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colère contre l'aposlnsic des chréliens... ; que la peur de la mort y contribua... ; et qiieles g'cns de sang et de chair Innnent merveilleuse toute religion qui leur est commode' ». Notre religieux^écrivain ne pouvait que s'indigner contre le malioniélisme corrompu et envahisseur, comme il s'était emporté contre les hérésiarques pertLirbatcursdo l'uiuté de l'Eglise.
"2° Histoire profane et littéraire. — C'est avec une réelle compétence et un vérilalile plaisir que Chevreau a traité l'histoire sacrée et religieuse, lise trouvail In sur son terrain de prédilection .• il l'a parcouru presque en tous sens. Aussi avons nouspu établir une sorte de progression, distinguer un certain ensemble dans ce qu'il avait écrit à ce sujet.
Il n'en est plus de même pour l'histoire profane. Si les articles en sont nombreux, ils sont généralement courts et constituent, non plus une étude générale, mais plutôt une galerie de portraits, dans laquelle défilent sans suite, pour la plus grande édification de Chevreau et do ses lecteurs, les héros, les rois, les personnages remarqualiles, qui ont mérité d'arrêter un instant l'attention de la postérité. Ce que l'auteur en tire, c'est tantôt un épisode piquant ou un jugement précis ; tantôt un trait d'esprit ou une maxime générale; tantôt enfin un acte méritoire ou répréhensible, pouvant servir d'exemple et d'avertissement pour la conduite de la vie.
L'ordre des dates n'a ici aucune im[)ortance. puisqu'il s'agit de paragraphes détachés offrant simplement l'occasion d'un précepte moral, d'une leç^on pratique, d'un aperçu ingénieux.
Aussi notre plan sera-l il simple. Nous mettrons à jiart I'histoiiie ANCIENNE et I'histoire MODERNE; daus chacuned'elles, nous réserverons une place à ceux dont les actions ou les paroles offrent quelque intérêt et nous terminerons par l'appréciation de Chevreau sur les divers partis et les différents peuples, objet de son étude.
Dans I'antiquitk il mentionne Phèroii, roi d'Egypte, aveugle depuis dix ans et guéri par (( l'eau d'une jardinière », qui n'avait eu « aucun commerce de liberté qu'avec son mari - ». Il lit brûler les autres femmes y compris la sienne, «dont l'eau lui avait été fort inutile ». A ce proposnôtre auteur ajoute malicieusement' que. s'il se trouvait quelque Phéron ; que le remède dont il guérit fût en usage et la même peine
2. II, ]i. :!'.»:;. (V. iinviiinic. liv. ii. ciinii. m.) ;i. Il, [>. :i%.
renouvelée, beaucoup de femmes pourraient ne pas craindre de mourir de froid.
Il parle ensuite successivement d'HéU-ne, qui eut cinq maris et fut pendue dans l'ile de Rhodes' ; d".4m<ide, « banni d'Athènes pour être trop juste* »; de Phidias^, a q\à les Eliens coupèrent les mains pour qu'il ne put faire un autre ouvrage comparable à son Jupiter ' ; du bon Agis, un père pour ses sujets'; d'.lgésilas, condamné à l'amende pour avoir épouse une femme toute petite*^ ; d'.-l/c('6ia(/f, plein de défiance pour tous les Athéniens, sa mère comprise, et de son adultère avec limée la femme d'Agis son hôte". A l'occasion de Phidias, il avait déploré le traitement subi par la vertu et le mérite ; à propos de l'amende infligée à •Agésilas, il avait désapprouvé cette façon de juger des vertus et des vices à la taille ; ici il blâme les raisons inventées pour excuser ses fautes.
Après avoir condamné l'ivrognerie de l'Iiiliiipe '. des Moscoiiles et des Allemands', il excuse, par le respect dû à l'autorité royale. Alexandre'" tuant Clitus. /.i/'.'Jma'/HC et ('a//('.'>7/(("'/u', coupables de l'avoir injurié et Denys le, Jeune", faisant mourir l' h ilouè ne qui avait raillé ses vers et partagé ses amours.
Il ne craint pas de rappeler les actes de cruauté de Demjs le Père '-, d'Hérode'\ de Catigula'\ de Valens'\ de Sapor^', les vices de Plolémée Philadelplie '", l'impudence et l'avarice de Phocas".
Mais il préfère mentionner ce qui est vertueux et louable : la modération d'Agallwcle, se contentant de vendre comme esclaves et de
1. T. pp. 207-208. Rien n"e3t in3ins sûr que cette légende rapportée parChe>Teau. .2. U, p. lOf). Pour cette histoire et les suivantes, il emprunte beaucoupàPlutarque.