Il, pp
li. II, pp. 231-232.
repentir. Le Vin, le Sommeil, la Philosophie cl I'Ami sont » les quatre véhicules de la vie de l'Homme, a dit Conranl Celle de Scliimvfort. en Franconie, le premier poète « couronné de laurier en Allemagne <) ', celui que Maximilien proclamait son poète lauréat.
Il est difficile de se ranger parmi les Illustres -. Et cependant lavraie Noblesse réside dans les actes '. Mais « elle est incommode quand elle est pauvre »; car la Pauvreté peut porter au mal et les Richesses sont des « moyens qui conduisent toujours à la fin » ', et qu'il faut priser, s'ils sont acquis sans injustice.
Toutefois « le Riche qui ne paye point ce qu'il doit n'est pas moins larron que le Paucre qui emprunte ce qu'il ne peut rendre ))^ et, s'il est Ararc, son bien ne lui sert pas plus que celui d'autrui''. En efïet «I'Ava rice est à proprement parler une indifience »■. Le Bonheur réside d'abord dans la sauté, puis dans la modération des désirs'. Mais la Frugalité, si chère aux Anciens, doit être exemjite d'avarice". Il ne faut pas qu'on puisse se dire, comme Chapelle et notre auteur, au sortir d'un repas : « Où allons-nous dîner'? »'". Il faut boire avec mesure, car l'ivRESSE fait tomber dans des excès, commettre des injustices qu'elle ne saurait excuser, surtout dons un magistrat ou un prince". Pour prévenir ces abus, il convient de bien élever ses enfants. L'Education des enfants est. d'après Diogène le Pythagoricien, (( le soutien et le fondement d'une république » ". Toutefois que l'on ne punisse » jamais du fouet une personne de qualité, ni qu'un paysan prêtre, que l'on a érigé en aumônier et qui a rapporté de l'école trois mots de latin, la traite jamais comme un valet ou comme un esclave » ". Le fouet était alors d'un usage courant pour la répression des fautes. Partageant les préjugés de son époque. Chevreau l'interdit uniquement pour les nobles. Il a tort certes d'établir celte distinction, mais nous constatons