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Chevraeana qu'il préparait, lorsque la mort vint le surprendre. Par la même occasion, il transcrivit les vers italiens... et les présenta comme une épigramme sortie de In plume de quelque ami ou parent de l'infortuné Monaldesehi.
Il Les hasards du bouquinage mont mis en possession de l'exemplaire du Chevraeana, sur lequel Chevreau avait fait ses corrections et additions. C'est là que j'ai trouvé, tome 1, p. iSS, la note additionnelle que voici. Elle est explicite :
« M. Colomics de la Rochelle, dans ses Opuscules, a la page 122, dit qu'il a su de M. Isaac Vossius, que M. Chevreau a fait le Génie de la HEINE Christine. Peut être qu'il l'a oui' dire à M. Vossius, qui, parmi nous, a passé toujours pour un grand menteur. J'étais en Suède secrétaire des commandements de cette reine, qui m'a toujours honoré de son estime et qui, depuis, fît à Rome tout ce qu'elle put pour m'avoir encore à son service. J'eusse été bien peu reconnaissant de toutes les grâces qu'elle m'a faites, si je les eusse payées d'une satire ; outre que j'ai toujours été persuadé que l'on n'écrivait point impunément contre les personnes de son caractère. Ce Geme de la reine Christine était l'ouvrage d'un certain homme nommé Saint-Maurice, qui avait conduit en Suède un des enfants de M. de Saumaise et, comme la reine ne fit nul état de ce prétendu gouverneur, qui était un maître de langue à Blois pour les étrangers, il s'en vengea par une satire.
« Si M. Vossius, que j'ai toujours regardé comme un savant, m'eût mieux connu et qu'il eût été capable de juger du style sur ce qui regarde notre langue, il m'eût épargné la peine de le convaincre de cette imposture. »
« Il n'y avait, ajoute M. Albert de la Fizelière ', qu'un écrivain famélique de l'espèce de ce Saint- Maurice, qui pût blesser aussi lâchement la grammaire et le bon sens dans un si pitoyable pamphlet.
« Les additions et corrections de Chevreau ne verront sans doute jamais le jour, mais je n'ai pas voulu laisser croupir dans l'oubli, qui attend les autres, celte note qui nous donne la clef dune nouvelle rectification bibliographique. »
Ainsi que nous l'avons déjà dit -, nous ignorons ce qu'est devenu l'exemplaire du Chetraeana possédé par M. Albert de la Fizelière et, par conséquent, les additions et corrections faites par Chevreau. Nous le regrettons beaucoup, car nous eussions été fixés sans doute sur bien