‹ Urbain ChevreauChapitre 263 sur 371 · I. pp · texte numérisé non relu

I. pp

C'est probablement pour ne pas rester inoccupé, que notre auteur recommence, dans la ilouxièine partie, sa suite d'études, d'observations et d'exemples, en même temps qu'il renouvelle ses prescriptions et ses conseils d'un caractère de plus en plus rationnel et savant, mais peu diiïérent en somme de ce qui précède, pour la forme et pour le fond ; toujours inspirés par un ardent désir d'améliorer notre nature et de nous rendre parfaits chrétiens.

En plus des développements philosopliif(iios et des préceptes moraux semés çà et là dans son œuvre, Chevreau a groupé dans des articles spéciaux un certain nombre de Maximes, de Proverbes et de lU'jlexions ' .

Quelques-unes des Maximes sont de lui. D'autres sont empruntées à JÉuo.ME Cardan, savant italien du xvi" siècle % renommé par sa science, ou aux Rabbins juifs.

Les Maximes de Chevreau sont présentées sous forme d'Aphorismes : (( C'est être heureux que de n'avoir ni ambition, ni procès, ni enfant.s ni femme; que de pouvoir se passer de la servitude et, sur tout cela, de se porter bien ^etc». Quelques-unes sont en vers'. Elles marquent toutes avec netteté et précision,, malgré quelque recherche, ce qu'il faut faire ou éviter.

" U n'y a rien do plus insupportable dans le monde qu'un fans Ami, curieux et empressé ; rien de plus à craindre qu'un lUclic voleur et un Juge acare ; rien de plus révoltant qu'un Demi savant qui est décisif: rien déplus commun qu'un Joueur fripon ; rien de plus honteux qu'un Prince menteur; rien de plus ridicule qu'un Vieillard galant, une Yieilk coquette, un Pauvre orgueilleux et un Lâche fanfaron ^ ».

Les Maximes de Cardan avaient été prises par lui à divers auteurs ; il les débitait à ses enfants. Chevreau nous transcrit celles qui » peuvent être de quelque usage dans la vie civile'' ». Ce sont proprement des conseils de prudence, de modération et de bonne conduite. Ainsi : « Ne résistez point à la Multitude, ni à un Grand, nia un Prince... Cequevous

\. L'usage des Majciiiicx el des .Inn/y.w; iiinnilrs éliiil furl ré|iiuidii. « .le ne sais si vous avez remar(|iir. écril La Hiieliefnueaiild à .M"" de Saldé (.'i dctolire 1002), que l'envie de faire des sentences se gagne eomme le rhume. 11 y a iei des disciples de .M. de Balzac qui en onl en le vent et qui ne veulent plus l'aire aulre chose ». Sans aller jusque là, (Chevreau a suivi la mode.

2. Né en l.'iOl à l'avie, il se laissa, dit-on, mourir de faim, en l.'iTG, pour aceomplir l'horoscope ((u'il s'était tiré. Il était très versé dans la médecine et les mathématiques.

.'!. 1, p. Kit). Il insiste plusieurs fois sur ce dernier point.

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