Œuvres mêlées. Billet à Conrart, p
morale, des formules trop pompeuses ou trop humbles, il prend quelquefois le ton de la plaisanterie, emploie le mot trivial ', change en un mot sa manière d'après le correspondant et le sujet traité. Concluons que sa correspondance est d'une médiocrité convenable à tous égards. C'est, disent les Annales poétiques K (( unmélanged'honnètetéetde franchise»; ajoutons de gaîté et de sérieux, de familiarité et de noblesse.
Ce n'est pas tout. Dans la partie de la correspondance que nous venons d'étudier, nous avons appris à connaître davantage Chevreau. Nous savons, désormais, qu'il aimait la peinture, la musique et les femmes', mais que, sa conscience lui reprochant les « désordres de sa vie », il avait songé à se retirer dans un couvent ' ; qu'il avait de nombreux amis et protecteurs, correspondant également avec des officiers et des évoques, de grands seigneurs et des avocats, avec de nobles dames etdes femmes de mœurs légères. Il nous laisse l'impression d'un homme modeste, timoré, instruit, répandu et estimé dans le monde, en possession de dons précieux d'écrivain.
1. V. Lettres jwuvetles, XL, à M. des Chasteliprs, et LIII, à M. de *".