Voici le passage cité par Chevreau (607 et C
Au point 1)110 j'expirais (u m'as romlii in jour, Haisor, «luut jusi|u'au cii'ur le sculiiiirnl ino louolio ; Enfant (l(''licicu\ de la plus belle lioiirlie. Oui jamais prononça les oracles d'anumr.
Nous n'osons pas Otrc aussi si'v&re que Clicvrcau pour cello figui-e graciiMise.
3. Elle est trop longue pour que nous la citions ici. On la trouvera en Appendice.
4. F'ages 011-028. — .iriiiaiiil ./eau île l'i(/iieriil du /'/cv.vi.s-, né en 1029, mort en l'I.'l était un petit neveu du cardinal île Richelieu, (pii le sulistitua aux noms et armes de du Plessis. Il était due île Itielielieuel de Fruiiziie, iiiriniiiis du l'nul de Cuurhii/, [>air de France, général des galères, etc. .Nous avons dit il'uexies, 28) qu'il épousa en 1049 Anne Poussant du I'(us du Vigean, veuve de François d'.Vlhret, sire de Pons. .\nil intime de .M"" de .\laintenon, il pridégea (Chevreau qti'il recevait dans sa magnifiipio maison {V. /Ih.'urres nièhes, p. IJtO).
caché. Voir Ovide, Horace, Tite-Live. Tacite, Dorât (vers de l'Eunuque de Térence), Je ne sais si cette explication vous satisfait, mais je Tai entreprise pour vous témoigner mon respect.
Ce billet est daté du 3 décembre 1690 ; le suivant, au même, est de février 1691. On a mal compris le mot sinus en le traduisant par sein. Il marque la place du favori; elle se trouvait au-dessous de celle du maître. Saint Jean ne reposait donc pas sur le sein de Jésus Christ. Dans le verset 18 du premier chapitre de Saint Jean, d'après tous les interprètes, sinus n'est autre chose que consubstanîiel, de même essence et de même éternité '. Seuls les .\ritns rejettent ce sens.
Il y avait trois sortes d'excommunications chez les Hébreux : niddui, qui retranchait durant trente jours de la société ; Cherem, dirigée contre ceux qui persistaient dans leur vie scandaleuse : on les assignait, «sans nulle espérance de pardon, au dernier et terrible jugement de Dieu ». Venait enfin l'anathème nommé Summathn ou en syriaque Maran Atha c'est-à-dire notre seigneur est coin. Ceci explique le vingt-deuxième verset du seizième chapitre de la première épître aux Corinthiens et le chapitre neuf de l'épître aux Romains de Saint Paul. Chevreau les commente longuement, et déclare que .Uara;i-.i r/iaj/signilie .4 Hflî/u'me. Nous verrons dans le Chevraeana, qu'il aime à disserter sur l'Ancien et le Nouveau Testament, et, en général, sur tout ce qui touche à la religion et à la morale. C'est à celle-ci qu'il emprunte les deux caractères qui suivent, tracés à la prière de son noble correspondant.
Bigot d'il plus que Supcrstitieu.r. Après .\théc, c'est H g pocrite qui lui est le plus opposé, (i Celui-ci, comme le remarque un fameux évèque d'Angleterre % bâtit quelquefois un hôpital de la supcrlluité de ses usures... ' » Le Bigot, qui fonde sa créance « sur une fausse religion », donne à Dieu plus et autre chose qu'il ne lui demande. C'est un agneau, un homme qui se trompe ; l'Hypocrite est un loup, un homme qui cherche à tromper. Le premier a plusieurs dieux, le creur simple : c'est .igni's: le deuxième n'a point de dieu, a le cœur double : c'est Tartuffe K Ce qu'il y a de dangereux dans le Bigot, c'est qu'il est téméraire
1. Dans ce? deux exemples, sinus rend le grec 7.'J>-ûo: (pp. 010-62O1.
2. Joseph Hall, sans doute, évèque d"Exeter, puis de Norwich.
i. La comparaison est assez éliange. .if/nés est une jeune tille naïve, élevée dans l'ignorance la plus complète par Arnol[die ou M. de la Souche, un homme de quarante ans, qui se propose de Tépouser. Klle figure dans ïh'role i/i's feinnies, comédie de Molière (I6t)2). C'est également d'une comédie ( Tnrlii/J'e. ItiGHGtiT) de Molière qu'est tiré T'irlii/fe, cet hypocrite, qui se sert du masque delà religion pour tromper et dépouiller le
dans ses jugemcnls cl souvent croit servir Dieu, en parlant mal du prochain. L'Hypocrite, au contraire, est complaisant, flatte, approuve.
Ce sont naturellement des sujets religieux que Chevreau les aborde avec le Très Révérend Piire Henry de Bourges, i'RÉdicateir CAPLCiN. Sur votre conseil, lui dit il en substance, je m'occupe de l'étude^ des textes évangéliques. Voici l'interprétation des trois passages de Saint Mathieu que vous me demandez. Pour le premier passage, Chevreau explique que Jea)i Baptiste a été appelé par Jésus le plus grand de ceux qui sont nés de femmes, pour avoir annoncé et baptisé le Sauveur ; mais que les Apôtres et disciples, qui sont dans le royaume du ciel ou du Messie, c'est-à dire dons son Eglise, sont plus grands que lui pour leur science de l'Evangile, leurs conversions et leurs miracles; enfin que Zacharie, de la famille d'.Vbia, la huitième des familles sacerdotales, n'a pu être souverain pontife.
A propos du deuxième passage, il parle des trois sanhédrins ou consistoires juifs, composés respectivement de soixante onze, de vingttrois et de trois Anciens ou Sénateurs. Celui qui avait dit Uaca' à son frère était assigné au conseil des vingt-trois, car Haca signifie homme de rien, qui mérite qu'on crache sur lui-
Le troisième passage veut dire qu'il sera pardonné à ceux qui, trompés par l'apparence humljle de Jésus-Christ, ne croiront pas à sa divinité ; non à ceux qui méconnaîtront sa vie, sa doctrine et ses miracles.
Les Hébreux partageaient le jour en quatre heures, répondant chacune à trois des nôtres. La troisième heure du jour, marquée par Saint Mathieu pour la condamnation et la mort du Sauveur, n'était pas finie et convient à la sixième de Saint Jean, environ midi, n La salive, continue Chevreau, est admirable pour beaucoup de maladies' » ; aussi a-t on prétendu que Vespasien guérissait avec sa salive un homme aveugle. Voilà pour la quatrième et dernière demande.
En terminant, Chevreau invite son correspondant à lui poser de nouvelles questions. Ce dernier le fit longtemps après ; car, tout à la fin des Œucrcs mêlées, nous trouvons une nouvelle lettre à ce capucin, dans
crédule Orgon. On vnit i|iie,si r.lipvrraii ii(';;lij;o de nous nommer plusieurs (les grands écrivains de son temps, il no les igiionUl pas pour cela. Nous donnons ces deux cnraclèrcs tout entiers dans l'.Vppendice.
1. Chevreau fail venir ei- mol de liiirnk. i-rnrher. de rara, mrule (le innulin ou de ;v'<-, nV/e, termes ehaldaïqnes. Kiez le lire de /v/r/c, anglais, r//i>H el Ko-rling de nivd. mauvais elieval. mol [iroveneal ilérivé hii-mème penl-èlre du vieux norois niihi ou rakki, chien.