‹ Urbain de HercéChapitre 12 sur 196 · LES FRÈRES ET SOEURS D URBAIN O · texte numérisé non relu

LES FRÈRES ET SOEURS D URBAIN O

comte Armand de Hercé, par son fils Henri et son petit-fils Urbain-Joseph.

2° Françoise-Charlotte, née le 19 juin 1723, fut élevée à l'Ecole royale de Saint-Cyr. Nous la retrouverons souvent mêlée à la vie et aux bonnes œuvres de son frère l'évêque de Dol.

3" Jeanne-Françoise, née en août 1724, entra, à peine âgée de seize ans, chez les Dames hospitalières d'Ernée où elle mourut professe à l'âge de vingt-six ans.

4° Urbain-René, né le 6 février 1726, le héros de cet ouvrage.

5'^ Marie-Joséphine, née en 1727, prit le voile, à l'âge de seize ans, chez les Dames hospitalières d'Ernée, où elle fut connue sous le nom de madame Sainte-Elisabeth. Elle devait mourir, en 1793, d'une maladie contractée en soignant les Vendéens.

6° René-Urbain, né en 1731, mort officier d'artillerie à Saint-Domingue, en 1760.

1° René-César, né en 1732, lieutenant de vaisseau, fut tué à bord du Zodiaque, au combat naval qui eut lieu, en 1758, à la côte du Coromandel.

8° François, né le 8 mai 1733, qui, en qualité de vicaire général, passa la plus grande partie de sa vie auprès de l'évêque de Dol.

9'^ Louis-Joachim, né en 1735, d'abord enseigne de vaisseau, entra, en 1755, au noviciat des Feuillants, et mourut en odeur de sainteté à Toulouse, à l'âge de 67 ans.

10*' Louise-Elisabeth, née en 1738, épousa, en 1767, Gilles Lefebvre d'Argencé des Provostières.

11'' Jean-Baptiste, né en 1740, devint archidiacre et vicaire général de Luçon, et mourut vers 1784.

12'' Jean-François, né en 1743, connu sous le nom de chevalier de Hercé, devint lieutenant de vaisseau et chevalier de Saint-Louis. Il épousa, en 1775, Jeanne du Boys

de la Basmeignée, dont il eut Jean-François, évoque de Nantes (1). Nous le retrouverons lui, sa femme et son fils,, au cours de cette histoire.

130 Julien-César, né en 1744, chanoine et vicaire général de Nantes, passa la Révolution en Espagne, puis en Portugal. Il mourut subitement en voyage, près de Châlons, en 1811.

Cette liste qui fait constater l'absence de six enfants, morts en très bas âge, et note d'autres disparitions qui eurent lieu du vivant même des parents, nous montre combien la vie de Jean de Hercé et de son épouse fut mélangée de joies et de chagrins. Si chaque année apportait une nouvelle vie dans la famille, trop souvent, hélas ! la mort passait sa faux inexorable au milieu de cette abondante moisson.

Mais ce père et cette mère étaient d'héroïques chrétiens ; ils supportaient ces épreuves avec une entière soumission à la volonté de Dieu.

Quoique très jeune, madame de Hercé était une mère modèle, une femme de grand mérite et de grand courage. Malgré le nombre considérable de ses enfants, elle n'entendait pas qu'un autre, qu'un domestique, en prît soin. Elle-même, elle seule, les habillait et présidait à leurs prières. Les siennes étaient dites bien avant ; chaque matin, elle assistait à la première messe de la paroisse. Si sa figure portait un caractère de sévérité qui était nécessaire

(1) Jean-François, le llls, se maria en 1804 à Marie de la Haye de Bellegarde, el fut maire de Laval. A la mort de sa femme, il entra dans les ordres, devint curé de Laval, ^luis évoque de Nantes, en 1834. De son mariage il avait eu une lille, Lucie-Marie, laquelle se maria, en 182"), à M. William d'Ozouville, dont la descendance est actuellement représentée par les familles d'Ozouville, de Crochard-d'Ozouville et de Crozé-d'Ozouville. Lu Vie de Mgr Jean-François de Hercé, évêque de Nantes, a été écrite par M. l'abbé Maupoint, vicaire général de Rennes, en 18.".(i

Page 1