‹ Urbain ChevreauChapitre 219 sur 371 · II, pp · texte numérisé non relu

II, pp

2. C'i'liiit la langue de Jésus-Christ. 11 fui coniposi' luiil ans api-os la mort du U('df npleur. C'est le premier des lîvanpili's dans l'onli-c ihnmnld/^iipie. Le texte oi'ij{inal est perdu. On en possède une veision grecque, aufjmi'nlée en SO ou S.'i. I.e style en est simple, un [len sec, avec des détails anee<l(>liqnes ajonlcs à la Iradilùm commune.

'i. 11, pp. 3:il-331.

;>. Il, pp. 2'.l-3i. l'n peu plus loin (pp. 108-171), Chevreau expose la vie et les doctrines de l'ylhagore, qu'il rapproche de Uescartes. (i. I, pp. 307-308.

auteur des tûnèbrosi », dont il lit la base du maniehcisme. Ici Chevreau uc manque pas de témoigner son horreur pour l'hérésie des Manichéens, qui voulurent s'appeler ainsi « comme si leur doctrine abominable eût été une nouvelle .]/a)i»f que Dieu avait envoyée à tous les hommes' ». et comptèrent quelque temps Saint Augustin parmi leurs disciples. Il n'avait guère rien dit de /V%e et d'Arius', deux autres hérésiarques; mais ici son âme profondément chrétienne ne peut se contenir en face d'une révolte contre l'orthodoxie.

C'est également ce qui l'engage à reproduire les noms de Bi'-tes, Clieiaii.r, Mulets, Chiens. Pourreau.ru]onnci> aux Infidèles par l'Ecriture en accompagnant cette indication de quelques lignes sur le culte voué au Corbeau par les païens, peut-être en souvenir de celui de l'Arche ou de celui qui, deux fois par jour, portait sa nourriture à Elle, tradition sur laquelle Chevreau laisse à l'Eglise le soin de décider ■ ; car.en religion, il « ne s'accommode ni de la nouveauté, quand elle est suspecte ; ni des erreurs, quand elles sont vieilles. » Il ne donne son adhésion qu'à ce qui lui paraît bien établi.

En ce qui concerne les Hniiiles, prêtres gaulois. Chevreau explique les différentes étymologies attribuées à leur nom (Ureii.r, leurrésidence; Dniule. leur fondateur; Truies, divine; Tnitis, Dieu ; Dru, sincère; Prii, mage ; -.-.-, il a cherché, pénétré; ôp:,- ou Deru chêne), et fournit des détails intéressants sur leurs fonctions, leurs disciples, leurs temples; sur les Eubagcs ou Dciiiis elles Itanles ou chanteurs; mais ne témoigne à leur égard ni mépris ni haine '■. Son esprit large et libéral plane ordinairement au-dessus des mesquineries étroites. Toutefois il n'en est pas ainsi pour Muhammed. qui composa sa religion « de la Juive, des impiétés de Xestorius et d'Eutychès », et la persuada « à des Arabes, c'est-à-dire à des voleurs de profession, à des vagabonds qui n'aiment et qui ne cherchent que la nouveauté" ». Si les absurdités et les blasphèmes de sa secte, dont Chevreau note les huit principales opinions, ont progressé en si peu d'années, c'est que (< Dieu le permit dans sa

3. 11 se cnntonlc de dire de Pelage que son vrai nom était Mo/r/nn et que si. Saint .lérome le traite d'ignorant, Saint .Vngnslin le juge fort spirituel. Pour .Uius, il déclare se souvenir que Saint .lérôme l'appelle le llviiinn nirnilimifil et que Kra Paolo prétend « qu'on ne peut convaincre les .Vriens par l'Ecriture, mais par la tradition et par l'autorité de l'Eglise ». 1. [i|i I(il-I02. (Cf. I. pj) lUi et 330-332.)

t. Il, pp. 36.'i-3B9.

o. II, p. 3ti8.

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