‹ Urbain ChevreauChapitre 99 sur 371 · Lettre XXXIU. pp · texte numérisé non relu

Lettre XXXIU. pp

■j. Lettre XXXIV, pp. 177-18j. Elle est envoyée pour M. le C(iimte) de tsi F(orce) à M. le baron de Sainte F(oye).

mieux en rapport avec son « humeur inquiète », que la vie calme et sédentaire du religieux. Peut-être aussi faut-il attribuer aux écarts de son existence dissipée d'abord, puisa sa retraite momentanée dans un cloître, le temps qu'il a mis à se faire recevoir bachelier et licencié endroit. Nous avons déjà formulé cette hj'pothèse dans la biographie.

Mais si Chevreau déplorait les fredaines de son jeune âg-e, il n'aimait pas qu'un autre s'avisât de lui faire la morale, surtout quand cet autre n'avait que vingt ans et ne menait pas une conduite exemplaire. Aussi relève-t-il vertement M. de Mortag.ne', son censeur, tout en reconnaissant qu'il n'a pas lui-même « de grandes dispositions à la chasteté. »

Il ne trouve même pas que l'envie d'échapper aux déportements soit une raison pour se marier et, s'il ne veut pas détourner du mariage, ce mal nécessaire mais fâcheux, M. des Groyes -, c'est à la condition que celui ci l'aime toujours et procrée des enfants semblables à leur père.

Il engage M. LE B.\R0.\ DE Malines ', à ne pas oublier égalenient, dans les plaisirs du mariage, le soin de sa santé et l'amitié qu'il lui a jurée.

C'est encore le soin de sa vie qu'il prêche à M. de la Noue Saint- Marsolle', aide de camp en Italie, tandis qu'il reproche à M. Dalbert'' avocat au Parlement, de s'être laissé duper par un escroc; à M. de Rochefort', de soutenir un de ses parents qui, devant à Chevreau ■' quelque chose de plus que la vie », se contente de le plaindre, sans lui venir en aide, et à .M. Martial, « ingénieur pour le roi dans le Canada" », de préférer à sa patrie un pays de Barbares.

Ses convictions religieuses lui interdisant le duel et lui prescrivant la charité, il prie M. de Sainte-Marthe " d'apaiser le Fanfaron qui le menaçait. C'est peut-être de ce même homme qu'il supplie M. de X***'^ de se garder ; car il est querelleur et effronté, quoique lâche et se piquant de gravité. Chevreau lui en veut tellement, qu'il emploie à son sujet le

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