Ses hésitations occupent les pages 4"l-47(i
2. Cette réconciliation de deux rivaux, après le choix de leur maîtresse commune, était un des préceptes de la galanterie amoureuse, comme le combat de générosité entre eux.
3. 11 s'agit d'Abdérame I" le Juste, premier calife ommiade d'Espagne (731-787). C'est entre Tours et Poitiers que Charles Martel opposa sa puissante infanterie austrasienne, comme une muraille de ter, aux cavaliers impétueux de l'Arahie, de la Syrie et du Magreli (732) (v. I/isl. de l'Europe et parliiulièi-ctnent de lu France de 39a à 1270, par V. Duruy, pp liiO et lîil).
4. C'est l'Iiisloire que t^hevreau déclare, dans yAvertisxemeiil iiti lecteur, avoir conservée à la prière de ses amis, l'ar une erreur typographique, les pages 518-531 sont namérotées de 118 à 12S et de 220 ii 231.
'.'>, Chevreau a déjà écrit ce mot Caltiry, notamment à la fin du premier volume (568) ; plus loin, il écrira Calarie preuve de la variabilité de l'orlbographe d'alors.
0. Tout comme ilona rrra(iue dans le Cid de Corneille ; comme celle même doua Urraque et Fénice dans la Suite du t'iJ et les Detijc Amis de Chevreau.
sa suivante Ictérie de l'éblouir par les mots pompeux de couronne, de souverain, tandis que, de son côté, elle fait « la complaisante et la retenue avec Scanderberg. pour l'émouvoir et pour l'éprouver ». Scandcrberg s'en aperçoit et cesse ses visites. Stratonique lui écrit aussitôt avec une audacieuse franchise.
Lettre de Stratonique. — a Ce n'a été pour moi qu'une même chose de vous connaître et de vous aimer... et c'est m'avoir fait heureuse que dem'avoirfait votre esclave ». Cette déclaration nous semble choquante et cette passion bien soudaine. L'une et l'autre se comprenaient alors. Et cependant Scanderberg fut surpris de cette lettre, mais Ictérie l'engagea à user de sa fortune et il répondit en ces termes.
Lettre de Scanderberg à Stratonique. — « Je ne me fusse jamais persuadé qu'on pût rencontrer tant d'abaissement dans une personne si relevée » ; mais je n'oublierai pas que vous devez être « l'objet de mes soumissions et non pas l'objet de mes espérances ' ». Comme un homme vulgaire, le héros ne se croit pas digne de l'amour d'une princesse illustre.
Ictérie porte cette réponse à sa maîtresse qui veut, selon l'usage chez les infantes et les reines amoureuses du théâtre et des romans, faire roi Scanderberg, pour l'élever jusqu'à elle' ; mais, sur son refus, elle n'ose le retenir prisonnier. On annonce que Croye est prise. Scanderberg désolé se résout à partir pour Constantinople, dans l'intention d'arracher Arianite au sérail de Maliomet et de tuer celui ci. 11 se couche pourtant et, le lendemain, un Albanais lui remet une lettre, la troisième du livre V.
Arianite à Scanderberg. — « Tout est perdu pour vous et pour moi, vous êtes fugitif et je suis esclave, Mahomet me tient dans ses fers... J'ai conservé ma vertu tant qu'elle n'a point menacé ma vie ; mais la nécessité est plus forte que le devoir et vous deviez vous attendre à mon inconstance, puisque j'étais femme ». On voit percer ici la misogynie de Chevreau, qui va, par contre, selon le code amoureux, nous représenter l'homme plus fidèle. Scanderberg est abattu, mais persiste dans son amour pour Arianite, malgré la désinvolture avec laquelle elle lui a annoncé la fin de son amour. Ictérie vient alors lui déclarer la part que la princesse, informée de son nom, prenait à son malheur. Celle-ci arrive à son tour annoncer que le navire d'Eléazar et d'Amasie