‹ Urbain ChevreauChapitre 63 sur 371 · Acte II, scène V, v. 'Itia-GOl · texte numérisé non relu

Acte II, scène V, v. 'Itia-GOl

3. Acte V, scène II, v. 1395. Elle se contente do dire une première foi? (v. 1036) :

Mais sire permettez... ;

puis, une ileuxièmc (v. 1642):

IJuc voire majesté- consid»>re pourlaiil...

Son bras ferme otiidèle a sauvé sa pairie;

Un cliacun le regarde avec idùlalrie ;

Je luis dois mon salut et ',u ne perinels pas

Que pour moi son mérite ait de si doux appas ' !

C'est une véritable ricale, prête à tout oser - et dont la fureur amoureuse va jusqu'à imaginer la mort de Rodrigue pour tuer sa maîtresse. Lorsque, prise de repentir, Léonor refuse de continuera tromper Chimène, elle l'accable de reproches et se déclare décidée à poursuivre ses desseins '. C'est avec joie qu'elle accueille les protestations d'amour de Rodrigue. Elle ne craint pas de lui dire.

Le roi, les éléments, la longueur des aiiuées,

Les siècles à venir, toutes les destinées,

La cliute de l'Etat et la perle du jour

N'ont rien encore en eux i|ui change mon amour.

J'ai banni comme vous le respect et la crainle.

Et riionneur ne tient plus mon esprit en contrainte''.

Aussi, voyez comme sa colère est grande, quand elle s'aperçoit que Rodrigue s'est joué d'elle :

Ali ! les desseins pour moi sont trop pernicieux ! Ta cliiinèrc aujourd'hui doit périra mes yeux. Pour venger cet affront, je veux être cruelle Et rendre par sa mort ta douleur immortelle; L'immoler à ma honte et, dans cette rigueur, Lui percer la main et lui liier le cœur'*.

On dirait une furie et cependant, aussitôt après, elle cède sans le moindre emportement, ce qui ne laisse pas de paraître étrange et nuit à l'unité d'un caractère pourtant si vigoureusement tracé.

Doit Fernand, le roi de Caslille.' n'est guère plus actif ici que chez Corneille. Il ne sait que se lamenter sur la triste condition des rois, quand Arias vient lui annoncer la défaite des Espagnols, et faire des réflexions sentencieuses sur l'inanité de la vie et l'anéantissement qui suit la inorl :

Qu'à d'étranges malheurs la fortune me l'ange I Quej'éprouve aujourd'hui son caiirice et son change ! l'2t ijue les plus grands rois, comparés aux bergers, Eprouvent d'accidents et courent de dangers !

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