t'aiisiTtes ilii lundi, t. VIII, pp
:t. Ileiiir inleniiilinnalv île l'fnseii/nenii'nl, Ki mai IS'.li, pp. ill-i70
i. Qurli/ues /mrics, pp. I8-I'.l.
Il s'estparticulièremenlniontré sévère pour les équivoques obscènes et les syllabes sales, dont l'abus avait fait fuir ilc la cour la man|iiisede Rambouillet et était passé de la conversation dans les écrits. Son élude sur ces détails (( est très complète », de l'aveu même de M. Souriau et dispense « d'insister sur cette question désagréable » '. On peut ajouter qu'il n'est pas moins complet sur les autres points et que son impartialité, comme sa science, ne sauraient être mise en doute. Ainsi donc les Kcmarijucs, malgré leur composition iiàtive et, par suite, une confusion difficile à éviter, sont une œuvre à la fois de conscience et d'érudition documentée et sincère.
Nous ne saurions mieux finir qu'en citant la déclaration faite par Chevreau lui-même dans les Œuvres mêlées ', a propos de cet ouvrage.
«Je ne dois nullement me plaindre de mes découvertes sur Malherbe puisque vous les trouvez utiles et belles, et je ne suis pas assez incivil pour nommer ingrates et malheureuses des choses qui ont eu déjà votre approbation... Ceux qui ont cru que j'avais dessein d'attaquer la mémoire de Malherbe n'ont pas bien pris mon intention. Je n'ai tra vaille sur cel auteur que pour me le rendre plus familier dans le tour des vers et pour faire confesser à M. Le Fèvrc, notre ami, i[ue son admiration ne devait pas être toute réservée pour rAnticjuité. Dans mes Remarques, le grammairien a eu du respect pour le poète et s'est contenté de l'excuser, quand il n'a pu trouver de raison pour le défendre. Il a prouvé en la personne de Malherbe que les plus grands hommes peuvent faillir et. s'il le fait marcher avec Marot en certains endroits, il ne le place pas trop mal ailleurs, quand il le met au dessus de l'Arioste et de Lucain et quelquefois à côté du Tasse, de Virgile et de Théocrile. Enfin j'ai été hardi sans être insolent et je suis bien aiscquc. parmi les livres d'érudition, vous ayez mis dans votre bibliothèque celui de votre, etc.... »
Cette déclaration simple et franche marque bien que Chevreau, en rédigeant des Remarques sur Malherbe, avait voulu tout d'abord se formera l'école de ce dernier par une étude plus approfondie de son œuvre, etqu'en signalant les fautes du Maître il avait eu unii(ueineMl iiour but de montrer que les plus hauts génies ont leurs faiblesses : IJnandoqiic bonus dormitat Homents ', sans cesser pour cela de mériter notre admiration.
1. l.'Kriihiliiin ilii rrrs fnini.-<iix iiu AT//' xin-lc. Pari?;, llai-hcllc IS'.i:!. |i. 11, iiiili- 2. i. Hillcl à .M. Allaril, chaniiinp dr l'rjîlisc dr Saiiil Ij-'al.! di' l.aval, |i|i. i.'t t-t ». 3, Horace, An iiiirlique, v. .'ioO,