PARAPHRASE
(Livre II, chap. 9, Chevracaiia, p. 4^1)
Homme, souviens-toi que tu n"es que poudre et que tu retourneras en poudre.
Mémento, liomo, q>iia pulvis es, et in pulverem reverteris
Homme qui songe moins à ton heure der-
[nière
Qu'aux plaisirs criminels dont ton cœur est
I charmé,
Tu perdras bientôt la lumière.
Et tu retourneras dans la même pousssière
Dont la main de Dieu t'a formé.
Deliciis sci'lpreimbutis, qui pectoramul-
[ces
Dum tesupinum summa nil tangitdies ;
Quambrevishora manetperiturum 1 pul- [vis et idem.
Ex que creatrixflnxit informem manus!
Regarde ce que tu dois être Pour condamner l'excès de ton orgueil.
Ut, quieplusîPquotestuUasuperbiatollit, Cadat.revolvus menle quidposthaceris?
On commence à mourir quand on commence Incipit ille mori primum qui prédit
|à naître, [ab alvo,
El tous les pas qu'on l'ait conduisent au cer- OninL-^ipic propius admovit tumulo gra-
[cueil. [dus.
Il n'est contre la mort, ni fuite ni défense :
En tout temps, en tous lieux, elle exige ses
[droits.
L'inhumaine qu'elle est soumet tout à ses lois ;
Fait tomber sous ses coups la vieillesse et
[l'enfance ;
N'a point d'égard à la naissance,
Et rend égaux les sujets et les Rois.
Nec fuga, ncc vires mortis moliraine tar-
[dant;
Omnicpie et hora jura poscit, et loco.
Crudclis ! mixtira, ecceferit juvenesque, [senesque,
Summosque cff ea subditis arquât duces.
Dans un étal si déplorable,
11 faut quitter sans espoir de retour.
Tous les objets de ton amour
El suivre enfin du Ciel l'arrèl irrévocable.
Tel est son ordre ; et tel est notre sort.
La lumière du jour n'est qu'une fuis ravie ;
El, (|uand on a passé de la vie à la mort,
On ne repasse point de la mort à la vie.
Quicquid agas, linques cupidi ludibria
[cordis.
Roditura nusquam ; Icge sic lixum poli ;
Terrigeuumsorsilla: semelsed lucecare-
[nms,
VilMMiue sladium nec remetiri llcet.
AprKxnicE
Mais ne fais pas, dans celle exlrriuilé.
De la mort qui te scmlile Imnilile
Ta (iernirre i-alaniili-
Ce qui la suit est heaiifovq) plus teriàhle
i;i diiii m unenl dépend l'Elernilê.
>"i-e laineii illa iiiali, démens, mêla esto
(suprema,
IliPi-iemla (|Mamvis forma sit lellii et
[niiiiax.
Omid remis deiii poiie se(|Ln; magisusque
Ipavendnni est :
l'iiar((ii|iiealuuiopi'iiilel.liea .'.F.leniitas.
Pari[nidq\iere|ienlirmi rin IrainI iiasirurre,
Tu rriiis du riel, peul-èire, apaiser la rnlère
Sur le linrd de liin monunieul.
A cette grâce oscs-lu bien prétendre
Toiqnivistouslesjnursdans ledérèglemenl .'
Et Dieu qui voit tnn endurcissemenl.
S'est-il engagé de l'attendre,
lit t'a-t-il priimis ce moment .'
MaUieureux l'omnienl penx-lii croire,
Ou'aux méi'liaats olisllni'S il aeeor<le sa
[gloire .'
Oue pour (pieNpu^s remords hi sois récom-
Ipensi"' ;
Oue du |irésoiii|iliieiix il ri'mplisse l'allenle .'
1£1 (ju'uu Ilii'U jusle et courroucé,
Ouand on ne pourra plus l'offenser, si' con-
llenle
Du regret(|\riin aura de l'avoir offensé '
Mminesul) lumuli, reslinguere numinis
[iras Vis laci-ima. ance|is causa ([uam fors
(exludit.
Ha'C le spes fiivcl. obliqui. praviquc (sequaccra ?
l'nrli' id spripiiiilit perspicax, ullor
Ideus ?
Scilici'l, ille liorrens sc(diis imo in
|r'orde coronet ' Hoc nuwuil amcus improbi fiducia .' ri cumdcfuerilvelili inconcessafacullas, Ser 1 ilolenlem munerel judcx |iius,
Onamliliet nbsislal véiiia- mens conscia
[iniqui, l'iM vindiceaMjuo.slulle, Palronumexpe-
|tis?
.\ec latel, infensi possil quid nuuiinis ira,
Ijuam melual. onmi ipiisiiuis el culpa
Ivacat.
Ton espérance esl criminelle.
Et tu périras avei' elle.
Dieu l'offre ses Irésors.et. pour les acquérir.
Suis le chemin que lu dois suivre :
llepens-tol ; commence à bien vivre.
Pour commencer à bien mourir.
S|ies uiiile slulla lua esl, met illa; una
ipse [lerilus.
l'olire donis, Cadllnm oblalis nuinu.
Keclum ineas calleni ; resi|iiscc, ac vivere
[disce,
Sinuilque disces, qna licel. faustum
Vous qui n'allez jamaisqu'nii li' plaisir viius
|iurne.
Oui ponrsauver voire àmeavez lanl balaui'c'.
Songez tous à la morl. doni l'henre est incer-
[laine :
El tous, pour éviter votre perle proidiaine.
Par l'avenir réparez le passé'. —
nu'is Irahil ad iiulum. vos o. maie suada (voluplas,
Ijuas laïudiu lihravil ancipiles sains,
Sil mnrs auleoculos. elailes neu vos prc- |mat instans;
l.apsi cl ini'ilela sil f.ilnri lemporis.
De celle fin dépend mon salul et le véilre ; Ibii'iel, par ce moyen, arrêtons le courroux. I.e len\ps presse; un jour juge l'an Ire. Elle dernier les juge Ions. —
IIicfinis;suspensasalusdepeudel abillo.
.Nidiis iuiquumliacarteplacemus Polura.
Pernix liora volai; Inci esl lux altéra
Ijndex :
.lusto suprema calcido cunclas uolat.
Arnica ii>mulalione utcuinque iis?pqiii
Tcudclial. Vatispr;pslanlissimisiimil(jue
... observai! lissimus. malus Theologiis,
Ipi-jor
Pocla, Joliannes Perigaud e Socielalc
|Jesu. —
(C/ieiriicniw, I. pp. 112-117.)