V. an
3. La différence entre les adverbes et les prépositions n'était pas bien tranchée au XVII' siècle. Nous l'avons déjà observé dans les Remarques sur les Poésies de .Malherbe.
i. On disait pourtant ilevniil ijue. mais nrnut que était préféré.
il. Quelque est adjectif ef variable, quand il se rapporte à un nom seul ou accompagné d'un adjectif. 11 signifie /jlusieurs, rerluiiis. Quelque est adverbe el invariable, quand il modifie un adjectif, un participe ou un adverbe. Il a le sens de .«i, a queli/ue point que. Il est encore adverbe dans le sens û'eiiriron (V. fteiiiarques sur la langue fr", par Vaugelas, éd. Chassang, I, o3).
0. Près el auprès indiquent la pro.ximité, le premier dans le temps comme dans l'espace. .-Ix/j/'é.v marque aussi la comparaison.
7. L'.\cadémie el Thomas Corneille ont donné également tort à Vaugelas (V. Bem... I, 380|. Vdillaitl était la forme du participe présent de valoir dans le dialecte de l'Ile de France. Thomas (Corneille el l'.Vcadémie appmuvenl Vaugelas (V. Jleniarq., II, 37-.')8).
8. Quoi est un pronom neutre inlerrogatif ou relatif. Dans ce dernier cas. il esl toujours ccunpiément. Son anléci'dent [leut être sous-eutendu. Patru approuve Vaugelas. Thomas Corneille el r.\cadémie font des réserves (Jiemarq., I. 123-129).
340 L'ÉCRIVAtN
Des dissertations sur horrible et cjfroijahie ; sur quelques manirres de parler basses ; sur des noms cjid manquent de singulier ou de pluriel, ou bien changent de signification selon le genre ; sur bander l'ire : sur l'Hyperbole ; sur les comparaisons des personnes avec les fleurs, le pou de goût de La Mriiardicre ciunud il traduit les Grecs, et la sottise de ceux qui ne peuvent soufïrir leur bonne fortune ; sur éternité, éternel, éternellement ; sur les erreurs des copistes et des imprimeurs, source d'embarras pour les grammairiens, constituent les principal objet des sept derniers billets à Le P'évre'. Elles avaient déjà figuré dans les Remarques sur les poésies de Malherbe. D'ailleurs Chevreau a soin de rappeler à son ami que les sujets qu'il traite dans ses billets ont été déjà effleurés à La Molbe, il y a un mois en\'iron. Ces mots peuvent servir à fixer approximativement à cette époque, c'est-à dire vers lGo7, la date de la jilupart, sinon de tous les Billets à Le Fèvre.
En outre, ils furent sans doute expédiés de Loudun, où Chevreau résidait depuis le milieu de l'année 1(336 et d'où il échangea, ainsi que nous l'avons signalé en son temps, une correspondance suivie avec son ami, de septembre 1637 à septembre 1661.
Apres les quatre premiers billets à Le Fèvre, Chevreau ou son éditeur avait placé, pour la variété probablement, trois Elégies. A la lin (In huitième on trouve deux sonneïs, imités : le premier de Sannnznr, le deuxième de Théodore de Bèze. Ce dernier, tiré d'une Epigrnmme, Cigare dans [c ItccHcil de poésies de [(joi). A la fin du dixième billet est une Lettre folâtre. Au commencement du onzième, on lit un sonnet de Malleville et, à la fin, un poème héroïque, Mijrrlte, recueilli déjà dans les Poésies de 1636. On lit à la fin du douzième ' :
(( Je vous envoie mes Remaniues sur celles de Vaugelas ' et je les crois sûres, si on les examine par In grammaire, par l'autorité des bons écrivains et par l'usage. Dans vingt ou trente ans, on ne recevra peutêtre pas ce qui est admis aujourd'hui et il n'est pas sûrqueles quarante de l'Académie imposent leurs lois à tous. Comment fixer la langue d'un peuple, qui considère comme jargon le parler de Henri III ; qui se préoccupe surtout de changer de mode et ne trouve de grâce que dans la nouveauté?» On voit par là combien étaientgrandes l'indépendance de