‹ Urbain ChevreauChapitre 73 sur 371 · Ce sont loirs des termes dn l'alais · texte numérisé non relu

Ce sont loirs des termes dn l'alais

PIECES DE THEATRE tÔ

dit-il. Mais, apprenant (ju'Atalante répondra de sa fidélité, il court chez elle, après avoir consulté sa sœur et emmène avec lui son nouveau clerc. Flaminie sort aussitôt, se promettant de rire aussi,

Si le clerc est d'Iiumeui' à liien faire rainonr.

(Se. I, V. 395).

.\près cette i^outade triviale, étrang'e chez Chevreau, mais explicable par la nature de lœuvre et la jeunesse de l'auteur, qui fut très relâchée de son propre aveu', la scène reste vide (se. I). Elle est tout de suite occupée par Mainalte, le frère d'Atalanle et d'Isidore, qui revient de la guerre, où il s'est illustré, prétend-il, par des exploits extraordinaires, •sans réussira chasser l'importune pauvreté, qui partout l'a suivi (se. H). En vain compte t-il sur le petit bien qu'il avait laissé en partant; Philémon lui fait savoir qu'il n'en reste plus rien : ses sœurs et lui ont tout dépensé. Mainalte ne peut l'admettre et, indilTérent à la nouvelle que ses sœurs tentent tout pour avoir un amant, il s'écrie :

Je veux un eomplc d'or et non pas de ma sœur.

(Se. III, V. 484.)

II accompagne Philémon et le théâtre reste encore vide (se. III).

.\talante paraît, accompagné de Sicandre et de Polydas. Elle recommande le jeune homme, dont elle reconnaît la présomption et les manières efféminées, mais dont elle garantit l'honnêteté. Polydas, l'accepte dès lors- et lui donne toute liberté, en le félicitant d'avoir conquis l'amitié d'Atalante, pour qui il brûle et à qui Sicandre lui conseille d'offrir respectueusement son amour. Il trouve le conseil bon et. pour être plus sûr de réussir, sollicite l'appui de son nouveau clerc (se. IV).

Quand Polj'das et Sicandre sont partis, viennent Tharzinte et Caillante, deux amis, éperdument amoureux de la même personne, d'Isidore, la sœur d'.\talantc. Aucun d'eux ne veut céder à l'autre l'objet de son amour. Il leur faudra se battre pour décider lequel devra se retirer. Caillante s'y résigne enfin à cause de l'amitié qui les unit (se. V).

AclelII. — .An début de cet acte, Polydas, dans son cabinettle travail, lit, devant sa table, les vers qu'il vient de composer pour ,\talanteet

Page 1