‹ Urbain ChevreauChapitre 260 sur 371 · I, pp · texte numérisé non relu

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la femme n'a point été faite à l'image de Dieu, puisqu'elle a été créée de la côte d'Adam. Les Mahométans, les Chinois et les Japonais refusent le paradis aux femmes et un docteur veut qu'elles ne prennent part à la résurrection qu'en changeant de sexe'. Chevreau, bien que célibataire endurci, n'approuve pas ces extravagances. A côté de leurs défauts, il reconnaît aux femmes des qualités, ne dépendant nullement de leur taille ^ Il constate pourtant qu'il y a encore des Xantippes abusant de la patience de leurs Jobelins de maris. En somme, selon son habitude, il n'en porte pas un jugement favorable \

Les Lnc.ommodités DU Mariage sont nombreuses. Un gentilhomme en indiquait quelques-unes à son voisin résolu de se marier ' et l'évêque de Chartres en a traité assez longuement'. D'après ////)/)OHaj", il n'offrait que deux bons jours : « celui des noces et celui où » le mari « voyait porter sa femme en terre' ». Alphonse le Sage d'Aragon, affirmait « que pour faire un bon mariage, il fallait que le mari fût sourd et la femme aveugle' ». Cette dernière citation semblerait montrer que le mari n'est pas toujours exempt de reproches. Chevreau n'en souftle mot. Il constate seulement que beaucoup consultent leurs doigts ou leurs oreilles et se marient suivant le chilTrc de la dot ou l'opinion d'autrui"; qu'en outre « le Célibat n'est pas plus commode que le Mariage '' ». Célibataire endurci, il n'ose cependant se prononcer contre les femmes qu'au fond il aime et redoute à la fois.

En ce qui concerne I'Adultère, notre auteur blâme les prétendues raisons politiques invoquées comme excuse par Alcibiade et Auguste '" ; ailleurs, il nous raccmte comment une dame, qui avait tué son mari surpris avec une autre, se fit pardonner ce meurtre " et indique enfin les punitions infligées pour cette faute par les Egyptiens, la loi de /aleunis, la ville de Cumes et les anciens Germains '-.

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