liibliolliéiiiie tiniici'selle (ouvr. cité
3. (Vesl |)rolial)leinoiil J. B. Itoussoau. le poète lyrique, dramatique et satirique, né le 0 avril l(>70. à Paris, mort le 17 raai's 17il. à Bruxelles. Ses contemporains le surnommaiçnt « le prince de nos [loèlrs lyriipies » et lés ennemis des plrilosophes l'apptdaient le « grand ■•, mais uons ne l'eslimons plus guère que pour ses A'/^iV/fv/mme.f et ses l'aiilnlex.
i. C.'eM alors sans donle qu'il loncliail celle i irrosse pension delà cour». que lu flihliullii-iiiie jim-lit/tir {\:'>'i'.'i. t. III. liv. \l. p. 100. noie 1 1 lui allribue. Il n'avait pas encore ressenti les incommodilés de la vieillesse en Ili'.KJ. i iSO ans (^V. Ijt'uires inéifex, p. 144).
3'i L'HOMME
D'ailleurs, voici la descriplioii qu'il nous fail lui même, dons le Clietraeana' , de son logement et de sa bibliothèque.
(( Je ne m'ennuie point dans ma solitude, où j'ai une bibliothèque assez nombreuse pour un ermite et admirable pour le choix des livres. On y peut trouver généralement tous les Grecs et tous les Latins, de quelque profession qu'ils aient été : orateurs, poètes, sophistes, rhéteurs, jibilosophes, historiens, géographes, ciironologistes, les Pères de l'Eglise, les Théologiens et les Conciles. On y voit les antiquaires, les relations les plus curieuses, beaucoup d'Italiens, peu d'Espagnols, les auteurs modernes d'une réputation établie et le tout dans une fort grande propreté. J'y ai des tableaux, des estampes, un grand parterre tout rempli de fleurs, des arbres fruitiers et, dans un salon, des musiciens domestiques qui, par leur ramage, ne manquent jamais de me réveiller ou de me divertir dans mes repas. La maison est neuve et bien bâtie; l'air en est sain et, pour m'acquittcr de mou devoir, j'ai trois églises à côté de mes deux portes cochères. Mais elle est éloignée de Rochefort, oii M. lietjon. l'intendant, fait sa résidence' et, pour être tout à fait heureux, j'aurais besoin de sa compagnie. 11 aime les belleslettres et les counail ; il estime et distingue les honnêtes gens et il est lui-même un des plus honnêtes hommes du monde. 11 a une grande bibliothèque, un cabinet de médailles et de raretés, et, quand il n'aurait rien de ce que peut avoir un curieux de sa (|ualité, sa vertu seule [lour rait lui suflire.
\'irlu.s oiiuiia iii se lialici : niiuiia adsinil Imiia, i\\\f\\\ pciies e.sl \iiius. »
De fait, sa bibliothèque fut, pour Chevreau, son lieu de délices ; nulle part ailleurs il ne se plaisait autant ipi'avec ses livres. La nomen clalure qu'il en fournit nous donne d'ailleurs une sullisanlc idée de la multiplicité et de la variété de ses leclures, qui {•oni]ireuaient tous les genres, tous les pays et tous les temps.