Tome II, p. 193. note h
1642, dont la deuxième partie est intitulée Nouvelles lettres contre Narcisse, c'est-à-dire contre P.alzac. Chevreau, sous le nom de Pliylarque y parodie certaines lettres de Balzac, pour les rendre ridicules ; mais il n'a eu garde d'imiter l'ancien Phylarqne dans ses emportements ».
Au septième et dernier volume, qui sert de supplément et qui n'est pas de d'Artiguy ', l'auteur déclare que le P. Niccron a cité celte correspondance dans un article sur Urbain Chevreau, tome XI de ses Mémoires, page 330 du catalogue des ouvrages de ce savant et que Bayle, dans son article sur le même écrivain, observe expressément, au sujet de ce livre, qu'il fut imprimé à Paris, en 1G42, in-S".
Michaud - est moins affirmatif. Après avoir parlé des cinquante-six lettres, dédiées à Monloron et signées Chevreau, qui ont été de notre part l'objet d'une étude spéciale sous le nom de Lettres Nouvelles, il ajoute :
« On trouve ensuite un recueil de 437 pages, intitulé Lettres Nouvelles co.ntre N.\I!CISse : la première datée d'Outreville, le 12 août 1636 et la dernière de Lyon, le 2 août 1637 \ le tout précédé d'un Avertissement au Lecteur et d'une Table des entretiens de Fhylarque, c'est-à-dire des Lettres co.ntre N.\rcisse. Comme ce second recueil, distingué seulement de l'autre par un feuillet en blanc, n'a point de frontispice particulier ; qu'il est sans nom d'auteur, ni de lieu et sans date, il paraît naturellement n'être qu'une suite des Lettres de Cliecreau et ce qui me l'a encore mieux persuadé, c'est qu'on y voit partout le même style, rempli de ligures, d'allégories, d'hyperboles, en un mot une imitation presque scrvile des manières outrées de Balzac, telle qu'on la remarque dans les premières lettres ».
Michaud remarque pourtant que l'impression est différente, qu'il y a deux lignes de plus à chaque page et que le caractère n'en est pas si gros. Ce serait, d'après l'abbé Joly ', un caprice du relieur qui les aurait réunies.
Nous partageons entièrement l'opinion de l'abbé Joly. Chevreau était trop sincère admirateur du m grand Balzac... cet homme incomparable' », pour avoir ainsi tenté de le parodier et de le tourner en
l..\rtideVIl, p. 1()0.