‹ Urbain ChevreauChapitre 278 sur 371 · PagelOCj · texte numérisé non relu

PagelOCj

i. V. Clieiraeunu, p. 3")8, note 3.

des points intéressants de la vie et des ouvrages de notre auteur. En somme il ressort de toute cette dissertation, un [)eu longue, mais nécessaire à notre avis, que M. Chevreau n'a composé ni publié aucun des denx opuscules, la Briève relation et le Génie de la reixe Christine. Le premier, libelle injurieux, violent et grossier porte pour signature Gillot le Songeur, dont on ignore la personnalité ; le second, écrit en partie allégorique, en partie satirique, dans lequel l'éloge et le blâme sont à peu près également distribués, est signé A. H. S. M. ; il est dû à la plume maladroite d'un nommé Saint-Maimce, furieux d'avoir été méconnu par la reine de Suède'.

De plus, les deux opuscules portent aussi respectivement pour titres : L'Adieu des Français a la Suède ou la Démission de la Grande Christine et le Pourtrait de la reine Christine, avec les dates du 5 septembre lOoi) probablement pour la composition du premier ; du S novembre 1656 environ pour sa publication et du 3 juin 1G33 sans doute pour la composition et la publication du dernier. Le Génie de Christine aurait donc précédé la Briève relation.

IL — Lettres

1" Nouvelles lettres contre Narcisse

Dans ses Nouveaux mélanijes d'histoire, de critique et de littérature^, l'abbé d'Artigny s'exprime ainsi : « Personne, que je sache, n'a observé qu'il y a un gros volume de lettres d'Urbain Chevreau, in-8", Paris,

1. Il n'est pas non plus l'auteur ni l'éiUteur du lactuin, au sujet duquel Cliristino écrivait à l'abbé Bourdelot, entre aulres choses :

« Monsieur l'alilié Bourdelot.

J'approuve tout ce que vous avez fait touchant le livre dont vous me parlez. Ne cessez pas de poursuivre si bien l'affaire que vous en oblenioz un chà liment exemplaire. Je l'espère de la justice et de l'amitié du roi de France et, puisque le ministre de Suède a fait sou devoir, vous pouvez l'en remercier de ma [lart, vous assurant que je vous sais gré du zèle et de la passion que vous témoignez en cette rencontre pour mes intérêts. J'ai tout le penchant qu'il faut avoir pour mépriser et pardonner ces sortes de sottises, qui ne fout du mal qu'à ceux qui les forgent ; mais il me semble que je dois à ma gloire quel([ue ressentiment que je n'ose lui refuser... Ce qui nie fâche, c'est que ce livre porte le nom de M. Chanut. Je suis sûre qu'il ne l'a pas fait et suis fâché de ce qu'on imprime une tache si noire à la mémoire d'un si honnête homme.., signé Christine .Uexandra, à Home, le 6 novembre 167i.

(V. tome 111, p. 327 et tome l.\ du lionioil <Ie Cimrarl. p. 323, Biblioth. de l'Arsenal. V. aussi Arkenholtz, Mémoires concenuiiil Chrisliiie reine de Sui'de, II, iiio). On n'a pu savoir jusqu'ici quel était le livre dont se plaignait Ciirisliue dans celte lettre, car les Afémoires, tirés des dépèches du S' Chanut par Linage de Vauciennes, n'ont été imprimés qu'en IB77el n'en font pas mention. En tous cas Christine songeait si peu à considérer Clievreau comme l'auteur de ces divers ouvrages que de Rome elle envoya des médailles à Chevreau alors auprès du duc du Maiui' (Cf. C/ierraeium, I, p. !2">).

Page 1