NAISSANCE ET ETUDES
Hercé, grâce à la haute influence du duc d'Aiguillon, le placement de ses nombreux enfants.
Mais arrivons à celui d'entre ceux-ci qui fut et qui restera la plus grande gloire de la famille de Hercé, à Urbain-René.
Urbain-René fut le cinquième enfant de Jean VIII de Hercé et de Françoise Tanquerel. il naquit à Mayenne, le 6 février 1726, et fut baptisé le lendemain dans l'église de Notre-Dame. Son parrain fut son oncle maternel, M" René Tanquerel de Grand-Breil, qui s'intitulait alors « avocat en parlement, juge civil et criminel de la baronnie d'Ambretères » ; et sa marraine, sa tante maternelle, dame Catherine Le Pannetier, veuve de feu Pierre Bourgeois, procureur royal de la maréchaussée de Mayenne (i). Il dut le nom d' « Urbain » à sa grand'mère maternelle, madame Marie-Urbaine Le Pannetier, et celui de « René » à son parrain.
Les premières études d'Urbain se Tirent au collège de Mayenne, alors administré par un ecclésiastique de grande valeur, l'abbé Chabrun. Comme le petit séminaire qui l'a remplacé et qui fournit au diocèse de Laval les membres les plus distingués de son clergé, le collège de Mayenne était très florissant et initiait aux premiers éléments des sciences, des hommes qui illustrèrent ce pays, tels que Urbain de Hercé et plus tard Jean-Louis de Cheverus, mort cardinal-archevêque de Bordeaux.
En même temps que l'intelligence du jeune Urbain se formait, sa piété, épanouie sous les caresses de sa sainte
(1) ÂRCH. MUNicip. DE Mayenne : 29'' reijistre des baptêmes, naissances et décès de la paroisse Notre-Dame de Mayenne f 7 février 17 26 y. V. Pièces justificatives, n° II. — Livre de famille.
iO URBAIN DE HERGÉ
mère, se développait et le poussait, dès l'âge de quatorze ans, à faire un premier pas vers le service de Dieu. Le 25 septembre 1740, Charles-Louis de Froullay de ïessé,. évéque du Mans, lui donna la tonsure, dans la grande chapelle de son palais épiscopal i).
Bientôt, Urbain partit pour Paris, afin de compléter ses études.
Le Livre de famille le fait entrer au collège de Sainte- Barbe (2), et, d'après un de ses contemporains, dans une circonstance importante, il aurait déclaré qu'il avait étudié pendant neuf ans en Sorbonne (3). Toujours est-il, que, en 1744, alors qu'Urbain de Hercé était âgé de dix-huit ans, on constate sa présence à Paris, au moment où il est pourvu de la chapellenie des ^ladres, desservie dans l'église de Notre-Dame de Mayenne (4). Sa famille étant peu fortunée, ce bénéfice aida Urbain à continuer ses études.
Le samedi des Quatre-Temps après les Gendres, le 9 mars 1748, le jeune clerc recevait le sous-diaconat des mains de Mgr de Froullay, dans la chapelle du palais épiscopal du Mans (5). Aussitôt, il retournait à Paris pour passer ses gradés en Sorbonne. Le 1.3 mai 1751, il était reçu bachelier en droit; le 20 juillet, licencié, et à la fin de cette même année, il rentrait dans sa famille avec les titres de licencié en théologie et de docteur en droit canonique et en
(1) Arcii. dki'.vrt. de la Sarthe, (i. :W0 : Reg. des Insinuations ecclés. du diocèse du Mans.
(2) On a dit qu'il était passé par le séminaire de Saint-Sulpice ; mais nous avons constaté que son nom ne se trouve pas dans les registres de cette maison. Seul, son frère Julien-César y est inscrit.
[3} C'est à Loménie de Brienne qu'il aurait fait cette déclaration: Vie ms. en espagnol.
(4j Note communiquée par l'ablii' Ani:ot, de Louverné, près Laval, archiviste distingué.
(."») Arch. dkp. de la Sarthe, (i. 'MKi : Heg. d'insinuat. ecclcs.