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VISITES PASTORALES 4D

Dans toutes les collations de cure, il était ordonné au bénéficiaire, avant de remplir ses. fonctions, de faire une retraite de trois mois au séminaire, sous peine de suspense ipso facto (1).

On voit par là avec quel soin le pieux évêque veillait au bien spirituel des pasteurs et des troupeaux qui leur étaient confiés.

Où Mgr de Hercé manifestait le plus Tardeur de son zèle apostolique, c'était dans les visites qu'il faisait aux paroisses de son diocèse et dans les missions qu'il y présidait.

Ses visites pastorales commençaient après la retraite ecclésiastique. Il menait avec lui son frère, François de Hercé, vicaire général, son secrétaire et deux serviteurs.

Il fit ces visites à cheval, jusqu'au jour où un prince le dota d'un carrosse. Mais, pour sa santé, il préférait aller à pied, et il n'y manquait jamais lorsqu'il y avait peu de distance entre les paroisses qu'il visitait. Dans ce cas, les serviteurs prenaient les devants avec la voiture, et l'évéque et son frère cheminaient ensemble.

Avant d'administrer le sacrement de confirmation, Mgr de Hercé faisait examiner devant lui les personnes qui devaient le recevoir ; puis il leur adressait toujours quelques paroles appropriées à la circonstance et leur donnait pour la conduite de la vie ses conseils les plus pratiques.

(1) Voici, d'après le Registre du Secrétariat (Arch. de l'Hôtel de Hercéj, la formule que Ton trouve dans toutes ces collations : « Eà tamen lege ut antequam in dicta parochiâ... uUa pastoris mania obeas, in seminario nostro dolensi spiritualibus exercitiis, per très menses secedas, alio(juin sisipso facto maneasquc suspensus.»

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Selon ses ordres, lors de sa visite, le conseil de fabrique choisissait deux députés synodaux, avec lesquels l'évêque, à l'issue de la confirmation, se rendait à la sacristie. Ces députés étaient chargés de renseigner le prélat sur la conduite du recteur et des autres ecclésiastiques de la paroisse. C'était là, il faut Favouer, une enquête un peu délicate et qui pouvait donner lieu à bien des abus. Mais Mgr de Hercé, très fin et très habile, savait diriger cette enquête dans l'intérêt de la vérité et du bien de sa paroisse. Il ne faisait pas bon essayer de le tromper, de profiter de sa confiance pour se livrer à la calomnie.

Une fois, un de ces députés synodaux chargea à outrance son curé qui aA'ait refusé l'absolution à sa fille pour la première communion. L'évêque le laissa dire, puis le pressa de questions ; tout ce qu'alléguait ce malheureux contre son pasteur, dont il voulait se venger, était plutôt à l'honneur de celui-ci. « Je vois bien que tu es un mauvais sujet, lui dit sévèrement Mgr de Hercé. Pense à la mort ; elle est plus près de toi que tu supposes. »

Dans la semaine même, le calomniateur et sa femme mouraient (1).

Cet événement, qui rappelait la punition d'Ananie et de sa femme, produisit une très vive et salutaire impression. Il est à croire que, depuis lors, les députés synodaux ne calomnièrent plus leurs pasteurs .

Dans ses visites, l'évêque de Dol n'oubliait pas les pauvres ; il leur faisait distribuer d'abondantes aumônes. Lorsque le recteur, chez lequel il couchait, était peu fortuné ou embarrassé dans ses affaires, il lui remettait une certaine somme d'argent qui le dédommageait largement de ses frais.

(1) Vie ms. en espagnjl.

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