II, pp. 191-1 '.17 ; 30G
3. Il, pp. 300-309. Ce passage semble imliquer que le Cheiraenna est un recueil composé peu à peu, duraiil les loisirs shulieux de notre écrivain et communiiiué eu feuilles à des amis avant la publication. C'est ce qui explique l'observation du jeune docteur.
i. Hicbard de .Montaigu, évr-(|ui' île Nnrwicli, nmrl en lli'il. est iauliMii- de plusieurs ouvrages de lliéologie.
.">. II, pp. ;t:ii-3:)(;.
Nouveau tcstameiil et. en général, des quesHons religieuses qui l'intéressaient beaucoup, sera encore celui qu'il suivra le plus souvent dans les questions uniquement historiques ou de pur examen.
La Religion chrétienne s'introduisit lentement « parce que les Juifs étaient partagés en plusieurs sectes »', Essénien!;, Hémcrobaplistes, Hérodiens, Saddurc'cns, Pharisiens, Scribes, dont Chevreau marque le caractère disiinclif. Elles articulèrent dix griefs contre Jésus-Christ. Après sa mort les Chrétiens, ses disciples, se dispersèrent pour remplir leur ministère évangélique ; mais Satan suscita contre eux Simon le Moijicien, sous Claude ; Ménandre, sous Titus et plusieurs autres. En même temps la persécution sévit contre ces gens soi-disantimpurs et ennemis des dieux, qui se trait aient de frères et de sœurs, causaient les guerres et les fléaux, mangeaient des enfants, voulaient détruire le pouvoir établi et adoraient un homme puni d'un juste supplice. On les confondait avec les Juifs, Plus tard surgirent des hérésies fomentées par des fous ou des présompteux.
Cet article, où figurent les noms des principaux hérésiarques et la nature de leurs erreurs, témoigne combien Chevreau était versé dans la connaissance de la primitive Eglise et de ses vicissitudes-.
Nous n'examinerons pas ici ce que Chevreau a répondu dans son r/fcrcacai'a ' aux attaques de Baylc. à p.'opos de son récit du martyre de Babijlas, évèque d'.\ntioche sous Numérien. Signalons cependant qu'incapable de la plus petite animosité contre qui ce soit et uniquement désireux de connaître et de signaler ce qui lui paraît juste, notre auteur rappelle au sujet de Polycarpc, une conjecture ingénieuse faite par Le .Moyne, professeur de théologie à Leyden et que Bayle, a rapportée tout au long dans In République des Lettres du ukjIs de mars KlS.'i. Le mot -cp'.'7-cç.i, colombe, lu pour i-'ipiaTtoi, dans une inscription de la ville de Smyrne, aurait fait croire qu'une colombe était sortie du flanc percé de l'évoque martyr'.