‹ Urbain de HercéChapitre 15 sur 196 · SES BÉNÉFICES ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

SES BÉNÉFICES ECCLÉSIASTIQUES

droit civil (1), ainsi qu'avec le caractère sacerdotal.

Le jeune prêtre avait vingt-cinq ans lorsqu'il se fixa à Mayenne. Dès 1744, il avait été pourvu, avons-nous dit, de la chapelle des Madrés, desservie dans l'église Notre- Dame de Mayenne, et fondée par la famille Madré dont descendait sa mère (2).

Plusieurs autres bénéfices étaient venus se joindre à celui-là (3).

Urbain était titulaire du prieuré de Saint-Nicolas-du- Grez, près Sillé-le-Guillaume, dont les obligations étaient de deux messes par semaine, et dont les revenus provenaient de la moitié des dîmes de Grez et d'une ferme, d'environ 1,000 livres (4).

La chapelle de Saint-Etienne du Gimetière-Dieu-de- Blèves, qu'il tenait de l'évoque du Mans, lequel en avait la présentation, obligeait Urbain à quatre messes par semaine et lui rapportait 500 livres de revenus (5:.

Il était aussi titulaire du prieuré de Saint-Barthélémide-l'Habit, dans la paroisse de Ghailland, près Ernée, dont il fit reconstruire la chapelle à ses frais (0).

Enfin Mgr de Froullay, évêque du Mans, le fit prieur commendataire de Saint-Saturnin-sur-Loire, dans le diocèse d'Angers (7).

(1) Notes communiqut'fs [»;ir l'abbi' Angoi; Aucn. kk l'kvkchk dk Nantes : Re(j. d'Inaiimat. ecclcs., 15 octobre 1759, où Urbain de Hercé est dit : « In n traque jure Doctor ». Dans un acte des mêmes registres, 8 août 1754, il est simplement dit licencié : « In utraque jure Hcentiatus >.. On pourrait donc se demander s'il ne fut reçu docteur qu'à une date postérieure à 1754.

(2) Argh. dép. de la Sarthk, G. 390 : Reç/. d'Insinuat., 29 juin 1764.

(3) Ibid. g. 395, 7-8 mai 1752.

(4) Arch. dki'. de la Sarthb: : Pouillc ins. du diocèse du Manx.

(5) Ibid.

(6i Note communiquée par l'abbé Angot, de Laval. (7) Cela ressort du Livre de famille, et d'actes de l'évèclié de Nantes oîi Urbain de Hercé est dit : « Prior commendatarius sancti Saturnini

URBAIN DE IIERCE

Mais ces bénéfices, dont il ne pouvait pas lui-même remplir toutes les charges, ne fournissaient pas d'aliments à son zèle d'apôtre ; il lui fallait un ministère actif, des âmes à diriger. Un moment, Urbain de Hercé crut obtenir la cure de Montena}^ dans le doyenné d'Ernée. Le contrat de permutation entre René Dubois, curé de Montenay, et Urbain, fut même dressé les 7 et 8 mai 1752 i) c'est-à-dire quelques mois après la rentrée de ce dernier à Mayenne. Le curé de Montenay, depuis longtemps malade, accepta de céder sa cure à Urbain de Hercé, à la condition que celui-ci lui ferait l'abandon du prieuré de Saint-Nicolasdu-Grez et de la chapelle de Elèves. Mais les revenus de ces deux bénéfices n'étant pas suffisants pour sa subsistance, le curé se réservait encore une rente viagère de 1,700 livres sur la paroisse de Montenay.

Quoique ce contrat ait été insinué, on ne voit pas qu'il ait été mis à exécution. C'est probablement que, à ce moment, l'évêque de Nantes, Pierre Mauclerc de la Muzanchère, jugeant que la haute valeur d'Urbain de Hercé méritait mieux qu'une petite cure de campagne, l'appela dans son diocèse. Ils étaient d'ailleurs parents. L'alliance entre les de Hercé et les Mauclerc de la Muzanchère remontait très loin, jusqu'au début du treizième siècle. A cette époque, Jeanne, fille du croisé Guillaume de Hercé, s'était mariée à Isaac Mauclerc de la Muzanchère. De ce mariage était née Marie-Anne de la Muzanchère, qui épousa son cousin germain Robert P*", troisième chef connu de la maison de Hercé. Les deux sangs étaient donc intimement mêlés.

Mgr de la Muzanchère ne tarda pas à voir se confirmer

ad Lii,'('riin. .. Akch. dk l'Evéchk de Namks ; Reg. d'Insinuat., 8 août •1752 et IG octobre 1759.

(1) Ahch. de la Sakthe, g. :i9"^ : lieu. tl'In^inual. du dioc. du Mans (7-8 mai 17o2^

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