers l’an 300 de notre ère , il arrivait au milieu de juillet et déterminait l’époque des grandes chaleurs et des maladies qu’elles entraînent, qu’on attribuait à l’influence de Sirius, nommé Canicule. C’est l’origine de la dénomination de jours caniculaires, du 22 juillet au 23 août, pendant que le Soleil décrit le signe du Lion, ou la constellation du Cancer.
Jam rapldus iorrens fiiifntêi Siriu* Jndo*
Ardebat cœlo, médium toi ign$ut orbom Hauterat : arebant berbar» et cava flumina tîccii
Faucibut ad limum radii tepefaeta co^uebant.,.. Géorg. IV, 4*^*
Déjà le Chien brûlant dont Tlndc est dévorce
Vomirait tous scs feux sur la plaine altérée ;
Déjà Tardent midi, desséchant les ruisseaux,
Jusqu'au fond de leur lit avait pompé leur* eaux. .. . DsLitti.
Lk Petit Chieü partage avec le grand la plupart des fables que nous avons rapportées.
293. L’Qtdrs, par ses sinuosités , imite le cours d’un fleuve.
Etabitur Anguis
... .ïn marem flummît..,. Géorg. I, >44-
Cet animal amphibie représentait le Nil ; il s’étend sous les trois signes où l’inondation avait lieu. L’Hydre se lève entre le Chien et le Lion , et semblait concourir avec eux à produire cet important phénomène. Le Serpent et l’Éridan ont aussi servi de pronostic , lorsque le solstice cRAnnoaspais.
358 FAnLKS RF.LATIVES
d’été iirrÎToit, dans la Balance pour le premier, et dans le Sagittaire pour le second.
La CoaaisD et Lk Cocps sont placés sur l’Hydre.
Anguh, Av'u, Craler, tldtra juncla micanl. fuL
On a dit que la Coupe était celle d’icaro, parce qu’elle se 1ère arec le Bouvier; on celle de Bacchus , parce que son lever héliaque annonçait les vendanges. On prétend que cc Corbeau fut celui qui découvrit à Apollon l’infidélité de Curonis.
Le Soleil étant dans le Lion solsticial , le Navire ét le Corbeau se levaient avec lui et étaient enveloppés de ses feux ; le soir le Verseau paraissait à l’horizon , cl le Nil commençait bientôt à s’enfler. Ces aspects expliquent le déluge de Dcucalion qui se sauve dans un vaisseau, et qui , 40 jours après, s’assure si les eaux sont retirées en donnant la liberté a un Corbeau.
294. Le Navibr Abgo Fut, dit-on, le premier vaisseau connu. Minerve cl Neptune le firent construire d’un buis do la forêt sacrée de Dudunc. 11 porta les Argonautes en Culchidc.
Permarêtion moium primâ peliérecarîpA. Ovidx.
Et altéra quœ vehat Argo
DeUctot heroas . . . . {voy. p. Vtftcitc.
Cette constellation, créée par les Égyptiens, dut probablement son existence aux uombrenses barques do papyrus qui couvraient le sol entier de rÉgyplc, dans le temps de l'inondation. Le lever héliaque de Canopns fut longtemps le signe précurseur do cc phénomène , puisque cette étoile se levait avec les premières du Lion , alors au solstice d’été.
295. Les CEXTAraKS, moitié homme et moitié cheval , étaient un peuple très-exercé à l’équilatioii , cc qui les rendait redoutables. Hercule, Thésée, Pirithoüs, les exterminèrent (n“ 257, 3°, et 283).
On dit aussi que le Centaure est le célèbre Chiron.
296. Le Locr est Lycaon (n“ 279). On représente cet animal percé d’une pique que tient le Centaure. On a regardé la constellation du Loup comme un présage sinistre, ainsi que le Serpent et le Scorpion, qui occupent la même région du ciel cl sont les symboles de l’hiver.
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AUX CONSTELLATIONS
S97. La CoDRO)tifi nustrnle est celle do Corinne, qni n remporté cinq fois la victoire sur Pindnre. On dit encore que Bacchas l’a placée au ciel en honneur de sa mère Scmélé (n" 288).
298. Là Vois i.ACTti , suivant les poètes , est produite par le lait de Junon qu’Ilerculo a laissé échapper de sa bouche, ou paP l’embrasement du ciel causé pur Phaëtou. Elle est aussi, dit-on , le chemin de l’empire et du palais du Jupiter.
Est via cctlo manifrita t$rânOt
tacUa r.omen habet, candorê noiabiiit ipso.
Hàc iferesl Superit ad moÿni leeia TonantiSt
AegaUmquê domum, , . , Mélam. I, i68.
ri?V DS Là DIDXlIlMI PARTIS.