Tliéopbrastc avait déjà tracé ce portrait avec ospril
4. La liruyêre s'en est occupé dans son cliapitre Vlll, De la Cour, et l'a stigmatisé rigoureusement.
nerveuse précision, qui manquent à la traduction de cette œuvre de Josepli Hall, faite en 1610. par le sieur de Tourval.
Livre second. — Les neuf chapitres de ce livre parlent de la Gloire, des Richesses et de la Pauireté, de la Mort, du Silence, de la Véritable et de la Fausse Amitié, de l'Oisiveté, de la Veugeance, de la lionne et de la Mauraise Fortune, enfin de la Corruption du Siècle. Nous sommes encore ici en face de lieux communs souvent exploités et il ne faut guère s'attendre à une originalité véritable et complète. Çà et la seulement quelques aperçus nouveaux, quelques expressions vives, quelques traits brillants semblent rajeunir et renouveler le sujet. Indiquons-les rapidement.
Dans une sorte d'avant-propos, il est question de la multiplicité des appétits et de la variété des désirs humains. (( Il s'en trouve peu qui fassent choix de la vertu pour leur usage et de la gloire pour leur récompense ». Mais la vertu ne pouvant être enseignée et la gloire devant être « la règle, le commencement et la fin de nos entreprises », en voici le tableau ébauché. Alors, appuyé sur Cicéron et sur Sénèque. qu'il n'approuve pas toutefois entièrement, l'auteur définit la gloire et les divers moyens de l'acquérir, note ses inconvénients et cite de nombreux exemples.
A partir du chapitre second. Chevreau, laissant Joseph Hall et Meursius, s'inspire de ses lectures pieuses, sans réussir à se débarrasser, dans sa libre imitation, des généralités morales.
Il montre tout d'abord que les Rie liesses, ce « nerf de la guerre' » font tout avoir ; « donnent le mouvement et la beauté à toutes les choses * » et que cependant elles apportent bien des incommodités, des inquiétudes el des désirs. Nous considérons la /'aupceic' comme un mal ; ce n'en est pas un : elle nous enseigne les vertus ' ; les philosophes l'ont (( épousée volontairement » et Jésus Christ nous commande « de vendre et d'abandonner tout pour le suivre ' ».
Au sujet de la .Mort, nous nous forgeons des fantômes et nous la craignons bien à tort. Impossible d'ailleurs de l'éviter. » Comme toute