‹ Urbain ChevreauChapitre 113 sur 371 · Par fausse pagination on lit 29 au lieu de · texte numérisé non relu

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2. C"est encore ce qu'on rencontre dans le Cid de Corneille, la Suite du Cul et les Deux Amis de Chevreau.

a fait naufrage et Oranzar, pour distraire son hôte sans doute, continue son liistoire commencée dans la première partie.

Suite de l'histoire d'Oranzar. — Si je vous ai prié de passer la nuit chez moi et de raconter l'histoire des Turcs, c'est que j'avais des doutes" sur votre identité, vos gens vous ayant nommé, « sans y penser». Inutile maintenant de vous cacher : votre courage sur la route de Calarie vous a d'ailleurs pleinement découvert.

Durant les deux années de voyage que mon père m'avait imposées pour me faire oublier Alexandrette, je pris part aux guerres du Péloponnèse et devins capitaine des gardes de l'empereur Comnène. Vainement Mahomet, qui assiégeait Trébizonde, essaya de me convaincre. Il réussit mieux auprès du grand chambellan, qui décida Comnène à sortir de la ville, « à condition que Mahomet épouserait sa fille Alexis ». Celle-ci qui m'aimait adressa des reproches à son père.

Aussitôt maître de Comnène, Mahomet le fit décapiter avec son fils et sa fille. Pour moi, j'obtins ma grâce, à la prière d'« Omar, fils de Thuracan, gouverneur de la Thessalie ». J'allai avec Omar à Argos, à Croye ; puis, avec un vaisseau fourni par Omar et le bassa Mechmut', en Sardaigne, où je trouvai Alexandrette « dans le bal et dans les festins ». Vous savez le reste ^

Cependant je n'étais pas venu pour cela, mais pour rétablir le prince Euryclès, que j'avais cru longtemps noyé à cinq ans, vers Serpentère « à 23 mil'' de Calary », et dont la tante, convaincue de sa mort, a usurpé la couronne. J'ai obtenu d'emmener le prince, qu'on appelle lacup en Turquie et il (( a besoin de votre bras pour être remis dans le trône de ses pères ». Ses sujets n'attendent que sa vue « pour faire éclater leur ressentiment ».

Pendant qu'il parlait, Ictérie a couru prévenir Stratonique. Elle fait emprisonner Oranzar, « comme un perturbateur du repos public ». Le peuple délivre Oranzar et proclame roi Euryclès. Mais, comme les partisans de Stralonique sont puissants, le jeune homme implore le secours de Scanderberg, dont les navires, moins deux, sont revenus* Scanderberg se prépare à le soutenir.

Livre sixième. — Tout se soumet à Scanderberg, sauf une place dont on nous fait une longue description'. Le héros est obligé de l'enlever de force à Patrocle, le gouverneur, (|ui, désireux de

1. Ou Machiiiul, ciu- les deux orthographes se rencontrcnl dans la nn^me page.

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