USAGE
On connaît chnqne jour, soit par le calcul algcbriquo, soit par l’^nnuoire ou la Connaifsance des Tenu, l’instant où la Lune entre an méridien (coy. page 168), instant où l’ombre tombe sur la ligne de Xll*. A l’heure où l’ombre est projetée sur la ligne de XI* ou de 1*, on est assuré que l’astre est distant de 1* du méridien ; il l’est de 2* quand l’ombre est portée sur la ligne de X* ou de II*, et ainsi des autres. L’heure du jiassage méridien de la Lune étant la différence des heures marquées par le Soleil et par la Lune , l’heure actuelle peut se lire sur un cadran solaire à l’aide d’un petit calcul : à l’heure du passage méridien de la Lune, ajoutes celle qu’indique l’ombre de cet astre projetée sur le cadran ; tous aurez l’heure approchée , eu ùtant 12*, si la somme surpasse 12.
Je suppose, par etc., que le ,23 juillet 1828 , je veuille obtenir l’heure sur un cadran solaire à la clarté de la Lune; je trouve que l’astre est au méridien à 8*56'. Si l’ombre indique 10* 45', en ajoutant ces deux nombres, et ôtant 12*, j’ai 7*41' pour l’heure approchée. Hais si l’ombre se porte sur 3* 45', en ajoutant 8* 45' à 8* 56', je trouve qu’il est minuit 41'.
On fait ici abstraction du mouvement propre de la Lune, qui l’ccarte du Soleil vers l’orient de 12° 11' par jour, en termes moyens, ce qui fait 48',8 de temps. Le résultat obtenu est donc d’autant plus défectueux que la Lune est plus loin du méridien , puisqu’il aurait fallu avoir égard à ce retard de 2' de temps par heure jusqu’au passage par ce plan. Ainsi , le résultat doit subir cette correction : retranchez 2' par heure depuis celle qu’indique l’ombre jusqu’à Xll*, si cette ombre tombe avant Xll*; ajoutez ancontraire i'par heure si elle tombe après Xll*. Ainsi, dans notre exemple précédent, l*j d’intervalle répond à peu près à 2' de correction , et il est 7*89', au lieu de 7* 41', si la Lune marque 10* 45' à la date supposée ; et quand l’ombre indique 3* 45' il faut ajouter 8' à l’heure approchée 12*41', ce qui donne 49' après minuit.
Usage des Éphémérides paur en tirer les données des calculs astronomiques.
821. Delarabre , Bürg, Bnrckhnrdt, Lindenau , Bouvard , de Zach , Carlini, ont réduit en tables les formules des mouvements du Soleil , de la Lune et des planètes : de simples additions suffisent pour donner la position de ces astres à chaque instant. La Conn. des Tems public chaque année le ré-snllal de ces caleuls , pour l’usage des astronomes.