‹ Urbain ChevreauChapitre 153 sur 371 · LXVI, p · texte numérisé non relu

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que l'homme a besoin île toutes les créatures et que Dieu seul mérite notre admiration '.

Par le Mariage le mari et la femme sont l'un à l'autre. 11 en est ainsi de l'Eglise et de Dieu -. A l'exemple de Jésus-Christ ne nous laissons pas troubler par la Médisance^. La miséricorde divine est toujours prête à recevoir notre Hepeiitir ', et cependant, comme le criminel accusé, nous devons redouter le tribunal suprême ■'.

La conclusion de toutes ces considérations est qu'il faut uniquement songer au ciel, éloigner les pensées vaines ou basses, ne vivre qu'en Dieu et travailler pour une éternité heureuse", comme l'indique la Dhersité de ces pensées.

En ce qui concerne l'exactitude et les mérites spéciaux de la version de Chevreau, nous avouons humblement notre incompétence. Du reste le traducteur nous avait franchement déclaré au début" qu'il l'avait « empruntée à une mauvaise copie » et qu'elle lui était « redevable de quelque ornement en plusieurs endroits «.Mais sa valeur philosophique est inférieure à celle de l'Ecole du Sage et même du Tableau de la Fortune- Ce sont des observations, faites sans ordre et au jour le jour, accompa. gnées de réflexions, parfois amenées d'un peu loin et ayant pour but autant l'amélioration que l'instructiou du lecteur chrétien ". Partout on trouve l'application aux fidèles ou à Dieu des choses observées; l'expression de sentiments résignés et soumis ; l'espoir de rencontrer dans les épreuves supportées un réconfortant et un soutien; la ferme résolution enfln de vivre désormais de façon à s'améliorer et à obtenir au moins de la Providence la réalisation du bien auquel ou aspire.

Tout cela est juste et assez bien écrit; mais le procédé discursif employé nuit légèrement à la rigueur de la démonstration, ne laisse dans l'esprit qu'une empreinte légère et peu durable. Il lui manque cette continuité qui enfonce plus avant les préceptes et remue plus vivement les âmes. Il y a en outre une certaine monotonie, produite par la répétition trop fréquente d'une confiance absolue dans la bonté de Dieu,

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