La pièce compte 1680 vers
3. On sait quelle était alors la vénalité des juges, qu'ont flétrie Racine et Molière dansicç Plaideurs (l('i68) et le .I/i.«i/i(//r«yje(l66fi) ; Furetière, dans son Itonian biiurf/eois (1666), cl. avant eux, Charles Sorel, dans son Francion (1G22) ; Rabelais, 'dans son Pantagruel (1333).
avocats sont des sols, ayant sans cesse à la bouche des termes de
(( Pratique ».
Ordonnances, édits, vérifications, Inventaires, défauts, renvois, productions, Requête, appointements, contredits et sentences. Appel, désertions, demandes et décences ; Grâces, rémissions, inscriptions en faux. Arrêts, transactions, griefs, lettres royaux '.
(Se. I, V. r,7-7-:.)
Ils sont, en outre, médisants et jamais satisfaits d'une femme.
Il faudrait qu'une lille eut la beauté d'un ange Et que l'esprit fût tel, que jamais un amant Ne l'ouït sans entrer dans un ravissement.
(Se. I, V. On-Oî.)
Elle n'en veut donc pas. Cependant, reconnaissant avec Isidore la jiuissance de la richesse, elle consent à se laisser aimer par Polydas. qu'Isidore s'offre, sous des habits de clerc, à bien disposer en sa faveur. Mais, pour réussir, il faut de l'argent : leur curateur Philémon en fournira (se. 1). Justement le voici. 11 leur reproche des dépenses excessives, mais leur donne cent francs. Tous se retirent et la scène reste vide (se. II).
.arrivent Polydas, l'amoureux d'Atalante, et Flaminie. sœur de Polydas. Celle-ci plaisante son frère au sujet de sa passion violente pour une étrangère qui peut, n'ayant pour lui aucune affection, le tromper plus tard. Il se moque des suites possibles et demande uniquement à voir l'objet de son amour, pour faire éclater l'ardeur de sa flamme. Sa sœur promet complaisammcnt de 1 aider (se. III).
Acte II. — Cependant Isidore, fidèle à la promesse faite à sa sœur, se présente devant Polydas en qualité de jeune clerc, sous le nom de Sicandre. Flaminie lui trouve la (( mine assez douce », le juge sans malice, mais instruit et il déclare, en effet, qu'il sait distinguer,
en quatre traits de plume.
Les statuts des arrêts, la loi de la coutume.
(Se. I, V. 329-3301.
Sa suffisance déplaît un peu à Polydas qui veut le congédier. .l'airui' riuimililé par-dosus t<mle chose,
(Se. I, V. TA}.