‹ Urbain ChevreauChapitre 35 sur 371 · T. IV, p · texte numérisé non relu

T. IV, p

.1. (iiriesiiiiniliinre ilr Mailiinie... 10 novembre 1716. éilition Bnmol. t. I, p. 278. lioiii-ilelcil avait été précepteur ilu grand Condé avant d'être son niédccLn (V. Guy Pnlin, I. II. p. "y). Il revint de Suède en lt).>.3 ( V. Walckenaer, Mciiiairiv sur In marquise de Seriyne. .V partie, notes et éelaireisr^eiuents. p. i.iU). 11 n'était ilonc pas auprès de tlliristiue eu même Irmps que Clievreau. D'ailleurs il ne faul pas oublier, nous le n-|)i'liins, (|ue. malgré son mariage, i;iisalielli-i;iiarlolle resta allemande de cœur et accueillit loujiinrs les bruils les plus désavantageux et les plus vulgaires sur les Français. Il faut doue lire ses Lciircs avec défiance, malgré les détails curieux qu'elles reuferment.

4. Currespi/iitlanrv île Mutlanic (\. Saiute-Bcuve, Causeries ilu Lundi, t. I.X, p. 47).

catliolifiue et l'avait convertie : elle restiniail trop pour en dire du mal.

Arckenhollz ne garde pas la même réserve. S'il ne cite pas Chevreau , dans sa préface ', parmi ceux qui d'abord comlilérent d'éloges la reine Christine et, plus tard, l'accablèrent d'injures, quand eurent cessé ses générosités, il le prend deux fois à partie dans le corps de son ouvrags. La première fois % il lui reproche de man(juer de vérité. Voici le passage visé et la réponse à y faire.

« Quand les .\nglais cLirent fait coui)er la tète au roi Charles, écrit Chevreau ', la reine Christine fut informée de cette action extraordinaire par des lettres et, les ayantlues, dit publi(iucmcnt : Les .Vnglais ont fait trancher la totc à leur roi, ipii n'en faisait rien et ils ont bien fait. Cette reine le dit dans un temps où elle négligeait toutes les affaires, où elle avait perdu l'amour de ses peuples par ses libéralités mal ménagées, où les prêtres n'épargnaient dans leurs sermons ni son irréligion ni son caractère ».

« 11 y a pourtant toute raison de douter, répond Arckenholtz, de ce que M. Chevreau impute ici à la reine. L'anachronisme est trop visible. On décolla Charles Stuart l'an 16i0, qui est l'époque où Christine était très appliquée, tant aux affaires de son royaume qu'à réliuic des HoUes- Lettres. Et comment accorder le dicton de Chevreau avec la réponse pleine d'indignation que Christine écrivit aussitôt après au fils de ce roi infortuné, où elle abhorre et désapprouve hautement cette action d'un parlement fanatique » ?

Pour nous, Arckenholtz ne démontre nullement l'inexactitude de Chevreau, mieux placé que lui pour connaître les occupations de la reine et l'on conçoit fort bien que celle-ci n'ait pas déclaré franchement au tils du décapité ce qu'elle pensait de l'cxéculion de son père. Si Chevreau n'était pas encore en Suède à cette époque (9 février l()i9), il a pu facilement le savoir par ceux qui étaient alors auprès de la reine.

La deuxième fois, .Vrckenholtz accuse Chevreau d'ingratitude. C'est à l'occasion de la lettre que ce dernier écrit à Chapelain, le '22 d'août 16;j4 et où il dit, entre antres choses, à propos de Christine ' «... il est à craindre qu'elle n'écoule jamais lu justice, cpii est la pieniière et la plus (''clalanle des verliis, (|ui en c-l incnic le fundcniiMil cl la règle.

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